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ils portaient de riches offrandes, et qu'ils honoraient du culte le plus religieux!: Ce culte avait pour objet de révérer les nourrices de Jupiter, placées aux cieux dans les deux constellationis de la grande et de la petite ourse. - Elles sont communément connues sous le nom de grand et de petit chariot”. La grande s'appelle par excellence le chariot.C'est le nôm qu'elle portait déjà du temps d'Homère : Ce nom lui fut donné à cause de sa ressemblance *.

On lui donna le nom de septentrio major 5 ou des sept boufs de l'attelage du grand chariot. Car on appelait en langue rustique, chez les Latins, teriones , les boufs einployés au labourage ; et si l'on en croit Lolius et Varron, comme l'attelage est de sept, on en fit le mot septem-trio ou septentrio, nom qui est resté à l'ourse, et qui a été donné au pôle près duquel cette constellation est placée. De là aussi le nom du bouf d'Icare’ donné aux mêmes étoiles parce qu'Arcas ou le Bootès ; Arctophylás , le gardien de l'ourse qui les suit, porte entre autres noms celui d'Icare, père de la moissonneuse Erigone. D'autres ne donnaient le nom de boeufs qu'aux premières étoiles du timon, et faisaient des cinq autres le char*.

On l'appella aussi Hélice, et Elicéo, nom tiré de 1 Diod. Sic:; l. 4, c. 79, 80.22 Årat., v. 27. Philostr Icuň., p. 849. — 3 Hygin; 1. 2, c. 3. - 4 Aülug., l. 2, c. 21. = 5 Hyg. Fab. 199. – 6 Aulug. ibid. Varro, de Ling. Lat., l. , p. 84. Isidur., l. 3; č. 47. — 7 Properc. — 8 Hyg., l. 2, c. 3. 9 Hygin., Fab. 177. Hipp., c. 2. Gerin., c. 2. Arat., .37.

son mouvement élikéin, autour du pôle, autour duquel elle tourne et semble faire la roue '.

Les Egyptiens l'appelaient le chien de Typhon”.

On l'appelle aussi eptastrum, à cause de ses sept étoiles, qui servaient , dit Clément d'Alexandrie, aux usages de la navigation et de l'agriculture. . D'autres appelaient les ourses les mains de Rhéa“.

Cette constellation porte encore beaucoup d'autres noms, lesquels sont tous les épithètes ou des synonymes d'ourses et de char. Voici les principaux 5.

Plinthion, aganna, asion, cleitameré, itheim amana, cnopeus, arctos leimonias, loëssa, omphaloëssa, satina. Chez les Phrygiens, ciclê. Chez les Macédoniens, cynoupis", themisto, callisto ® megisto', ursa, erymanthis o, mònalia t, virgo tegea "?, cretece . nymphce, nutrices Jovis, elix et arcturus 15, lycaonia virgo, elicópis, Diano comes amata à Jove. . .

Les Latins la nomment ursa scptemtrio.
Les Grecs, arctos, amaxa, megalê arctos 14.
Les Iroquois okouari 15.

Les Phéniciens, dubbe et dubbe el-chabar 15, duqalechber.

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Les Hébreux et les Arabes, agalha, chariot; dubachber, la grande ourse; dubolachbaro , dubon.

Les Perses, haphtúreng-mihin , les sept grandes étoiles.

Les Turcs , yidigher yilduz, les sept étoiles par excellence.

Les Indiens, la mer d'or". La sphère des Hébreux' y place un sanglier. C'est le fameux sanglier d'Erymanthe.

On distingue plusieurs parties dans cette constellation. Parmi les deux étoiles boréales du pied gauche qui precedent", est alphicra-al-thalita. Celle du dos de l'ourse sur le quadrilatère se nomme duhr al-dub al-acher, feretrum, le cercueil. Celle qui est près du ventre, merák-al dub al-acher. Celle qui tient à la queue, et qui est dans le quadrilatère,' se nomme megrez al-dub al-acher. Celle de la cuisse droite postérieure s'appelle, phacd al-dub alachber. La précédente des deux qui sont au pied gauche postérieur se nomme alphikra al-thậma. La précédente des trois qui sont à la queue, ou qui tient à la naissance de la queue, s'appelle algiaum. Celle du milieu , alinák. La troisième, alkaíd. Ce sont les trois filles du cercueil. Hors de la figure, vers le midi, sous la queue, on trouve cab alasad.

Celle du timon s'appelle alioth"; c'est la première des trois après la naissance de la queue. On

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nomme mirach, micar et mizra celle des flancs '.

Les filles du cercueil se nomment, chez les Árabes, benát al-nash al-cubra. Les Arabes appellent aussi quatre étoiles du corps de l'ourse, nash laazar, le cercueil de Lazare; et les trois de la queue, mariam , martham et ancillamo.. .

On compte dans cette constellation vingt-sept étoiles 4, dont la douzième et la treizième se nomment alphikra althâlita, vertèbre. Au lieu de phicra on lit ailleurs nekrú. .'

La sixième étoile est duhr al-dub al-uchber; le dos de la grande ourse. La dix-septième est inerák al-dub phacd, la cuisse. Ces quatre comprennent al-nash al-cubra , le grand cercueil. Les étoiles vingt et vingt-une forment la vertèbre, al-nash al-cubra. Ces étoiles vingt et vingt-une sè nomment alphikra al-thânija, la seconde vertèbre ; la vingt-troisième et la vingt-quatrième, alphikra ál-ula. Les trois étoiles de la queue sont albenát , les filles. Celle de la naissance de la queue est alhaun , algiqun; autrement al' haur ou alhawer, le blane de l'æil et le peuplier blanc. Quelques-uns la nomment alya , la queue. La seconde est alinák et alanak, là chèvre. On lui en joint une petite apa pelée, suha, saidak. La troisième est alkaid, le gouverneur ou le guide. .

Près de la grande ourse et des pieds de la petite, sont de très-petites étoiles appelées duphra al ghizlân ; les ongles des chevreaux. '

1 Stoffler; p. 104. - 2 Scalig., p. 429. – 3. Hyd., p. 11-13. - 4 Hyd. ibid. : i .. .

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On appelle benenaim, dit Riccioli', bennenatz et beneth nasch , la dernière étoile de la queue de l'ourse; ellamath , elekeid.

L'étoile voisine de la seconde du timon ? est cette pléiade qu'on prétend s'être séparée de ses soeurs pour aller se placer là où elle prend le nom du renard.

Celle qui suit le milieu de la queue se nomme dans Bayer, alcor, eques 5.

Les deux ourses sont renfermées dans le cercle arctique; elles sont opposées l'une à l'autre, et renversées de manière que leurs têtes touchent leurs queues respectivenient

Columelle - fixe au 7 des ides de février le coucher de l'ourse, accompagné du vent favonius, qui commence alors à souffler.

Le calendrier des fastes marque son coucher héliaque au 7 des ides de juino; alors se célébraient les jeux du cirque.

Servius, dans son commentaire sur ce vers’ de Virgile, quem Venus antè alios , etc., nous dit que Vénus a son étoile ou sa planète aux cieux, appelée au levant Lucifer, et au couchant Vesper; qu'elle en a encore deux autres, l'une au signe du taureau son domicile, et l'autre au nord ou dans les • étoiles appelées septemtrio. Il est certain que Vénus

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