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droits établis par le tarif des douanes. applicable aux déclarations faites à la

Les Danois ne payeront point des douane, à partir du 7 courant. A partir droits plus élevés que ceux payés sur du inéme jour, l'introduction et le les mêmes marchandises ou produc- dépôt de tout article de lissu confec. tions par les sujets ou citoyens de tionné quelconque cesseront d'etre toute autre nation , d'après les stipu- permis dans les ports et les villes lations contenues dans l'art. 5 du pré- libres d'Ancône et de Civiia-Vecchia, sent iraité, et conformément aux prin- sous peine de confiscation immédiale. cipes établis dans ledit article. La mèine disposition sera, à l'avenir,

ART. 17. Le présent trailé demeu- applicable à la ville de Sinigaglia rera en vigueur pendant le terme de pendant la foire. dix années à partir du jour de l'échange des ratifications, et ensuite TABLEAU. Droits d'importation. pendant douze mois encore après que l'une des hautes parties contractantes 1° Draps de toule espèce, par 100 aura fait connaitre à l'autre son in- livres romaines, net, 25 scudi. (AnLeulion d'en faire cesser les effets; ciennement 60 scudi.

Réduction, chacune des hautes parties contrac- 583, p. 100.2 tantes se réservant le droit de faire

20° Tissus de laine communs, pas de une pareille déclaration à la fin dudit changement. terme de dix ans, ou à toute autre 3° Tissus de soie pure, par 100 livres époque subsequente.

romaines, net, 100 scudi. (Pas de Art. 18. Le présent traité sera ra- changement.) lifié , et les ratifications en seront 4° Tissus mélangés de soie, etc., par échangées à Naples dans les trois 100 livres romaines, hel, 30 scudi. mois à partir du jour de la signature, (Anciennement 100 scudi.-Réduction ou plus tôt, si faire se peut.

50 p. 100.) En foi de quoi les plénipotentiaires 50 Tissus de coton , par 100 livres respectifs oni signé le présent traité romaines, net, 8 scudi. (Ancienneet y ont apposé leurs sceaux. ment 12 scudi. - Réduction , 23 lg

Fait en double expédition à Naples, p. 100.) le 13 janvier 1846.

6° Sucre brut et raffiné, par 100 Giustino FORTUNATO.

livres romaines, net, 1 scudi 80 baj. Prince DB COMITINI.

(Anciennement 3 scudi. — Réduction,

40 p. 100.) Antonio SPINELLI.

7° Café, par 100 livres romaines , Comte MOLTKE HviTFELDT. 2 scudi 40 baj. (Anciennement 3 scudi.

- Réduction, 13 p. 100.)

Droits d'exportation.
ÉTATS DE L'ÉGLISE.

jo Soie brute, blanche ou jaune, ORDONNANCe qui introduit des mo- par 1,000 grosses, 60 baj. (Droit an

difications au tarif des douanes cien doublé.) des Etats de l'Eglise.

20 Tarıre brut, par 100 livres, 50

baj. Sa Sainteté, désirant réformer, dans

Monte-Citorio, le 2 juillet 1846. l'intérêt public, divers articles du tarif actuel des douanes, nous a or

Giacomo ANTONELII, trésor. gen. donné de confirmer les primes géné

Angelo M. VANNINI, cominiss. gén. reuses établies en faveur des manu- Filippo APOLLINI, secrét. et chanc. factures de tissus de laine de ses Etats, par les décrets des 21 août 1835 et 11 avril 1812; et en même temps nous Proclamation d'amnistie. a autorisés, de vive voix, à publier les résolutions suivantes :

Pie IX à ses très-fidèles sujets , Les droits d'importation et d'exportation sur les articles énumérés dans Dans ces jours où noire cour était le tableau ci-dessous, sont réduits au ému de voir la joie publique s'associer taux y indiqué. Cette inodification sera à notre exaltation au pontificat, nous ne pouvions nous défendre d'un sen- 59 Ne sont pas compris dans les timent de douleur en pensant qu'un dispositions des précédents articles : certain nombre de familles ne pou: le petit nombre d'ecclesiastiques, d'ofvaient participer à la joie commune, ficiers militaires et d'employés du parce qu'elles portaient la peine de gouvernement qui sont déjà condamquelques offenses faites par l'un de nés, ou en fuiie, ou en procès pour leurs fils à la société et aux droits déliis politiques. sacrés du prinice légitime.

A l'égard de ceux-ci, nous nous Nous voulons, aujourd'hui, jeler un réservons notre détermination après regard de compassion sur celle jeu- avoir pris connaissance de leur posinesse inexpérimentée qui a été en- tion particulière. trainée, par de trompeus' s espérancis,

6° Sont également exceptés de la au milieu des discordes politiques où présente grace les crimes et delits elle a été plutôt séduite que séductrice. Ordinaires dont la connaissance est C'est pour cela que nous voulons étant renvoyée aux tribunaux. dre la main et oftrir la paix du caur å Nous voulons avoir confiance que ces enfants égarés qui vo:dront nous ceux qui useront de ootre clémence montrer un repentir sincère.

mauront respecier dans tous les temps Maintenant que votre bon peuple leurs devoirs et l ur honneur. Nous nous a fait voir son affection et sa espérons encort que leurs esprits, constante vénération pour le saint- adoucis par notre pardoir, déposeront siège et notre perso ne, nous sommes leurs baines civiles , qui toujours soni persuadé que nous pouvons pardo, l'occasion et l'eff i des passions poliner sins danger. Nous prescrivons tiques, afin de resserrer les liens de donc et ordonnons que le premier paix dont Dieu a voulu que tous les fils jour de notre pontificat soji solennisé d'un même pére fussent unis; mais, si par l'acte suivant de grace souve- notre espérance se 'rouvait trompée, raine :

ce seraii avec une bien amere douleur 1° 11 est fait, à tous nos sujets qui se que nous nous rappellerions que, si trouvent actuelleinent en lieu de pu- la clémence est l'attribut le plus dour nition pour délits politiques, remise de la souveraineté, la justice en est le de leur peine, pourvu qu'ils fassent, premier devoir. par écrit, une déclaration solennelle, Donné à Rome, à Sainte-Marie-Masur leur bonneur, de ne vouloir, en jeure, le 16 de juillet 1846. aucune manière ni en aucun temps,

PIUS PP. IX. abuser de cette grâce, et de remplir à l'avenir tous les devoirs de bons et de fidèles sujets. 20 Ceux de nos sujets qui sont en

CIRCULAIRE (ures de par le secrépays étrangers pour délits politiques

taire d'Etat cardinal Gizzi an: pourront profiter de la présente réso

gouverneurs des provinces des jution en faisant, dans le délai d'une

Elals romuins, relativement à annép, connaitre à nos nonces aposto

la formation d'une école pour liques ou aux autres represel3nls du

les jeunes gens pauvres. $.101-siége leur désir de profilei de cel acie de Nile clémenice.

Illustrissime et révérendissime sei3° Nous absolvons également ceux gheur, qui, pour avoir pris pari à quelques Les délits , et surtout les rises et inachinations contre l'Etat, se trou- les vols qui depuis quelque temps se vent surveillés politiquement ou dé- renouvelient beaucoup trop frequemclarés incapables d'offices inunicipaúx. menil dans certaines provinces de

4" Nous voulons que toutes les pro- l'Etat poutifical, rngagent le gouvercédures criminelles pour délits polini- neinent, non-seulement à prendre les ques, qui n'ont pas encore reçu un mesures de répression nécessaires jugement detiii'if, soient à l'instant pour le besoin du morrent, mais ensupprimées, ei que les prévenus soient core à employer des moyens qui puislibrement renvoyés, à moins que quel- sent détruire les causes de ces delits qux-s-uns d'entre eux demandent la ou du moins en affaiblir ia pernicieuse continualiou du proces, afin de meure influence. leur innocence au grand jour.

L'une de ces causes esi , sans nul doule, l'oisivelé à laquelle s'abandonne individus qu'il s'agit de réunir dans une partie de la jeunesse ouvrière et l'établissement projeté, proportiondes campagnes; on doit donc recon Dellement au nombre de ceux que naitre la necessité de procurer à ce le chaque localité devra fournir. Il est jeunesse d'utiles occupations et surtout bien entendu que le gouvernement ne de veliler à la bonne éducation des manquera pas de contribuer, de son enfants, qui, livres à eux-mêmes, de- core, selon les ressources du trésor vraient faire craindre un avenir pire public. que le present.

Celle mesure, féconde en résultats Sa Sainteté, pénétrée de l'impor- uiiles sous les rapports religieux, molance de celle vérité, a ordonné de la raux el civils, est de preuve nouvelle rappeler à l'attention des chefs de de la sollicitude avec laquelle Sa Sain province, afin que, de concert avec les leté s'attache à procurer le bien ieri, Das isi ratures locales, ils relir- nt la positif et pratique we ses Etats Pi de jeunesse de l'oisiveté en l'appliquant à ses bien-aimés sujets. Vers ce bien se des travaux d'utilité publique, el que, dirigeront toujours les vues de Sa avec l'appui des ininistres zélés du Sainteté. Ce n'est ni en adopiant cersatıctuaire et des nobles et loyaux ci- taines theories, qui par leur nature Wyes, ils dounent lous leurs soins, Somit inapplicables à la situa ion et aux comine crla se fait du reste dé à en meurs des Etais de l'Eglise, ni en divers lieux, à répandre pariout l'édu. s'associant à certains lendawces dont calion civile ei religieuse dans la der- i est tout à fail éloigné, que le Saintnière classe du peuple.

Père croit pouvoir faire le bonheur Pour atteindre ce but si désiré, il de ses peuples. Ces théories et ces ienparaiirait opportun de réunir à Rome, dances sont condainuées par beaucoup dans un local approprié, un ceriaiii d'bomines sages, el compromettraient nombre de jeuues ges de cette classe, manitestement la tranquillité intédans le double de sein de leur faire rieure el extérieure dont iout gouverapprendre un méier de l'exercice nement a besoin s'il vient à assurer le duquel ils pussent retirer les choses bien-eire de ses sujets. nécessaires à la vie, el en même temps Le Saint-Père est persuadé que de les former au str'vice inililaire. Votre Seigneurie illustrissime, aniCelle mesure aurait deux grands avau- mée coinme elle l'est d'un véritable Lajes : 1° leur éloignement des lieux zèle priur le service public, s'eiforcera ils contracient de inauvaises habi- de corre poudre, avec son empresse. tudes de l'occasion prochame de ment ordinaire à cet ordre souverain; nuire à la socirié et à la tranquillité il compie pareillemenii sur l'active et des populations; 20 01 aurail un efficace coopéi alio. o.es évêques, des broyaii de bons soidats, el spécialement magistrais et des conseillers provine d'habiles soin-ofnciers capablas de ciaux. Quant à moi, j'espère en riceformer une arınée inssi Unte el suiti- voir bie stoi le résul at, et je suis dans sant aux besoins de l'b al.

les aliwenis d. la plus parfaite esPour donner à une si importare imme, etc. mes!: e foul le developpement une s- Rome, le 11 août 1846. saire, selon la situation particuliere

Cardinal Guzzi. des diverses lucantés, le Saint-Pe., dans sa souve:a:ue sagesse, a daigne disposer que Voire Seigneurie illustrissime aura soin d'examineris CIRCULAIRE adressée par la secrémoyens de la réainer el de presenter lairerie d'E'ut de Rome aux les projets sur le mode u'- xécution. légat, délégals el au res autoEt pour assurer le succes, Sa Saimleté riés des Etuis pontificand, pour desire qu', outre l'intervention de leur re oinmander de mellre un l'autorité épiscopale, specitement Terme nux manifestations de joie pour ce qui a rapport a l'education ues populations. religieuse et civil, on ait recours aux lurnières des magistrats mu...pux Les manifestations de satisfaction el du constii de la province , sullout qui o teu lieu jusqu'à aujourd'hui au pour indiquer les moyens de contri. sein des populationis des Etats pointitibution nécessaires à l'entretien des caux, pour celébrer l'exallation et les pape IX

actes du nouveau pape Pie IX, notre étre, mais moins digne et moins très-clément souverain, ont été de agréable pour lui que les bénédictions nature à faire connaitre combien est du pauvre. graude la joie dont tous ont été saisis Dans l'attente de votre réponse , je à son heureux avènement. La joie des renouvelle à Votre Seigneurie illuspeuples fait aussi celle du souverain trissime et révérendissime l'assurance et de son gouvernemen! ; l'auguste de ma considération distinguée. pontife n'a pu qu'en étre bien vive- Rome, le 8 octobre 1846. ment ému. Cependant son âme , tou

Cardinal Gizzi. jours disposée à préférer à sa gloire le véritable bonheur de ses sujets, voit quelque affliction se mêler à sa joie, Sanclissimi domini nostri Pii dien songeant que ces fêtes sont le produit de contributions volontaires, et il

vina Providentia ne peut souffrir qu'à on (ccasion ses

epistola encyclica ad omnes peuples soient grevés de dépenses,

patriarchas, primates, archieLe Saint-Pere voit en outre avec

piscopos et episcopos. douleur que des masses de popula- Pius PP. IX. Lions, s'abandonnant à cet enthousiasme, négligent les occupations do

Venerabiles fratres, salutem et apo mestiques dont elles retirent ce qui stolicam benedictionem. est nécessaire à leur subsistance, 'et Qui pluribus jam abhinc annis una son cæur paternel s'afflige double- vobiscum, venerabiles fratres, epiinent de cette seconde perte au détri- scopale munus plenum laboris, plement d'une partie de ses sujets. num sollicitudinis pro viribus obire,

Par ces motifs, Sa Sainitie veut que ac Dominici gregis partem curæ nosl'on mette un terme à ces demonstra

træ commissam pascere nitebamur tions dispendieuses, que chacun rc- in montibus Israel, in rivis et pacus bourne à l'exercice de sa profession uberrimis, ecce ob mortem clarissimi particulière et attende paisiblement prædecessoris nostri Gregorii XVI, les dispositions dont le gouvernement cujus cerle memoriam, atque illustria s'occupe pour le bien de l'Etat.

et gloriosa facta aureis notis inscripta Volie Seigneurie illustrissime et in Ecclesiæ fastis semper admirabitur révérendissime s'empressera de faire posteritas , præter omnem opinioconnaitre publiquement ces intentions nem cogiialionemque nostrain, arcano du Saint-Pére, et particulièrement divinæ Providentiæ consilio, ad Sumdans les occasions où l'on demande- mum Pontificatum , non sine maxima rait aux autorités municipales ou animi nostri perturbatione ac trepiautres la permission de celebrer de datione evecti fuimus. Etenim si semnouvelles feres, ou de mener de ville per grave admodum et periculosumn en ville de nombreux rassemblements apostolici ministerii onus merito est de peuple.

habituin atque habendum , bisce quiSi, en quelque lieu , des collectes dem difficillinis christianæ reipubliétaient déjà réalisées pour de sembla- cæ temporibus vel maxime formibles feles, et qu'on ne crut pas possi- dandum. Itaque infirmitatis nostræ ble de rendre à chacun des souscrip- probe conscii, et gravissima supremi leurs la quote-part qu'il aurait versée, apostolatus officia, in tanta præserces contributions pourront être fort lim rerum vicissitudine , consideranutilement employers pour la subsis- tes tristitiæ et lacrymis nos plane tratance du peuple pendant la saison didissemus, nisi omnem spem pone d'hiver, au inoyen de quelque travail remus in Deo salutari nostro, qui d'utilité publique.

nunquam derelinquit sperantes in eo, De ceite manière, Sa Sainteié en quique , ut potentiæ suæ virtutem éprouvera une double consolation, en ostendai, ad suam regevdam Eccle. reconnaissant d'une part l'obéissanice siam infirmiora identidem adhibet, de ses sujets à tous ses désirs , et en quo magis magisque omnes cognoscant voyanı de l'autre journer au secours Deum ipsum esse, qui Eeclesiam adde l'indigence ce qui avait été préparé mirabili sua providentia gubernal alpour faire honneur à son noin d'une que tuetur. Illa etiam consolatio nos autre manière, plus brillante peut- veheinenter sustentat, quod in animarum salute procuranda vos socios minis hostes , cæco quodam insanietis et adjutores habeamus, venerabiles impietaris iinpetu misere raptos, eo fratres , qui in sollicitudinis nostræ opinandi temeritate progredi, ut inpartem vocati, omni cura et studio audita prorsus audacia aperientes os ministerium vestrum implere, ac bo suum in blasphemias ad Deum (1) nun certamen certare contenditis. palam publiceque edocere non pruHinc ubi primum in sublimi hac Prin- bescant, commentilia esse , et homicipis Apostolorum cathedra, licet im- num inventa sacrosancia nostræ relinierentes, collocati in persona beati gionis mysteria , catholicæ Ecclesiæ Petri, gravissimum munus ab ipso docrinam humanæ societatis bono el æterno Pastorum Principe divinitus commodis adversari, ac vel ipsum tributum accepimus pascendi ac re- Christum et Deum ejurare non 'extigendi non solum agnos , universum mescant. Et quo facilius populis illuscilicet christianum populum, verum dant , atque incautos præsertim et etiam oves, boc esi Antistites, nibil imperitos decipiant, et in errores secerle nobis potius , nibil oplabilius cuin abripiant, sibi upis prosperitatis fuit , quam ut intimo caritatis affectu vias nolas esse comminiscuntur , sibivos omnes alloqueremur. Quamo- que pbilosophorum nomen arrogare brem vix dum ex more institutoque non dubitant, perinde quasi philosodecessorum postrorum in nostra La- phia, quæ lota in natura veritate teranensi basilica Summi Pontificatus investigapda versatur, ea respuere possessionem suscepimus, nulla inter- debeat , quæ supremus et clementisposita mora has ad vos literas da- simus ipse totius naturæ auctor Deus mus, ut eximiam vestram excitemus singuları beneficio et misericordia hopietatem, quo majore usque alacritate, minibus manifestare est dignalus, ut vigilantia, contentione custodientes veram ipsi felicitatem et salutem asvigilias noctis super gregem curæ ves- sequantur. Hinc præposiero sane et træ commissum, atque episcopali ro- fallacissimo argumentandi genere bore et constantia adversusteterrimum nunquam desinunt humanæ rationis huinani generis hostem dimicantes, ve- vim, el excellentiam appellare, exioljuli boni milites Christi Jesu, strenue lere contra sanctissimam Christi fiopponatis murum pro domo Israel. dem, atque audacissime blaterant,

Neminem vestrum latet, venera- eam humanæ refragari rationi. Quo biles fratres, hac vostra deploranda certe nibil dementius, nihil magis ætate acerrimum et formidolosissi- impium, nihil contra ipsam rationein mum contra caibolicam rem univer- inagis repugnans tingi, vel excogisam bellum ab iis hominibus conflari, tari potest. Et si enim fides sit supra qui nefaria inter se societate conjuncti, rationem, nulla tamen vera dissensio, sanam von sustinentes doctrinam, at- nullumque dissidium inter ipsas inveque a veritate auditum avertentes, niri unquam potest, cum ambæ ab omnigena opinionum portenta e te- uno eodemque immutabilis æternænebris eruere , eaque rotis viribus que veritatis fonte Deo Optimo Maxiexaggerare, atque in vulgus prodere mo oriantur, atque ita sibi mutuam el disseminare contendunt. Horresci- opem ferant , ut recta ratio fidei verimus quidem animo et acerbissimo do- tatem demonstret, tucatur , derenlore conficimur , cum omnia errorum dat; fides vero rationem ab omnibus monstra, et varias multiplicesque no- erroribus liberet , eamque divinarum cendi artes, insidias, machinationes, rerum cognitione mirifice illustret, mente recogitamus, quibus bi veri- confirmet atque perficiat. Neque mitatis et lucis osores, et peritissimi nori certe fallacia, venerabiles frafraudis artifices omne pietatis , justi- tres, isti divinæ revelationis inimici tiæ, honestatis studium in omnium humanum progressum summis laudianimis restinguere, mores corrum- bus efferenies, in catholicain religiopere, jura quæque divina et bumana nem temerario plane, ac sacrilego perturbare, caibolicam religionem, ausu illum inducere vellent, perinde civilemque societatem convellere, la- ac si ipsa religio non Dei , sed nomibefactare, immo, si fieri unquam nuni opus esset aut philosophicum aliposset, funditus evertere commoliun- quod inventum , quod humanis moiur. Noscitis enim, venerabiles fratres , bos infandissimos christiani no- (1) Apocalyp. XIII. 6.

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