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jourd'hui que nos troupes font la accorder au Mexique des équivalents guerre dans un pays étranger, l'état pour les concessions qu'il pourra nous de choses que je signale a nui d'une faire. Dans les circonstances actuelles, manière grave au service public. et attendu les autres questions com

Une bonne organisation de l'armée, pliquées qui devront être résolues par composée de réguliers et de volon- la voie des négociations avec le Mexitaires pendant la guerre contre le que, je crois indispensable que le Mexique, exigerait, à ce que l'on pouvoir exécutif ait à sa disposition penise, la nomination d'un officier gé- des fonds pour être avancés, si besoin néral qui prendrait le commandement est, au gouvernement du Mexique, de toutes nos troupes en campagne. immédiatement après la ratification

La guerre une fois terminée, les d'un trai!é. Il pourrait être désagréaservices de cet officier général ne ble au gouvernement mexicain d'avoir seraient plus utiles, et l'on pourrait à attendre, pour toucher une partie s'en passer au moment où l'on rédui- de la somme dont le payement pourrait l'armée à l'effectif déterminé pour rait étre stipulé par ce traité, que iedit le pied de paix.

trailé soit ratifié par notre sénat, et Je recommande donc l'adoption que les fonds nécessaires soient volės d'une loi ayant pour objet de nommer par le congrès. l'officier général en question pour la

La nécessité d'attendre le payement durée de la guerre seulement. de la somme pourrait faire échouer

Je recommande respectueusement les négociations. Au reste, il ne s'agit au congrès de prendre une prompte pas ici d'une dépense secrète : il sera décision sur les points soumis à ses rendu compte de l'emploi de ces fonds délibérations, attendu que les objets comine de toutes les autres dépenses. dont il s'agit se lient d'une manière ll existe déjà dans notre histoire deux essentielle à la poursuite active et précédents analogues sur lesquels j'apefficace de la guerre, et qu'il serait pelle votre attention ; ils ont eu lieu utile de profiter de la saison actuelle, sous l'administration de M. Jefferson. qui est favorable aux opérations mili- Le 20 février 1803, un acte fut adopté laires dans le pays ennemi.

qui mettait à la disposition du présiJames K. POLK. dent des Etats-Unis deux millions de

dollars, pour faire face à toutes les dépenses extraordinaires auxquelles

aurait pu donner lieu l'état de nos MESSAGB pour réclamer le vote de fonds nécessaires à la guerre gères, à la charge de rendre compte

rapports avec les puissances étrandu Mexique.

de leur emploi au congrès aussitôt Au sénat et à la chambre des repré- nature et dans les mêmes conditions de commerce avec toutes les puissances

que possible. Un acte de la même sentants.

a été adopté le 13 février 1806. J'appelle votre attention sur la con- Dans aucun de ces cas, l'argent ne venance qu'il y aurait de voter des fut tiré immédiatement du trésor, et fonds pour faire face aux dépenses j'espère qu'il en sera de même auqu'il peut etre nécessaire de faire, afin jourd'hui, quoiqu'il puisse être indisd'arriver à terminer toutes nos diffi- pensable de faire cette dépense. En cultés avec la république mexicaine. conséquence, je recommande l'adopDe même que, dans le principe, je dési- tion d'une loi en vertu de laquelle rais éviter la guerre actuelle avec le deux millions de dollars seront mis à Mexique, de même je désire mainte- la disposition du pouvoir exécutif pour nant y mettre fin par une paix juste l'objet indiqué; afin de prévenir toutes et honorable pour les deux pays. Il fausses interprétations, il est de inon est probable que le principal obstacle devoir de déclarer que, si je désire à vaincre pour arriver à cette fin dési- terminer le plus promplement possible rable sera le règlement des frontières la guerre exislante, cette guerre conentre les deux républiques, règlement tinuera à étre poussée avec la plus qui doit satisfaire les deux nations, et grande vigueur, jusqu'à ce qu'un étre tel que, dans la suite, ni l'une ni traité de paix soit signé par les parties l'autre ne le regrette. Dans le règle- et ratifié par la république mexicaine. ment de cette frontière, nous devous

James POLK.

étrangères. L'esprit, aussi bien que les MESSAGB annuel du président, babitudes du peuple américain , sont

adressé à la chambre des repré- favorables au maintien d'un accord si sentants, à l'ouverture de la désirable. Mais, en donnant une adhé2e session du 29e congrès. sion pleine et entière à cette sage

politique, j'ai dû aussi, et avec un égal Washington, 8 décembre 1846. soin, me préoccuper de sauvegarder

nos intérêts nationaux de touteatteinte, Concitoyens du sénat et de la cham- de tout sacrifice, et notre honneur bre des représentanis, au moment où national de tout reproche. Ce sont là vous allez reprendre vos travaux pour des intérêts qu'il fallait maintenir à le service du peuple, c'est pour moi tout prix, qui n'admettent ni délai, ni une occasion de vous féliciter de ce qu'à négligence, et doivent etre scrupuaucune époque, dans notre histoire, leusement et constamment gardés. les éléments de prospérité nationale Pour les conserver purs et intacts, il n'ont été aussi développés qu'aujour. est quelquefois impossible d'éviter une d'hui. Depuis votre dernière session, collision, un conflit, avec les puissances aucun fléau n'est venu s'abattre sur étrangères. Telle a été cependant la notre pays, et la santé publique a, fidélité aux lois de la justice qui a grâce à Dieu, continué de s'améliorer: guidé notre conduite dans nos relal'abondance est venue gratifer les tions extérieures, que, tout en urafatigues de l'agriculture, et le travail vaillant à accroitre rapidement notre dans toutes ses branches a recu une puissance et notre prospérité, nous digne récompense, tandis que l'édu- n'avons donné à aucune pation de cation, la science et les arts concou- justes causes de plaintes contre nous, raient aussi à accroitre rapidement les et, depuis trente ans, avons continue causes du bien-être social. Les progrès à jouir des bienfaits d'une paix féde notre pays dans sa carrière de conde. Jamais nous ne nous départigrandeur, non-seulement par la vaste rons volontairement d'une politique extension de nos limites territoriales aussi sainte aux yeux de l'bumanité, et l'accroissement rapide de notre et aussi salutaire dans ses effets sur population, mais aussi par l'augmen- notre système politique. La guerre tation de nos ressources , de notre qui existe entre nous et le Mexique puissance et du bien-etre du peuple, n'a été ni désirée ni provoquée par sont sans exemple dans l'histoire des les Etats-Unis. Au contraire, DOUS nations, comme la sagesse, la force et avons employé, pour l'éviter, tous les la bonié de nos libres institutions moyens compatibles avec l'honneur deviennent plus évidentes à mesure national. Après avoir enduré pendant qu'elles fonctionnent : chaque jour nombre d'années les torts constamvient encore ajouter aux motifs que ment ageravés et les injustices incesnous avions déjà d'etre satisfaits de santes du Mexique, nous nous sommes poire constitution, et donner un nou- vus, sans provocations, en butte à vel excitant à notre patriotisme.

l'injuste agression de cette puissance; Nous devons avant tout nous mon- contrairement aux stipulations solentrer sincèrement pénétrés d'une pieuse nelles des traités et à la justice reconreconnaissance envers le dispensateur nue par toutes les nations civilisées, de tous les biens, pour les bénédictions nous avons été forcés à la guerre sans nombre dont il a comblé notre Bien longtemps avant la marche de pays bien-aimé. C'est aussi un sujet de notre armée sur la rive gauche de haute satisfaction pour nous que de Rio Grande, nous avions de nombreux voir les relations des Etats-Unis avec et graves motifs de guerre contre le les autres puissances conserver, à une Mexique, et si les Etats-Unis en étaient seule exception près, le caractère le venus de plein gré à une pareille estréplus amical. Sincèrement attaché à la mité, nous n'aurions eu qu'à faire un politique de la paix , qui a été depuis appel au monde civilisé pour nous longtemps acceptée par votre gouver- justifier entièrement de notre initianementet a toujours guidé ses conseils, live. Cependant je crois ulile ici d'enj'ai fait tous mes efforts pour cultiver trer dans quelques détails sur les et entretenir des relations d'amitié et injures nombreuses que nous avons reçues du Mexique et sur les faits qui pages, on ne s'arrêtait pas pour si peu. ont amené la guerre.

Les gouvernements se succédèrent Cette énumération est d'autant plus rapidement au Mexique, sans qu'il y eût nécessaire que l'origine et le véritable de changements dans le système de décaractère de cette guerre ont été mal prédation. Le gouvernement des Etatsinterprétés. On a représenté cette Unis fit réclamations sur réclainations guerre comme injuste et inutile, en faveur de ses nationaux et de leurs comme constituant de notre part un intérêts lésés. Mais on ne répondit å acte d'agression contre un ennemi ces remontrances que par de nouveaux faible et outragé par nous. Ces vues outrages. Les promesses de réparaerronées ont été répandues non-seu- tions les plus solennelles faites par le lement chez nous, mais encore au Mexique furent ajournées ou éludées. Mexique et dans le monde entier. C'est Les archives du département d'Etat une source de joie et de fierté nalio- contiennent les preuves positives d'un nale que la grande masse du peuple grand nombre d'attentais contre les américain n'ait jeté aucun obstacle propriétés ou les personnes de nos dans les voies du gouvernement, pour concitoyens au Mexique et d'une foule l'empêcher de poursuivre la guerre d'insultes à notre pavillon. On eut avec succès , mais se soit montrée cependant le droit d'espérer voir un éminemment patriote et disposée à terme à toutes ces insultes, à tous ces ious les sacrifices pour venger l'hon- actes de spoliation, par suite du traité neur et asşurer les intérêts de notre de commerce et de navigation du pays. La promptitude, l'empresse- 5 avril 1831 , conclu entre les deux ment avec lequel nos volontaires sont républiques; mais cet espoir fut déçu; accourus sur les champs de bataille à nos concitoyens outragés, spoliés, vol'appel du pays prouve non-seulement tre pavillon insulté par le Mexique leur patriotisme, mais la conscience avant cette époque, continuèrent à qu'ils ont de la justice de notre cause. l'ètre depuis. En moins de sept années Les offenses que nous avons souffertes après la conclusion de ce iraité, nos du Mexique presque sans interruption griefs étaient devenus si insupportadepuis que cet Erat est devenu indé- bles, que, de l'avis du président Jackpendant, la patience avec laquelle son, il fallait y mettre un terme. Dans nous les avons supportées, sont sans son message au Congrès, en février exemple dans l'histoire des nations 1837, il les soumit à l'appréciation de civilisées modernes. C'est cette ma- ce corps, et déclara que «le temps gnanimité, que le gouvernement de écoulé depuis ces offenses, l'inutilisé Mexico a confondue avec la faiblesse, des demandes en réparation, et le caqui l'a encouragé à continuer ses in- ractère arbitraire de plusieurs de ces sultes ; et il y a lieu de croire que, si offenses contre les biens et la personne les actes agressifs qu'il s'est permis de nos concitoyens, contre nos ofâciers eussent été vigoureusement réprimés et notre pavillon, indépendamment des dės l'abord, la guerre actuelle eat pu récentes insultes du dernier ministre être évitée.

extraordinaire du Mexique, justitieLe Mexique avait à peine conquis raient aux yeux du monde une déclason indépendance, que nous fúmes ration de guerre immédiate. Mais mon les premiers à le reconnaitre, lorsque honorable prédéresseur ajoutait qu'il cetie république débula dans le sys- ne fallait recourir qu'à la dernière tème d'injustice et de spoliation qu'elle extrémité à ce moyen de coercition. n'a jamais abandonné depuis ; nos Toutefois, concluail-il, je vous encompatriotes, engagés dans un com- gage à passer un acie autorisant des merce licite, furent emprisonnés, représailles et l'emploi d's forces naleurs navires saisis, et notre pavillon, vales des Etats-Unis contre le Mexiinsulté dans les ports mexicains. que, pour les appuyer, dans le cas où Fallait-il de l'argent à l'administra- le Mexique n'accorderait pas une sation mexicaine, aussitôt on saisissait tisfactiol amicale. Les comités des sans rime ni raison, on confisquait deux chambres du Congrès appuyérent nos vaisseaux inarchands et leurs ces vues , et proposérent d'adresser cargaisons; et si, pour en venir là, il une nouvelle demande de réparation était nécessaire d'emprisonner les avant d'ouvrir les hostilités. Le comité armateurs, les capitaines , les équi- des affaires étrangères de la Chambre des représentants s'exprima de mémne; avoir été validées par les commissaires ainsi, à celle époque, il y avait una- américains ; mais l'arbitre refusa de nimisé davs le Congrés sur cette ques- se prononcer à l'égard de ces sommes, tion, et cependant, tel a été notre dé- déclarant que ses pouvoirs cessaient sir de maintenir la paix avec le Mexi- avec ceux de la commission; enfin, que, que les griefs dont on se plaignait une troisième calégorie de créances alors, non-seulement restérent sans s'élevant en totalité à 3,336,837 dollars réparation, mais encore furent aggra- 5 cents avaient été soumises à la comvés sans cesse. Peu après, un envoyé mission , qui n'eut pas le temps de spécial fut chargé de demander au les examiner avant de se séparer. Mexique une satisfaction définitive, Quant à la première somme de c'était le 20 juillet ; le 29, le gouver- 2,026,139 dollars 68 cenis, qui avait nement mexicain repoudail qu'il ne été dûment allouée aux réclamants, désirait pas retarder l'arrangement elle était devenue une dette liquide, final et équitable des différends entre reconnue, incontestable, du Mexique, les deux gouvernements, et que la qui était tenu de la payer aux termes république mexicaine se conformerait de la convention dont il a été parlé aux plus saines doctrines du droit in- plus haut. Pour cette somme, le Mexiternational. Ces assurances ne furent que demanda un délai que les Etatssuivies d'aucun effet : aussi le prési- Unis, dans un esprit de sympathie et dent Van Buren, dans son message de tolérance pour une république du 5 décembre 1837, reproduisait-il le seur, accordèrent encore, et une noulangage du président Jackson. De là velle convention fut conclue entre les de nouvelles négociations, toujours de deux Elais le 30 janvier 1843, e il nouvelles promesses du Mexique, mais fut stipulé que les intéréis seuls des dans le bir d'une temporisation in- sommes allouées par la commission définie; ces négociations dounerent nommée en vertu de la convention naissance à la convention du 11 avril précédente du 11 avril 1839, seraient 1839, pour le règlement des réclama- payés aux ayants droit le 30 avril tions adressées au Mexique par les 1813, et que le principal de ces somcitoyens des Etats-Unis. La commis - mes et les intérêts à courir depuis sion mixte créée par cette convention le 30 avril 1843, seraient payés dans pour décider du mérite des réclama- l'espace de cinq années et au moyen tions présentées, ne fut organisée de dividendes égaux de trois mois en qu'au mois d'aout 1810; et aux termes trois mois. Bien que ce nouvel arrande la convention, ses opérations de- cement fut intervenu à la demande vaient étre terminées dans un délai même du Mexique, et par égard pour de dix hui: mois. Les coinmissaires ses embarras financiers, les ayants mexicains perdirent quatre mois en droit n'ont encore reçu que les intédiscussions préliminaires sur des ex- réts échus le 30 avril 1813, et trois ceptions ou des fins de non-recevoir des vingt dividendes stipulés. Le qu'ils souleverent, el ce ne fut qu'en Mexique, malgré les engagements les décembre 1840 que la commission put plus 'solennels, a refusé tout autre commencer l'examen des réclamations payement, et les dividendes d'avril et de nos compatriotes à la charge du de juillet 1814 ont été soldés aux inMexique. Pour décider sur des affaires téressés par les Etats-Unis eux-mêmes, aussi nombreuses et aussi compli- qui, à l'heure qu'il est , n'ont pas enquées, il ne restait que quatorze mois, coré recouvre le montant de cette en février 1842. Le ierme fixé à l'exis- avance. Mais ce n'est pas encore tout; tence de la commission expira , et un par considération pour les intéresgrand nombre de réclamations n'a- sés dont les créances n'avaient pu vaient pu élre exaininées, faute de étre examinées par la comunission temps. Les créances qui furent recon- mixte instiluée par la convention de pues par la commission ou par l'ar- 1839, il fut expressément stipulé par bitre chargé de décider en cas de l'art. 6 de celle du 30 janvier 1843, partage entre les commissaires des qu'une nouvelle convention interdeux nations, inomaient à 2,026,139 viendrait pour régler toutes les rédollars 68 cents. D'autres créances clamations réciproques des deor pour 928,627 dollars 88 cents étaient pays, que celle commission u'avait en instance devant l'arbitre, après pu traucher.

C'est d'après cette clause qu’une offense pour le Mexique. Le Texas troisieme convention fut conclue et était indépendant, cela résulte clairesignée à Mexico le 20 novembre 1843, ment de l'historique de sa révolution. par les plénipotentiaires des deux goue Le Texas a conquis son indépendance vernements, dans le but de fixer et à la mémorable bataille de San-Jaliquider ces réclamations. En janvier cinio, et après celle bataille, Sania1814, cette convention fut ratifiée par Anua reconnut solennellement dans le sénat des Etats-Unis, qui se borna un traité conclu avec les autorités à y ajouter deux amendements, dont texiennes, en mai 1836, la pleine, le caractère rationnel était d'une entière et parfaite indépendance de évidence incontestable. Ces amende- la république du Texas. Depuis le jour ments ayant été soumis au gouverne- de la bataille de San-Jacinio, le Meximent de Mexico, il eut de nouveau re- que n'a jamais eu le pouvoir de recours aux moyens dilatoires, à la poli- conquérir le Texas. tique évasive qui a caractérisé toutes Libre au Mexique de considérer enses relations avec nous, et il n'a pas core à l'heure qu'il est le Texas comme même encore décidé s'il accédait ou une province rebelle; mais le monde non à ces amendements. Le Mexique entier est forceļd'etre d'un autre avis. a douc violé impérativement la foi des Depuis six ou sept ans, le pied d'un traités en refusant de mettre à exécu- ennemi n'a pas foulé le territoire du tion l'art. 6 de la convention de janvier Texas, la souveraineté de cet Etat a 1843.

été reconnue par les principales puisTel est le précis des griefs que nous sances, et il est ceriain que, même avons soufferls patiemment de la part depuis 1837, le Texas a porté tous les du Mexique pendant une longue suite signes caractéristiques d'un Etat ind'années. Loin de nous donner les jus- dépendant aussi bien que le Mexique tes satisfactions que nous lui deman- lui-même. Cette dernière république dions, celle république n'a fait qu'ag- n'a-t-elle pas été reconnue par les graver ses torts en ajoutant chaque jour Etats - Unis et par les autres puisquelque nouveau grief aux anciens, sances, bien longtemps avani que de manière à combler la mesure. l'Espagne, dont elle avait été colo

Pendant que, sous la garantie d'un nie, ait voulu la reconnaitre comme traité d'amitié, de commerce et de na- indépendante ? Le Mexique, aux yeux vigation, nos con riotes se livraient du monde , p'en était toutefois pas à un trafic parfaitement légal dans les moins indépendant, parce que l'Esports du Mexique , un grand nombre pagne prétendait le réduire à l'état de d'entre eux ont eu à souffrir les iné- colonie. Alors même que l'Espagne mes insultes que si nous eussions été eût persisté jusqu'à présent à soutenir en guerre ouverte avec cette républi- que le Mexique n'éiait qu'une de ses

Le traité n'a servi qu'à les attirer colonies révoitée contreelle, cette prédans les ports mexicains, afin qu'il tention n'eut pu changer un ioia à fût plus facile de les maltraiter et de l'existence indépendante du Mexique. les dépouiller : si ces actes eussent Eh bien, le Texas , au moment de son eu lieu en pleine mer, il y a long- annexion aux Etats-Unis , était, avec temps qu'ils auraient provoqué la le Mexique, dans les mêmes rapports guerre entre les deux nations. Long- que le Mexique lui-même avec l'Espatemps avant l'explosion des der. pagne, avec cette différence impor. nières hostilités, nous avions d'amples tante toutefois que le Mexique , avant motifs pour faire la guerre au Mexi- que l'annexion du Texas aux Etatsque, mais nous nous abstinmes en- Unis fût consommée, avait reconnu core d'en venir à cette extrémité jus- lui-même l'indépendance du Texas ; qu'au moment où le Mexique se fit il est vrai que, dans l'acte dressé pour l'agresseur en envahissant notre ter- celte reconnaissance, le Mexique inritoire les armes à la main et en ver- séra une condition qu'il n'avaii ni le sant le sang de nos compatriotes. droit ni le pouvoir d'imposer, à sa

Tels soni, je le répète, les griefs voir : que le Texas ne s'annexerait à audes Etats-Unis contre le Mexique , cune autre puissance ; mais cette resgriefs très-antérieurs à l'annexion du triction ne peut infirmer, en aucune Texas à l'Union américaine. Celle an- façon, le fait positif, formel, de la renexion ne constitue pas d'ailleurs une connaissance.

ques

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