Histoire des idées littéraires en France au XIXe siècle: et de leurs origines dans les siècles antérieurs, Volume 1

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E. Dentu, Libraire de la Société des Gens de Lettres, 1863 - 671 pages
 

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Page 411 - ... qu'elle favorise le génie, épure le goût, développe les passions vertueuses, donne de la vigueur à la pensée. offre des formes nobles à l'écrivain et des moules parfaits à l'artiste...
Page 86 - Ce qui fait d'ordinaire qu'on est si prévenu pour l'antiquité, c'est qu'on a du chagrin contre son siècle, et l'antiquité en profite. On met les anciens bien haut pour abaisser ses contemporains.
Page 410 - ... la religion chrétienne est la plus poétique, la plus humaine, la plus favorable à la liberté, aux arts et aux lettres, que le monde moderne lui doit tout, depuis l'agriculture jusqu'aux sciences abstraites, depuis les hospices pour les malheureux jusqu'aux temples bâtis par Michel-Ange et décorés par Raphaël.
Page 245 - Mais c'est surtout en fait de poésie que les commentateurs et les critiques ont prodigué leurs leçons. Ils ont laborieusement écrit des volumes sur quelques lignes que l'imagination des poètes a créées en se jouant. Ce sont des tyrans qui ont voulu asservir à leurs lois une nation libre, dont ils ne connaissent point le caractère; aussi ces prétendus législateurs n'ont fait souvent qu'embrouiller tout dans les états qu'ils ont voulu régler.
Page 37 - ... les exemplaires grecs et latins, puis me laisse toutes ces vieilles poésies françaises aux Jeux Floraux de Toulouse et au Puy de Rouen : comme rondeaux, ballades, virelais, chants royaux, chansons et autres telles épiceries, qui corrompent le goût de notre langue et ne servent sinon à porter témoignage de notre ignorance.
Page 164 - Béranger luimême semble avoir conscience de cette parenté de son génie avec le génie antique : En vain faut-il qu'on me traduise Homère ; Oui, je fus Grec ; Pythagore a raison. Sous Périclès j'eus Athènes pour mère.
Page 90 - LE SIÈCLE DE LOUIS LE GRAND , POEME. . La belle antiquité fut toujours vénérable , Mais je ne crus jamais qu'elle fût adorable. Je vois les anciens, sans plier les genoux ; Ils sont grands, il est vrai, mais hommes comme nous ; Et l'on peut comparer, sans craindre d'être injuste, Le siècle de Louis au beau siècle d'Auguste.
Page 178 - Joseph que nous avons touchées, de la naissance et de la fuite de Moïse , ne sont pas seulement propres à réveiller la curiosité des enfants; mais, en leur découvrant l'origine de la religion , elles en posent les fondements dans leur esprit.
Page 504 - La langue, en devenant plus décente, est devenue plus pauvre; et comme les grands ont abandonné au peuple l'exercice des arts, ils lui ont aussi abandonné les termes qui peignent leurs opérations. De là la nécessité d'employer des circonlocutions timides, d'avoir recours à la lenteur des périphrases ; enfin d'être long, de peur d'être bas...
Page 409 - II n'ya pas d'autre Dieu que Dieu, et Mahomet est son prophète. » Ne les contredisez pas ; agissez avec eux comme nous avons agi avec les juifs, avec les Italiens ; ayez des égards pour leurs muftis et leurs imans, comme vous en avez eu pour les rabbins et les évoques.

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