Essai sur l'histoire des Arabes avant l'islamisme: pendant l'époque de Mahomet, et jusqu'à la réduction de toutes les tribus sous la loi musulmane, Volume 2

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Page 622 - D'autres sont esclaves de leurs richesses; moi, grâce à Dieu, je dispose en maître de mon bien. « Je le consacre à racheter les captifs, à nourrir les voyageurs, à répandre des bienfaits autour de moi; et je n'imite point l'avare qui reproche le peu qu'il a donné.
Page 98 - Bélisaire leur fit voir que leur crainte était mal fondée , parce qu'on approchait du solstice d'été, temps auquel les Arabes païens devaient consacrer deux mois entiers aux pratiques de leur religion , sans faire aucun usage de leurs armes. Il promit à ces officiers de les congédier aussitôt que ce terme serait expiré *. Il s'agit évidemment ici de deux de ces mois nommés sacrés, et de l'époque du pèlerinage; on sait...
Page 541 - J'attends l'ennemi au défilé de la montagne, à cheval, appuyé sur ma lance ; il n'osera passer sur moi pour aller à vous. « Il se porta donc au lieu le plus étroit d'un défilé dans lequel le convoi était entré, et pour ne pas tomber de cheval, il ficha en terre la pointe de sa lance et resta appuyé sur la hampe tandis que les femmes s'avançaient en diligence vers le camp. Cependant l'ennemi n'osait point s'approcher de Rabia.
Page 514 - Mais les aventures d'Antar prennent rang dans un ordre de littérature plus élevé. On y trouve une peinture fidèle de la vie de ces Arabes du désert, dont les mœurs semblent n'avoir reçu du laps des temps presque aucune altération. Leur hospitalité, leurs vengeances, leurs amours, leur libéralité, leur ardeur pour le pillage, leur goût naturel pour la poésie , tout y est décrit avec vérité. Des récits en quelque sorte homériques des anciennes guerres des Arabes, des principaux faits...
Page 326 - Il est maigre et plein de feu. Lorsqu'il se livre à son ardeur, il fait entendre dans sa course un son pareil au bruit de l'eau qui bouillonne dans une chaudière. Après une longue carrière, il vole encore légèrement tandis que les meilleurs coursiers, épuisés de fatigue, laissent tomber pesamment leurs pieds et font lever la poussière même sur un terrain ferme et battu. Il renverse le jeune homme dont le poids est trop faible pour lui et fait flotter au gré des vents les vêtements du...
Page 550 - Jérôme ajoute : « Si c'est un bien de ne pas toucher une femme, c'est donc un mal de la toucher : car nulle chose n'est contraire au bien, si ce n'est le mal. » Quiconque se flatte de savoir discuter une question, sentira la frivolité de cet argument. Car, semblablement, c'est un bien de ne pas manger de viande et de ne pas boire de vin; mais il ne s'ensuit pas rigoureusement que ce soit un mal de manger de la viande et de boire du vin. Et ceux qui en ont absolument condamné l'usage ont été...
Page 192 - En récompense d'aussi érninents services, Gallien conféra à Odénat la dignité de général de tout l'Orient , et donna ordre de frapper des médailles sur lesquelles on représenterait Odénat menant attachés à son char des Persans vaincus. Ces honneurs ne satisfirent point l'ambition d'Odénat, exaltée par tant de succès. En a63 , il se revêtit de la pourpre impériale. Gallien, d'abord courroucé, finit par consentir à nommer Odénat auguste, et à partager l'empire avec lui. En a64»...
Page 324 - ... pressées. Ils forment des boucles qui se relèvent naturellement; les liens qui en réunissent quelques touffes disparaissent au milieu des nattes tressées ou flottantes. Sa taille est fine et ronde comme une courroie tordue, sa jambe a la couleur agréable du jonc né à l'ombre du palmier dont le pied est bien arrosé et dont les branches se courbent sous le poids des fruits.
Page 327 - Lorsqu'il est lancé, son dos est dur et uoi comme le marbre lisse sur lequel on écrase la coloquinte, ou qui sert à la nouvelle mariée pour broyer ses parfums. Le sang des animaux agiles qu'il a gagnés de vitesse, séché sur son encolure, ressemble à la teinture extraite du henné, qui déguise la blancheur d'une barbe soigneusement peignée. J'aperçois un troupeau de génisses sauvages; elles marchent comme les jeunes filles, vêtues de robes traînantes, qui tournent autour de l'image de...
Page 353 - On m'a isolé comme on isole le chameau attaqué d'une maladie contagieuse. (Mais si les miens me repoussent, les étrangers me recherchent.) Je me vois aimé du pauvre sans asile, et du riche qui habite sous des tentes somptueuses. Censeur qui blâmes ma passion pour les plaisirs et les. combats, as-tu le moyen de me rendre immortel? Si ta sagesse ne peut éloigner de moi l'instant fatal, laissemoi donc prodiguer tout pour jouir, avant que le trépas m'atteigne. Je ne m'inquiéterais pas, je le...

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