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f MASVERT, libraire, sur le Port, A Marseille, chez

l CAuom, libraire, place Royale;
A Aix , chez PONTIER, imprimeurrlibraire;
A Avîgnon, chez Gulciunn aîné, imprimeur-libraire;
A Toulon, chez FLEUnY, libraire;
A Draguîgnan, chez Fume, imprimeur-libraire;
A Brignoles, chez Dmron'r cadet, imprimeur-libraire;

A Grasse, chez Cmnnnm et chez Gmnugn, libraires;

A Digne, chez A. Gmcxunn, imprimeur-libraire.

DICTIONNAIRE

PROVENÇALÆBANÇAIS,

CONTENANT

GE'NE'EALEMENT TOUS LEs TERMES DEs DIFFÉRENTES BE'G‘IoNs
DE LA PRovENcE, LEs PLUS DIFFIcILEs A RENDRE EN FRANÇAIS,
TELS QUE CEUX DES PLANTES, mas OISEAUX, DE MARINE,
D’AGEICULTURE, mas ARTS ME'cAmQuEs; LES LOCUTIONS POPU-
LAIBES, &c., &c.

PRÉCÉDÉ D’UN

ABRÉGÉ DE GRAMMAIRE
PROVENÇALE-FRANÇAISE,

ET SUIVI

DE LA COLLECTION LA PLUS COMPLÈTE
D E S PR O_VE RBES PROVEN Ç AUX.

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M A R s E IL L E,
IMPRIMERIE DE MADAME Vc ROCHE , RUE DU PAVILLON, N” 20.

Octobre 1323.

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D’nprës la demande de la généralité de MM. les Souscripteur-3, I’Auteur de ce Dictionnaire s'occupe en ce moment du Dlcnomulmz

ruwçusppsovzsçn, qu'il mettra dans le commerce aussitôt qu’il sera terminé.

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L’Ouvnaer que nous avons l'honneur d’offrir au Public est d’une nécessité indispensable, depuis que la langue française est devenue d’un usage général dans toutes les provinces, non-seulement dans tous les actes publics, mais encore dans tous les genres d’affaires. Les habitans de la Provence, tout en s'effor. çant de suivre cette impulsion générale et nécessaire, ne peuvent

arvenir à se défaire des locutions qui leur sont familières, et i; langue française , dans leur bouche ou dans leurs écrits , sera toujours mêlée de provençalismes , tant qu’ils n'auront pas un bon Dictionnaire qui , en leur donnant les équivalens français , mettra sans cesse sous leurs yeux les fautes dans lesquelles ils sont involontairement entraînés par l’effet de l’habitude.

Si, d'un côté, par les motifs que nous venons de donner,le Public en général est intéressé à voir paraître le Dictionnaire que nous annonçons , de l’autre , les philologues en particulier ne peuvent que désirer la publication d’un ouvrage qui consacrera et conservera une langue dans laquelle on découvre les transitions du latin en français, et qui d’ailleurs occupe un rang distingué dans le monde littéraire par les écrits des Troubadours.

On ne connaissait que deux ouvrages de ce genre , savoir: le Dictionnaire du P. Pellar, minime d’Aix , imprimé en 1723 , et celui d'ÂcIzarËl de Marseille , en 1785. Le premier peut être consulté avec fr'iï". pour quelques mots provençaux qui ont disparu du langue‘ vulgaire, mais il ne saurait être d’un usage familier, parce que, depuis ‘un siècle, la langue française a éprouvé des changemens trop importants. Le second est beaucoup moins correct que celui de Pellas; et d’ailleurs ces deux auteurs n’ont puisé que dans le dialecte marseillais, qui, à beaucoup d’égards, diffère de'la véritable langue provençale.

Dans le ‘Dictionnaire que nous annonçons, on trouvera nonseulement tous les mots contenus dans Pellas et Achard, mais encore tous ceux qui sont usités dans les différentes régions de la Provence. On y a fait entrer de plus les noms des plantes et des différens animaux; les locutions des bergers et des hom. mes du peuple; les termes de marine, d’agriculture, des arts mécaniques, &c., &c.

Ce Dictionnaire est précédé d’un abrégé de Grammaire provençale-française, d’un traité de prononciation et d’un recueil des règles les plus nécessaires pour l’orthographe.

Jai cru devoir me dispenser‘ d’inclure dans mon Dictionnaire les motsdu dialecte particulier ‘a quatre communes du dépar

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