Journal des demoiselles

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Bureau du journal, 1864
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Page 101 - Que vous ai-je donc fait pour être votre élu? J'ai conduit votre peuple où vous avez voulu. Voilà que son pied touche à la terre promise. De vous à lui qu'un autre accepte l'entremise, Au coursier d'Israël qu'il attache le frein ; Je lui lègue mon livre et la verge d'airain.
Page 101 - Comme les blés épais qu'agité l'aquilon. Dès l'heure où la rosée humecte l'or des sables Et balance sa perle au sommet des érables, Prophète centenaire, environné d'honneur, Moïse était parti pour trouver le Seigneur. On le suivait des yeux aux flammes de sa tête, Et, lorsque du grand mont il atteignit le faîte, Lorsque son front perça le nuage de Dieu Qui couronnait d'éclairs la cime du haut lieu, L'encens brûla partout sur les autels de pierre. Et six cent mille Hébreux, courbés...
Page 102 - J'AIME le son du Cor, le soir, au fond des bois, Soit qu'il chante les pleurs de la biche aux abois, Ou l'adieu du chasseur que l'écho l'aible accueille, Et que le vent du nord porte de feuille en feuille.
Page 101 - Il voit tout Chanaan et la terre promise, Où sa tombe, il le sait, ne sera point admise. Il voit; sur les Hébreux étend sa grande main, Puis vers le haut du mont il reprend son chemin.
Page 102 - Cascades qui tombez des neiges entraînées, Sources, gaves, ruisseaux, torrents des Pyrénées; Monts gelés et fleuris, trône des deux saisons, Dont le front est de glace et le pied de gazons! C'est là quil faut s'asseoir, c'est là quil faut entendre Les airs lointains d'un cor mélancolique et tendre.
Page 292 - J'existe cependant. Les lieux les plus cachés sont les lieux que j'habite. Le sage me connaît , et la folle m'évite. Personne ne me voit ; jamais on ne m'entend. Du sort qui m'a fait naître La rigoureuse loi Veut que je cesse d'être , Dès qu'on parle de moi. Il est , ce me semble , un peu trop aisé d'y reconnaître le silence.
Page 84 - Quant à moi, devenu plus sage, Et dans mes désirs satisfait, Peu redoutable au voisinage, Je ne demande à ce village De lot que celui qu'il m'a fait ; Content si, m'assurant la vue De la rivière et du coteau, J'y puis seulement, sur la rue, Joindre la place étroite et nue ' Que borne, en fleurs, le vieux sureau.
Page 101 - LE soleil prolongeait sur la cime des tentes Ces obliques rayons, ces flammes éclatantes, Ces larges traces d'or qu'il laisse dans les airs, Lorsqu'en un lit de sable il se couche aux déserts. La pourpre et l'or semblaient revêtir la campagne.
Page 101 - Et debout devant Dieu, Moïse ayant pris place, Dans le nuage obscur lui parlait face à face. Il disait au Seigneur : ' Ne finirai-je pas ? Où voulez-vous encor que je porte mes pas ? Je vivrai donc toujours puissant et solitaire ? Laissez-moi m'endormir du sommeil de la terre.
Page 101 - Lorsqu'en un lit de sable il se couche au,x déserts. La pourpre et l'or semblaient revêtir la campagne. Du stérile Nébo gravissant la montagne, Moïse, homme de Dieu, s'arrête, et, sans orgueil, Sur le vaste horizon promène un long coup d'œil. Il voit d'abord Phasga que des figuiers entourent, Puis, au delà des monts que ses regards parcourent...

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