Mémoire sur la campagne de l'armée française dite des Pyrénées, en 1813 et 1814

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Gosse, 1818 - 187 pages
 

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Page 150 - M. le Comte d'Erlon était chargé de défendre, avec la première division d'infanterie, les ponts fortifiés de la porte de Matabiau, des Minimes sur la route de Montauban et de l'embranchement du canal, sur la route de Blagnac. Le premier ne fut pas attaqué ; l'ennemi avait dirigé des forces sur le second, mais il renom;n à son entreprise quand il vit que les troupes, qui s'y trouvaient, étaient inexpugnables. Le 31° d'infanterie légère défendait le couvent des Minimes, 7.
Page 146 - Ces divisions marchaient par le flanc, sur trois lignes, et tenaient par conséquent une grande étendue ; l'occasion me parut favorable pour les compromettre. A cet effet, je donnai ordre au Général de Division Taupin, dont la division était formée sur le plateau, de se porter avec elle, au pas de charge, sur l'ennemi, de couper sa ligne, et d'enlever tout ce qui s'était ainsi imprudemment engagé. Cette division était soutenue par une brigade de la division d'Armagnac ; elle était appuyée...
Page 112 - L'armée française a vu aussi, avec plaisir, qu'ils avaient signalé leur humanité à l'égard des blessés ennemis. Mais ils firent mieux : ils favorisèrent l'évasion de plusieurs de nos prisonniers, en les affublant d'une espèce de camisole à la mode du pays, à l'abri desquelles ils traversèrent les lignes ennemies comme de bons paysans et rejoignirent nos postes.
Page 149 - Augustins fut pris etreprisplusieurs fois, les Ecossais y éprouvèrent une grande perte. Le général de division comte Harispe, qui commandait sur ce point, y eut un pied emporté par un boulet ; le général de brigade Baurot eut aussi une jambe emportée.
Page 113 - Hagetmau , dans la nuit du 27 au 28 , le duc de Dalmatie fit savoir , par un piéton dévoué , au général de division Darricau , qui était à Dax , les résultats de la bataille d'Orthez , et lui donna l'ordre de sortir de la ville avec quelques compagnies qu'il avait , et de manœuvrer comme il le jugerait convenable pour échajpper à l'ennemi dont il était débordé par toutes les directions.
Page 152 - Clausel.qui commanda la droite pendant la journée, se maintint sur le plateau en avant de Cambon et de Labourdette, couvrant l'embranchement des routes de Caraman et de Verfeil et s'appuyant aux ouvrages du pont de Montaudran, qui étaient défendus par une brigade de la division de réserve aux ordres du Général Travot ; la nuit fit cesser le combat.
Page 113 - ... lui donna l'ordre de sortir de la ville avec quelques compagnies qu'il avait et de manœuvrer comme il le jugerait convenable pour échapper à l'ennemi dont il était débordé par toutes les directions.... C'était un des meilleurs généraux de l'armée, dit Pellot, et nous craignions qu'il fut perdu pour elle. Cependant le baron Darricau rassemble sa petite troupe, se met à sa tête et s'engage dans les GrandesLandes de Bordeaux, vastes plaines incultes qu'on est tout étonné de trouver...
Page 114 - Darricau, au milieu des sables, rappellerait la marche du législateur des juifs dans le désert, ou la retraite des dix mille. Il a le bonheur enfin d'arriver à Langon sans avoir essuyé de pertes, et de se trouver plus tard à la bataille de Toulouse.
Page 145 - ... rive gauche de l'Ers, pour gagner le contrefort du plateau qui descend sur les Bordes. Deux autres divisions attaquèrent la brigade du Général...
Page 171 - Boucau , occupait la hauteur qui est au delà du moulin neuf de Tarnos , sur la route de Bordeaux , la position de Hayet , sur l'Adour, et la maison Ségur, sur la gauche de la route de Toulouse.

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