Li fiho d'AvignounA. Savine, 1891 - 369 pages |
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Expressions et termes fréquents
amour amourous Aquéu Arle baiser bello bèu bèuta blanc blonde bouco cansoun canta chato chatouno cœur còu coume crous d'uno davans dévorer de baisers devouri De poutouno Diéu dins li dins lou dóu dóu soulèu douço dous emé èro fado farandole fas mouri Felibre FÉLIX GRAS femo fiho fiò flamo fleurs flour fres glòri iéu jeune fille jougne l'amour l'auro L'oumbro laisso-me te devouri Leissant lèu lis estello lou cèu lou sang lou soulèu luno mignoto Mirèio Mistral moi te dévorer mort Moun cor mounte niue nivo noun orre ounte pantai passe pèr perlo péu pichot plen plour pople pòu poudès faire d'enfant poutoun Prouvençau Provençaux raioun raubo rayons rèire rêve rire rose roso sèmblo sènso soleil Sorgo soun sourne Souto taio tendre terro tèsto Tis iue toumbo toun tóuti touto trelus tremoulant vèire vido vièi vièsti voste vosto yeux
Fréquemment cités
Page 119 - Et vite je lève mon loquet : — As-tu faim ? — Elle ne dit pas non. — Alors nous nous mettons à table; je l'assieds sur mes genoux. — Allons, mange ce qui te plaît; tiens! pêches et prunes en fleur !... — Grand merci, beau camarade, je n'ai faim que du pain d'amour. Elle se lève promptement ; vite ! nous courons chez le curé : — Sortez les bouquets de fête et les chandeliers dorés. Allumez vite, allumez les cierges, bon curé, au maître-autel. Nous sommes pressés, c'est incroyable...
Page 115 - Montre-nous tes bras nus, ton sein nu, tes flancs nus ; / Montre-toi toute nue, ô divine Vénus ! / La beauté te revêt mieux que ta robe blanche ; / Laisse à tes pieds tomber la robe qui à tes hanches / s'enroule, voilant tout ce que tu as de plus beau ; / abandonne ton ventre aux baisers du soleil / Comme le lierre...
Page 63 - ... était profonde, bleue et calme. Parfumé, léger, céleste autant que l'haleine d'une jeune fille, Avril, dans les fleurs du verger, respire avec un bruit de baisers. Tendre comme le babil d'une amoureuse, dans les arbres on entendait le chant joli et les soupirs des oiseaux. Voici le vert, voici les nids ; partout rebondit la sève : — Mignonne, en quel paradis te caches-tu?... Où es-tu, ma belle ? Le souffle enivrant du printemps, bien plus que le sang de la vigne, me grisait... Mes dents...
Page 112 - Ta tèsto èi fièro e douço, e tendramen toun cou Se clino. Respirant li poutoun e lou rire, Ta fresco bouco en flour de-qu'èi que vai nous dire ? Lis Amour, d'uno veto, emé gràci an nousa Ti long péu. sus toun front pèr oundado frisa. O blanco Venus d'Arle, o rèino prouvençalo...
Page 115 - Ta beauté qui rayonne sur toute la Provence fait belles nos filles, et sains nos garçons ; sous cette chair brune, ô Vénus, il ya ton sang toujours vif, toujours chaud. Et nos...
Page 67 - Grelottant, le défunt tressaille au rayon qui brille, — et dans sa longue nuit, couché sous l'herbe, II écoute (chaque écho de là-haut le fait frissonner) — si un piétinement connu ne va pas enfin venir ; — car, tandis que le ver là-bas les déshabille, — l'âme des morts bourdonne autour comme une abeille. Avril avec ses bouquets rit au milieu des fosses, — et, sur les croix noires et sur les pierres blanches — m'inclinant avec pitié, je vais disant : « Que veux-tu ? » La plainte...
Page 165 - L'Engèni e la Bèuta Sus un trone asseta, Coume un couple d'amant Se tènon pèr la man, E l'auro vènto ; Pou faire de laid jour, E la jouvènto, Bello, sourris toujour ; Dans ton rassasiement, félibre sans égal, plus rien au monde ne pouvait te faire envie; plus rien que le frais amour d'une enfant comme personne n'a jamais rencontré l'idéal tant rêvé. Douce Mireille, prends le bras de Vincent ; dans l'herbe balsamique égarez-vous ensemble. En vous voyant passer l'un à l'autre enlacés,...
Page 117 - Je la rencontre sur les aires, la jeune fille aux blonds cheveux : — Holà ! hé ! tu passes bien fière ! Où vas-tu donc, Madelon ? — Je vais au four préparer le levain. — Eh bien ! tu iras demain. O mignonne, je t'aime ! je t'aime ! — Et je la prends par la main. Et vite je lève mon loquet : — As-tu faim ? — Elle ne dit pas non. — Alors nous nous mettons à table; je l'assieds sur mes genoux. — Allons, mange ce qui te plaît; tiens! pêches et prunes en fleur !... — Grand merci,...
Page 121 - AVANT LA NUIT A Madame Amélie Hamelin Le hoyau sur le cou, l'homme arrive au seuil ; la femme s'en revient du jardin avec un plein tablier, et les bêtes à la fontaine vont boire, et les jeunes filles chercher de l'eau avec un broc incliné sur la hanche ronde. Le bois de pin, au crépuscule, semble un noir éventail; un grand feu rougeâtre fait resplendir la maison; les enfants, somnolents, soupent d'un baiser. Vers la bergerie, le troupeau en tas se rassemble. Cris des pâtres empressés...
Page 94 - D'uno bataio de demoun Dirias de-fes lou tuert aurouge ; Dirias, dins li nivo espôuti, Que de manescau fantasti Tabason sus lou soulèu rouge. Tantost dre, tantost se plegant, Dins lou cèu li fabre gigant, Brassejant d'uno ardour ferouno, Forjon pèr lou jouine matin Li rai d'or, li rai diamantin Que dôu soulèu soun la courouno. Belugo, uiau e lamp de...
