Histoire de la littérature dramatique, Volume 3

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M. Lévy frères, 1854
 

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Page 12 - C'est pour ces morts, dont l'ombre est ici bienvenue, ' - , ' Que le haut Panthéon élève dans la nue, Au-dessus de Paris, la ville aux mille tours, La reine de nos Tyrs et de nos Babylones, Cette couronne de colonnes Que le soleil levant redore tous les jours ! Gloire à notre France éternelle ! Gloire à ceux qui sont morts pour elle ! Aux martyrs!
Page 140 - Pâlirait s'il voyait, comme un gouffre dans l'onde, Mon âme, où ma pensée habite comme un monde, Tout ce que j'ai souffert, tout ce que j'ai tenté, Tout ce qui m'a menti comme un fruit avorté, Mon plus beau temps passé sans espoir qu'il renaisse, Les amours, les travaux, les deuils de ma jeunesse, Et...
Page 204 - La poésie née du christianisme, la poésie de notre temps est donc le drame; le caractère du drame est le réel; le réel résulte de la combinaison toute naturelle de deux types, le sublime et le grotesque, qui se croisent dans le drame, comme ils se croisent dans la vie et dans la création. Car la poésie vraie, la poésie complète, est dans l'harmonie des contraires.
Page 60 - Puisque son front n'est plus au niveau de ton glaive, Puisqu'il faut être grand pour mourir, je me lève. Dieu qui donne le sceptre et qui te le donna M'a fait duc de Segorbe et duc de Cardona, Marquis de Monroy, comte Albatera, vicomte De Gor, seigneur de lieux dont j'ignore le compte. Je suis Jean d'Aragon, grand-maître d'Avis, né Dans l'exil, fils proscrit d'un père assassiné Par sentence du tien, roi Carlos de Castille!
Page 36 - ... n'entraînent point avec elles toutes les intelligences ; elles ne « domptent point tous les caractères avec une égale facilité, elles « ne prennent pas même soin de tous les intérêts; c'est ce qu'il « faut comprendre , et pardonner quelque chose aux protestations « qui s'élèvent en faveur du passé. Quand une époque est finie, « le moule est brisé, et il suffit à la Providence qu'il ne se puisse « refaire; mais des débris restés à terre, il en est quelquefois
Page 139 - Le front de l'empereur brisait le masque étroit. Alors dans Besançon, vieille ville espagnole, . , Jeté comme la graine au gré de l'air qui vole, Naquit d'un sang breton et lorrain à la fois Un enfant sans couleur, sans regard et sans voix...
Page 143 - J'avais sur moi le tome second des Voyages de Spallanzani. J'ouvris au hasard, je me rapprochai d'elle, elle appuya son épaule à mon épaule, et nous nous mîmes à lire chacun de notre côté, tout bas, la même page. Avant de tourner le feuillet, elle était toujours obligée de m'attendre. Mon esprit allait moins vite que le sien. — Avez-vous fini? me disait-elle, que j'avais à peine commencé. Cependant nos têtes se touchaient, nos cheveux se mêlaient, nos haleines peu à peu se rapprochèrent,...
Page 143 - J'étais hors de moi. Je l'atteignis près du vieux puisard en ruine; je la pris par la ceinture, du droit de victoire, et je la fis asseoir sur un banc de gazon; elle ne résista pas. Elle était essoufflée et riait. Moi, j'étais sérieux, et je regardais ses prunelles noires à travers ses cils noirs. — Asseyez-vous là, me dit-elle. Il fait encore grand jour, lisons quelque chose. Avez-vous un livre ? J'avais sur moi le tome second des Voyages de Spallanzani. J'ouvris au hasard, je me rapprochai...
Page 143 - Et elle se mit à courir devant moi avec sa taille fine comme le corset d'une abeille et ses petits pieds qui relevaient sa robe jusqu'à mi-jambe. Je la poursuivis, elle fuyait ; le vent de sa course soulevait par moments sa pèlerine noire, et me laissait voir son dos brun et frais. « J'étais hors de moi. Je l'atteignis près du vieux puisard en ruine ; je la pris par la ceinture, du droit de victoire, et je la fis asseoir sur un banc de gazon ; elle ne résista pas.
Page 142 - Je me revois enfant, écolier rieur et frais, jouant, courant, criant avec mes frères dans la grande allée verte de ce jardin sauvage où ont coulé mes premières années, ancien enclos de religieuses que domine de sa tête de plomb le sombre dôme du Val-de-Gràce.

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