Oeuvres nouvelles de Des Forges Maillard: Publiées avec notes, étude biographique, et bibliographie, Volume 1

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Société des bibliophiles bretons et de l'histoire de Bretagne, 1888
 

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Page cxvii - ... la prier, La cruelle qu'elle est se bouche les oreilles Et nous laisse crier. Le pauvre en sa cabane, où le chaume le couvre, Est sujet à ses lois; Et la garde qui veille aux barrières du Louvre N'en défend point nos rois. De murmurer contre elle et perdre patience, II est mal à propos; Vouloir ce que Dieu veut est la seule science Qui nous met en repos.
Page lxxxiii - Vous n'êtes point la Desforges-Maillard; De l'Hélicon ce triste hermaphrodite Passa pour femme , et ce fut son seul art ; Dès qu'il fut homme il perdit son mérite. Vous n'êtes point (et je m'y connais bien) Cette Corinne et jalouse et bizarre Qui par ses vers, où l'on n'entendait rien, En déraison l'emportait sur Pindare. Sapho plus sage, en vers doux et charmants.
Page xxviii - Toi dont la voix brillante a volé sur nos rives, Toi qui tiens dans Paris nos muses attentives, Qui...
Page lxxii - II faut qu'il soit bien double, bien vain et bien mauvais, d'en avoir agi avec moi de cette manière. Je me console, n'étant pas le seul à qui il ait joué de pareils tours. Je...
Page xxix - N'est point encore assez, pour remplacer l'Amour. Je fais ce que. je puis, hélas ! pour être sage, Pour amuser ma liberté ; Mais si quelque jeune Beauté, Empruntant ta vivacité, Me parloit ton charmant langage, Je rentrerais bien-tôt dans ma captivité.
Page cvi - ... remercié, et il doit sa disgrâce à un homme des Sables qu'il regardoit comme le plus chaud de ses amis, avec qui il étoit dans la plus étroite liaison, et qui l'a trahi ou plutôt calomnié auprès des supérieurs pour un intérêt fort modique. Notre ami n'eût pas manqué, à ce qu'il m'a dit, de tirer raison de cette lâcheté, si les lois de la guerre lui eussent permis d'attaquer un homme qui n'a qu'un bras.
Page cvii - Ce que j'assurerai, c'est que je ne me serois jamais défié que le mien dût se trouver dans ce grand registre. Je vais à Vannes, Monsieur, j'y deviens amoureux d'une femme de condition, jolie veuve, assez jeune, ayant extrêmement d'esprit et beaucoup de goût pour les lettres. Je l'épouse ; elle me promet monts et merveilles dans un contrat subtilement instrumenté par un coquin de notaire. J'y perds moi-même le petit comptant que j'avois ramassé, pour trop croire, et parce que je suis né...
Page xx - J'avois trop d'impatience de trouver l'occasion de vous marquer le cas que je fais de vos heureux talents, combien je vous honore et combien les gens du meilleur goût, les plus délicats et les plus difficiles admirent vos ouvrages. Tours ingénieux, pensées brillantes, belle simplicité, etc., tout s'y trouve. C'est là, mademoiselle, une partie des choses que j'avois sur le cœur et qu'il me tardoit d'avoir l'honneur de vous dire. Me voilà bien soulagé... On doit vous regarder comme la Deshoulières...
Page lxxxii - Cœurs sensibles, cœurs fidèles, Qui blâmez l'amour léger, Cessez vos plaintes cruelles : Est-ce un crime de changer? Si l'Amour porte des ailes, N'est-ce pas pour voltiger?
Page cxv - Vannetois sont demeurés avec un demipied de nez. Nous sommes chez ma mère, qui s'est engagée à nous héberger jusqu'au premier mars; après quoi il nous faudra nous nicher dans notre domicile. Je vois que l'économie veut que je demeure au Croisic, où , quoique tout soit cher, on ne fait qu'une dépense conforme à ses rentes. Cependant je projette de solliciter un emploi aux environs du Croisic , s'il est possible ; car, la famille venant , il faut songer à gagner quelque chose au loin ou...

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