Images de page
PDF
ePub

cours de 1870, le sujet suivant : «Rechercher quelles ont été, en France, pendant « la dernière moitié du xiv" siècle et au commencement du xv*, les tendances dé< mocra tiques des populations urbaines, notamment dans la ville de Paris; en indi« quer les origines et en montrer les principales manifestations dans les événements

■ de l'histoire et dans les actes mêmes de la royauté; suivre ce mouvement démo

■ cratique depuis les Étals généraux de 1356 et l'insurrection de Paris sous le Préivôt des marchands, Etienne Marcel, après la bataille de Poitiers et pendant la

• captivité du roi Jean, jusqu'à la célèbre ordonnance de i4i3, sous Charles VI; en

■ apprécier les vrais caractères, en rappeler les divers effets, en assigner la portée, « et faire voir à quel moment et pourquoi il a été arrêté. • Le prix est de la valeur de i,5oo francs. Terme du concours : 3i décembre 1870.

Prix Victor Cousin. Section de philosophie. — L'Académie propose, pour le concours de 1870, le sujet suivant : «De la philosophie pythagoricienne. •

Programme. — 1° «Soumettre à un examen critique les traditions que l'antiquité

■ nous a laissées sur la personne et les doctrines de Pythagore ; a" expliquer et com

■ parer entre eux tous les fragments qui nous restent de ses disciples immédiats, en «discuter l'authenticité, en montrer les ressemblances et les différences, en déga«ger le fonds commun; 3" rechercher l'influence que le pythagorisme a exercée « sur les autres système* philosophiques de l'antiquité grecque, particulièrement sur

• le platonisme et le néoplatonisme; 4° suivre la tradition pythagoricienne à travers

• le moyen âge et la philosophie de la renaissance; 5° faire la part de la vérité et de «l'erreur dans la philosophie pythagoricienne; montrer l'influence qu'elle a eue > non-seulement sur la philosophie, mais encore sur les sciences. >

Le prix est de la valeur de 3,000 francs. Les mémoires devront être déposés le 3i décembre 1870.

Prix quinquennal fondé par M. le baron Félix de Beaujour. — L'Académie propose, pour l'année 187a , le sujet de prix suivant : «Constater la part que l'intem

■ péranec a dans la misère. Rechercher les plus sûrs moyens de combattre ou

• d'atténuer l'intempérance. Quelle influence les lois pénales, fiscales et autres, «peuvent-elles exercer sur l'intempérance? Des sociétés de tempérance et des résultats obtenus par elles. >

Le prix est de la valeur de 5,000 francs. Les mémoires devront être déposés le 3i décembre 187a.

Prix quinquennal fondé par M. le baron de Morogues. — M. le baron de Morogues a légué uue somme de 10,000 francs, placée en rentes sur l'Etat, pour faire l'objet d'un prix à décerner, tous les cinq ans, alternativement, par l'Académie des sciences morales et politiques, au « meilleur ouvrage sur l'état du paupérisme en France et

• le moyen d'y remédier, » et, par l'Académie des sciences physiques et mathématiques, à « l'ouvrage qui aura fait faire le plus de progrès à l'agriculture en France. • Le prix du concours clos le 3i décembre 1867 n'a pas été décerné, et la valeur en a été réservée pour accroître le prix du concours de 1877. Ce prix sera, en conséquence, de la valeur de 4,ooo francs. Les ouvrages imprimés devront être déposés le 3i décembre 1877.

Prix fondé par M. le baron de Slassart. Section de morale. — L'Académie, ayant à décerner ce prix pour la première fois en 1866, avait proposé une question relative aux ■ institutions d'assistance et d'enseignement à l'usage des populations rurales «en France et en Angleterre, depuis le xvn' siècle jusqu'à nos jours. • Aucun Mémoire n'ayant été déposé pour ce concours, l'Académie en restreignit le programme et en prorogea le terme jusqu'au 3i décembre 1867, mais sans plus de succès.

[ocr errors][graphic]

En conséquence, la question a élé retirée du concours et remplacée par la suivante: « Étude sur Channing. »

Le prix est de la valeur de 3,ooo francs. Terme du concours, 3i décembre 1870.

L'Académie propose, en outre, pour le concours de 1871, la question suivante: » De l'utilité du repos hebdomadaire pour les enfants et pour les adultes, au triple

• point de vue de la morale, de la culture intellectuelle et du progrès de l'industrie. « Peut-on remplacer le repos hebdomadaire par la limitation de la durée du travail « quotidien ?Dans quelle mesure la loi peut-elle intervenir pour assurer aux enfants

■ le repos hebdomadaire ? Par quelles institutions peut-on, en respectant absolument « la liberté individuelle, propager l'habitude de ce repos, en régler et en utiliser « l'emploi ? »

Valeur du prix, 3,000 francs. Terme du concours, 3i décembre 1870.

Prix Bordin. Section de philosophie. — L'Académie rappelle qu'elle a proposé, pour 1869, le sujet de prix suivant : « De la folie considérée au point de vue phi« losophique. »

Le prix est de la valeur de a,5oo francs. Les mémoires devront être déposés le 3i décembre 1869.

Prix Bordin. Section de morale. — L'Académie propose, pour le concours de 1871, le sujet suivant : « Histoire critique des doctrines sur l'éducation en France depuis « le xvi" siècle. »

Valeur du prix, a,5oo francs. Terme du concours, 3i décembre 1871.

Section d'économie politique et finances, statistique. Prix extraordinaire de 5,000'fr. — L'Académie avait proposé, pour 1867,Ha question suivante: iDe l'influence exercée «par les climats sur le développement économique des sociétés humaines.» L'Académie ne décerne pas le prix et proroge à 1870 le terme du concours.

Les mémoires devront être déposés le 1" novembre 1870.

Prix triennal fondé par M. Achille-Edmond Halphen. — Le prix que l'Académie doit distribuer tous les trois ans, et qui, dès lors, aura la valeur de i,5oo francs, sera décerné en séance publique, selon les intentions du testateur, «soit à l'auteur « de l'ouvrage littéraire qui aura le plus contribué au progrès de l'instruction pri

■ maire, soit à la personne qui, d'une manière pratique, par ses efforts ou son

• enseignement personnel, aura le plus contribué à la propagation de l'instruction « primaire. » Le concours sera clos le 3i décembre 1869.

Prix Beunaiche de la Corbière. — L'Académie remet au concours de 1869 le sujet de prix suivant qu'elle avait proposé pour 1866 : «Du mariage considéré au « point de vue moral et religieux, légal et social, u Le prix consiste en une somme de 1,000 francs et en une médaille d'or de même valeur. Terme du concours, 3i décembre 1869.

Après la proclamation et l'annonce de ces divers prix, M. Migoet, secrétaire perpétuel de l'Académie, a clos la séance par la lecture d'une notice historique sur la vie et les travaux de M. Victor Cousin.

LIVRES NOUVEAUX.

FRANCE.

Mémoires de Malouet, publics par sou pelit-fils, le baron Malouet. Paris, imprimerie de Bourdier, librairie de Didier et C", 1868, deux volumes in-8°de xxix-456 et 5u pages, avec un portrait. — Peu de mémoires, lors même qu'ils retraceraient la vie de personnages ayant occupé une plus grande place dans notre histoire, pourraient offrir un intérêt plus sérieux que ceux de Malouet. Mêlé de bonne heure aux affaires, ses relations avec les personnages les plus distingués de la fin du xvm" siècle, ses voyages, ses missions aux colonies, la part qu'il prit aux débals de nos premières assemblées, sa conduite pendant l'émigration, le mirent à même d'étudier les hommes et les choses sur des théâtres bien divers. L'estime que son caractère intègre et son dévouement au pays ont inspirée à ses contemporains sera certainement partagée par les lecteurs de ses mémoires. La sincérité qu'ils respirent d'un bout à l'autre, la modestie de l'auteur, la modération de ses jugements, feront considérer sans doute cette vie d'un homme de bien, retracée par lui-même, comme une des sources les plus dignes de foi et les plus intéressantes de l'histoire de ce temps. Nous y voyons Malouet commencer son apprentissage de la vie publique en qualité de secrétaire de notre ambassadeur en Portugal, M. de Merle, puis remplir d'importantes fonctions dans la marine, nolamment comme administrateur à la Guyane et intendant à Toulon. Elu député aux Étals généraux, il y défend avec fermeté, sans les séparer jamais, la liberté et la royauté, luttant pour elles jusqu'au 10 août,

• le dernier, selon le mot de Burke, qui ait veillé au chevet de la monarchie expi

• rante. • Fuyant la proscription, il gagne l'Angleterre, d'où il réclame l'honneur de défendre Louis XVI; rentré en 1801, il est bientôt nommé par l'empereur préfet maritime à Anvers, puis conseiller d'État en 1810. Tombé dans une disgrâce qu'il attribue à un mémoire adressé au souverain, et où il combattait le projet d'une campagne en Russie; il sort de sa retraite en 1811\ pour prendre le portefeuille de la marine, qu'il ne devait garder que peu de mois, puisque la mort le surprit le 6 septembre de la même année. On ne peut que féliciter M. le baron Malouet de la pensée qu'il a eue de publier les mémoires de son aïeul et du soin avec lequel il a rempli cette pieuse tâche. Les nombreuses notes qu'il a placées au bas des pages donnent tous les renseignements biographiques et historiques nécessaires à l'intelligence des mémoires. Un appendice, contenant plus de 260 pages, renferme d'abord la déposition de Malouet sur les événements des 5 et 6 octobre 1789, son opinion sur la mise en jugement du roi, son discours sur les conventions nationales et sur la nécessilé d'une acceptation libre de la constitution par la nation et par le roi. Dans le reste de l'appendice sont réunies des notes, des citations, des lettres que leur étendue n'a pas permis de placer au-dessous du texte des mémoires. Un por-
trait de Malouet orne le premier volume, et le second se termine par une table dé-
taillée des matières.

L'âme, son existence, ses manifestations, par F. Dionys. Versailles, imprimerie de
Cerf. Paris, librairie de Didier et C, 1869, in-ia de 38o pages. — M. Dionys
nous apprend dans sa préface les motifs qui l'ont déterminé à écrire ce livre. La
perte d'une personne chère, à la mémoire de laquelle est dédié l'ouvrage, l'a porté
à faire, dit-il, « une enquête dans sa conscience, » et à se demander « s'il n'était pas
0 possible d'approcher d'une plus grande certitude de l'existence de l'âme. » Cette
consciencieuse étude, qui a eu pour résultat d'affermir l'auteur dans ses convictions
spiritualistes, contient de très-bonnes choses; mais on pourrait y désirer peut-être
un ordre plus méthodique et moins de digressions étrangères au sujet. Elle est
divisée en quatre parties. La première, consacrée à la démonstration de l'existence
de l'âme, contient la réfutation de quelques-unes des objections des matérialistes;
la seconde partie, qui vient rompre un peu l'unité du plan, renferme des réflexions
morales généralement fort sages sur les «aberrations de l'esprit humain. » Dans la
troisième partie, M. Dionys reprend avec plus de développement la réfutation du
matérialisme au point de vue philosophique, scientifique et moral, et combat, non
sans vigueur el sans talent, les théories exposées dans les ouvrages les plus accré-
dités de ses adversaires, tels que Force et matière-, deBûchner, et la Circulation de la
vie, de Molcschott. La quatrième partie est une satire un peu longue et parfois
déclamatoire contre ce que l'auteur appelle «le parasitisme,» c'est-à-dire contre
l'ambition et la cupidité sans scrupules, Dans un dernier chapitre M. Dionys résume
l'ensemble de son travail et recherche quelles peuvent être les destinées de l'âme
après la mort. 11 rejette tout dogme révélé et adopte l'hypothèse d'une métempsy-
cose progressive.

TABLE.

Page».

Notice sur Michel Faraday. (Article de M. Bertrand.) 5

Le monument bilingue de Delphes. (Article do M. Beulé.J 18

Le Mahâbhârata, par M. Hippolyte Fauche. — Fragments du Mahâbhârata, par

M. Th. Pavie. (12* article de M. Barthélémy Saint-Hilaire.) 36

Cicéron traducteur. (Article de M. Patin.), 50

Nouvelles littéraires 59

FIH DE LA TABLE.

DES SAVANTS,

FEVRIER 1869.

DE L'ADMINISTRATION DES PONTS ET CHAUSSÉES
SOUS L'ANCIEN RÉGIME.

t

Etudes historiques sur l'administration des voies publiques en France aux Xvii' et xvin" siècles, par E. J. M. Vignon, ingénieur en chef des ponts et chaussées, directeur du dépôt des cartes et plans et des archives au Ministère de l'Agriculture, du Commerce et des Travaux publics. — Paris, Dunod, éditeur, 1862.

L'impulsion donnée aux travaux publics pendant le xvin* siècle dut se traduire par un accroissement considérable de dépenses. Les fonds de l'Etat du roi pour les ponts et chaussées avaient compris, sous le règne de Louis XIV, deux parties distinctes : d'une part, le fonds ordinaire, imposé sur les produits de la taille et remis directement par les receveurs des finances aux trésoriers des ponts et chaussées; d'autre part, le fonds extraordinaire, comprenant les sommes payées à titres divers par le trésor royal. En 171 7, dit Forbonnais dans les Recherches et considérations sar les finances de France, « pour diminuer l'état des

1 Voir, pour le premier article, le cahier d'août 1868, p. 461 ; pour le deuxième, le cahier doctobre, p. 6a6.

« PrécédentContinuer »