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Verlangen hat dieser Theil dem andern Einsicht oder 1846 Abschrift davon nehmen zu lassen.

Art. 16. Die Verfassungsmässig erforderliche Zustimmung der beiderseitigen Ständeversammlungen zu gegenwärtigem Vertrag wird vorbehalten. Ist dieselbe ausgesprochen, so sollen dessen Bestimmungen in Wirksamkeit treten und binnen drei Monaten von diesem Zeitpunkte an die Uebergabe und Uebernahme der abgetretenen Orte durch beiderseitige Commissarien voll

zogen werden.

Zur Urkunde dessen ist der gegenwärtige Vertrag
in zwei gleichlautenden Exemplaren ausgefertigt und je-
der der beiden hohen Regierungen eines derselben mit
den Unterschriften der andernseitigen Bevollmächtigten
und ihren Siegeln versehen zugefertigt worden.
Stuttgart, den 28 Juni 1843.

Die Grossherzoglich Badischen Bevollmächtigten.
(L. S.) Ludwig Freiherr von Rüdt-COLLENBERG.

Grossherzogl. Cammerherr und Gehei.

mer Legationsrath.
(L. S.)

Ludwig EICHRODT.
Grossherzogl. Badischer Ministerial-Direktor.

Nachdem die Auswechselung der Vertrags-Urkunde
erfolgt ist, so verordnen und verfügen Wir, dags der
abgeschlossene Staatsvertrag verkündet und in Vollzug
gesetzt werden soll.
Stuttgart, den 7 März 1846.

WILHELM.
Der Minister der auswärtigen Angelegenheiten:

BEROLDINGEN.
Der Minister des Innern:

SCHLAYER.
Auf Befehl des Königs der Staats-Sekretär:

Goes.

1846

Gleichzeitige Bekanntmachung. In Absicht auf die in Art. 9. des vorstehenden Staatsvertrags enthaltenen Bestimmung, wonach die bei den Grossherzogl. Badischen Gerichten anhängigen Processe aus dem Orte Widdern, weil sie nach Würtembergischen Rechte zu erledigen seien, gleich nach der Ortsübergabe an die Würtembergischen Gerichte abgegeben werden sollen sind die beiden betheiligten Regierungen, in Folge von Anträgen der beiderseitigen Stände, nachträglich dahin übereingekommen, dass zwar die bei den Badischen Gerichten anhängigen Processe aus dem Orte Widdern welche noch in erster Instarz stehen, sogleich nach der Uebergabe des Orts an die Würtembergischen Gerichte abgegeben werden sollen, die in den obern Instanzen schwebenden Processe aber von dem Badischen höheren Gerichte, bei welchem dieselben anhängig sind bis zum Schlusse zu verhandeln und von demselben zu entscheiden seien; was hiermit nach erfolgter gnädigster Genehmigung Sr. Königl. Mejestät nachträglich bekannt nemacht wird. Stuttgart, den 7 März 1846.

Der Minister der Justiz:

PRIESER,
Der Minister des Auswärtigen :

BEROLDINGEN.

16. proclamation de Paredes, Président de la république du Mexique, en gate de Mexico, le 21 Mars 1826.

Dans la situation critique et solennelle où se trouve placée la nation, - peut-être à la veille d'une guerre avec les Etats-Unis d'Amérique,

par suite d'une des usurpations les plus injustes qu’ait eu à enregistrer l'histoire, c'est pour moi une obligation, aussi urgente que sacrée, d'expliquer à mes concitoyens la situation dans laquelle nous nous trouvons, les dangers et les sacri. fices auxquels nous sommes exposés, à l'effet de maintenir avec valeur, enthousiasme et vigueur, des droits

qui, étant identifiés avec l'existence des nations, doivent 1846 être défendus à outrance, avec une énergie égale à l'in

sulte reçue.

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La dignité de la nation, la marche d'une armée américaine sur le Rio-Grande où est établi le quartier-général de nos troupes, l'aspect menaçant de la flotte de cette nation sur les deux océans, et tous les antécédens bien connus du monde civilisé, m'ont contraint à repousser l'envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire des Etats-Unis, afin de ne pas donner l'exemple d'une faiblesse qui pourrait sanctionner, par un acte pernicieux et mal avisé, une usurpation qui n'est fondée ni sur la raison ni sur aucun motif plausible, mais tout simplement sur leur espérance de nous intimider par la force. Le ministre américain, dont la mission n'était pas circonscrite à la discussion de la question du Texas, a demandé ses passeports, et j'ai, sans hésitation, donné ordre qu'ils lui fussent expédiés.

J'avoue que la guerre avec une ou plusieurs nations est un des maux les plus grands et les plus regrettables qui puissent survenir, et qu'il est dans les attributs de la civilisation d'en empêcher les désastres, pour développer l'industrie, le commerce et les relations amicales , les auspices d'une paix universelle. Mais cela est incompatible avec les prérogatives et l'indépendance des nations qui sont appelées à repousser la force par la force, lorsque tous les moyens de compromis et de con. ciliation ont échoué.

La république du Mexique, dépouillée du riche et vaste territoire du Texas, qui lui a toujours appartenu, par les actes directs de la souveraineté d'une république voisine, après avoir découvert l'intention qu'avait celle-ci de s'emparer de quelque autre de nos positions adjacentes ou frontières, à été forcée de protester, et proteste encore solennellement qu'elle ne reconnaît pas le droit du drapeau américain sur le sol du Texas ; qu'elle défendra son territoire envahi et que jamais, jamais, elle ne permettra de nouvelles conquêtes ou de nouveaux empiétemens du gouvernement des Etats-Unis.

Le droit de déclarer la guerre aux Etats-Unis ne m'appartient pas, et l'illustre congrès de la nation, aussitôt qu'il sera réuni, prendra en considération les mesures exigées par le conflit qui nous attend et qui n'a en aucune manière été provoqué par cette nation magnanime

1846 et désintéressée. Cependant, comme, en attendant, les

Etats-Unis pourraient faire une soudaine attaque sur une de nos frontières maritimes, ou sur celles qui touchent au Texas, il serait alors nécessaire de repousser la force par la force, et lorsque les envahisseurs auront fait le premier pas, c'est sur eux que retombera l'immense responsabilité d'avoir troublé la paix du monde.

Je serai encore plus explicite, car il est important que je le sois.

Le Mexique n'a jamais commis et ne commettra jamais d'agression envers le peuple ou le gouvernement des Etats-Unis d'Amérique; mais si une attaque était faite, elle serait repoussée avec toute la plénitude de notre pouvoir, et avec toute l'énergie de notre caractère parceque la résistance n'est rien de plus que le droit de legitime défense. La république du Mexique, poussée à une crise, exposée aux plus grands risques et aux plus grandes difficultés, doit combattre pour son existence et pour ses droits. L'union de tous ses enfans, l'identité des voeux de tous, l'emploi de toutes les forces, sont nécessaires pour nous sauver, et ils nous sauveront; car le Mexique n'offrira pas le scandaleux exemple de divisions intérieures qui assureraient le triomphe de ses ennemis. Je ne le crains pas, quoiqu'il me soit connu que toutes les intrigues qui existent en pareil cas sont mises en oeuvre, avec adresse et perfidie, pour dépouiller le gouvernement de l'influence et des ressources dont il a besoin pour diriger les affaires qu'il ne peut wener à bonne fin qu'en étant soutenu par la confiance de la nation.

Cette confiance, mon gouvernement la mérite, et je la mérite aussi, moi, car depuis que j'ai quitté mon quartier-général de San-Luis de Potosi, pour le salut de mon pays natal, accompagné des braves soldats qui suivaient leur illustre étendard, jamais mes promesses n'ont été dém nties par mes actions. J'ai promis de convoquer un Congrès extraordinaire pour donner une constitution défie uve à la nation, et le congrès a été convoqué. J'ai promis de maintenir l'honneur outragé de la nation, et i ne tolérerai pas les vieilles injures, ni n'en permetirai de nouvelles. Le but dominant de mon gouvernement a été de maintenir entière, complète et illimitée, pour la nation, la liberté de former une constitution et de se préparer, avec une assiduité infatigable, à se fendre contre les ennemis intérieurs et extérieurs. Comme

conséquence des circonstances, et sans exprimer d'opi- 1846 nion, je ne tins pas compte, pendant quelque tems, des discussions relatives aux formes de gouvernement. Mais la violence prise par le débat, les alarmes semées par

ennemis de l'ordre et de la paix intérieure, qui pourraient aboutir au sacrifice ignominieux de la souveraineté et des droits de la nation, m'ont convaincu que, en tolérant ce débat, je violais le serment par moi prêté à la nation en présence de Dieu. Je me suis en conséquence décidé à mettre un terme à ces discussions dangereuses, et j'ai été contraint d'assumer cette responsabilité, parce que la presse avait malheureusement dépassé les sages limites

que

lui conseillaient la modération et la prudence.

La nation maintiendra , aussi longtems qu'elle voudra le maintenir, le système républicain, qu'elle a adopté avec joie; je le maintiendrai, moi aussi, comme j'ai promis de le faire, et je supplie la Providence de nous aider dans nos desseins, de nous permettre d'élever notre édifice social sur les bases de l'ordre et de la liberté, et de permettre que, dans l'exercice de nos droits, les injustices, les crimes et les outrages ne souiilent jamais une cause si sacrée en elle-même.

Les principes de mon administration sont: courage
et constance dans la défense de la nation contre les at-
taques faites à ses droits par l'étranger, liberté de se
donner une constitution, union et confiance réciproque
entre le gouvernement et le peuple, tranquillité à l'inté-
rieur, respect des lois, exemption de tous les sacrifices
qui ne sont pas nécessaires au maintien de ces dons pré-
cieux. L'armée combattra sur tous les points où l'or-
donnera le destin; le peuple la soutiendra dans ses ef-
forts et je supplie l’Arbitre suprême des nations de
nous prendre tous sous sa sauvegarde.
Mexico, le 21 Mars 1846.

MARUENO PAREDÈS Y ARRILLAGA,
Président provisoire de la république

de Mexico

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