Images de page
PDF
[merged small][merged small][graphic][graphic][merged small][merged small][merged small][graphic][graphic][ocr errors][ocr errors][graphic][graphic][ocr errors][graphic][ocr errors][ocr errors][ocr errors][ocr errors][ocr errors]

A VER T! S SEM ENT DE LA NOU D'ELLE ÉDITION

LE teccte de cet ouvrage a déjà paru dans le premier volume de l’Histoire de France publiée sous la direction de M. Ernest Lavisse. On y a ajouté quelques éclaircissements, et on l’a enrichi de quelques cartes nouvelles; mais en somme ces parties ont subi peu de changements. La nouveauté consiste dans les illustrations qui accompagnent le livre. Elles sont destinées à lui servir de commentaire.

Ceci appelle quelque eæplication; car on peut se demander si l'image n’est pas plutôt de nature à distraire l’attention du lecteur. Tel serait peut—être le cas si l’on s’était simplement proposé de reproduire un chois: de paysages pittoresques empruntés aux diverses parties de la France. Mais on a cherché autre chose. Sans dédaigner le pittoresque, on a surtout visé l’empressif. On a essayé de fortifier la description par le témoignage des yeux. et de rapprocher de plus en plus ce livre des réalités dont il traite.

L’image incorporée à la description s’impose de plus en plus aujourd’hui comme la justification obligée d’un ouvrage géographique. Non seulement elle le précise et le contrôle, mais elle le complète; car il y a dans la nature, même transposée sur l’image, plus de variétés et de nuances qu’une description n’en saurait atteindre. L’image est essentiellement suggestive. Mais précisément par là elle gagne à son tour à être eœpliquée.

Il y a une méthode géographique d’interpréter les paysages. Cette interprétation met surtout en jeu des facultés d’analyse. Un paysage terrestre est un ensemble compleœe dans lequel, pour ne parler d’abord que des formes, entrent des éléments d’âge et de conformation difi'érentes. Le géographe se voit en présence d’une combinaison de lignes et de formes qui ont chacune leur signification: les unes comme expression d’énergies en pleine vigueur; d’autres

comme témoins d’actions torrentielles ou glaciaires en partie éteintes; d’autres

enfin comme restes émoussés de quelque topographie remontant à des âges lointains.

« PrécédentContinuer »