Les lacs de l'Afrique équatoriale: voyage d'exploration exécuté de 1883 à 1885

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Hachette et cie, 1890 - 604 pages
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Page 233 - L'éponge peut mesurer de 100 à 200 mètres de large, sur une longueur indéterminée; son aspect est celui d'un vallon couvert d'herbes courtes et dont les pentes, parfois à peine sensibles, se rejoignent sur un ruisseau limpide. La végétation flottante qui recouvre ces pentes est faite de petites racines enchevêtrées, se présentant tantôt sous la forme d'une large plaque de gazon qui s'ébranle tout entière sous l'effort du pied, tantôt sous la forme de mottes de tourbe, baignées dans...
Page 371 - ... qu'il lui avait vendue, disait-il. En sortant, je jetai un coup d'œil sur les fortifications, qui, dans leur genre, sont une merveille africaine. Le fossé circulaire, profond de 2" 50, est garni d'épines ; les talus d'escarpe et de contrescarpe, percés de meurtrières, mesurent 1° 50 de hauteur et abritent entièrement les huttes d'une fusillade extérieure. Le terre-plein qui, d'ordinaire, permet l'accès des portes au-dessus du fossé, est remplacé par un tronc d'arbre qu'on n'a qu'à...
Page 31 - ... on lui fixa la tête par une corde qui lui passa en travers du front, et il fut porté à cinquante mètres du village, auprès d'un baobab que j'ai vu. Mazoungéra lui trancha d'abord toutes les articulations, pendant que retentissait le chant de guerre, et que le tambour battait une marche triomphale. Puis, entamant la gorge de sa victime , et trouvant son couteau émoussé , l'infâme s'arrêta pour en aiguiser le tranchant, et termina son œuvre sanglante, en arrachant la tête, avant que...
Page 368 - ... noire que le visage. Les extrémités sont minces, délicates, bien attachées, même aristocratiques ; et quand il parle, ses gestes ont une distinction que je n'ai jamais rencontrée en Afrique. Son chef est couvert d'un chapeau à grandes cornes, tout garni de caoris et de lambeaux d'étoffe rouge. Deux ou trois colliers de grosses perles s'enlacent autour du cou. Le buste est nu ; à la ceinture seulement commence le fameux vêtement qui fait tout son orgueil. C'est une espèce de crinoline...
Page 420 - Cramponné des pied* et des mains,- il agrandit l'ouverture avec une hachette, harcelé par un tourbillon d'abeilles, que ses camarades tâchent d'écarter, en enfumant l'arbre tout entier. Il peut enfin passer la main par l'étroit orifice: mais, après dix minutes de ce travail, le malheureux revient la figure enflée au point de lui fermer les yeux, et il est rare que le même homme puisse cueillir deux ruches le même jour.
Page 595 - ... toujours en quantité plus ou moins grande, des parties plus résistantes sous forme de blocs inaltérés et aux contours arrondis. Que par une déclivité quelconque du terrain, le ruissellement et l'écoulement des eaux puissent se faire, et cela pendant un long période, toute la partie arénacée et désagrégée sera emportée dans des régions inférieures, pour laisser subsister l'amoncellement bizarre de ces gros blocs les uns sur les autres. Ce phénomène observé dans tous les pays...
Page 594 - SOUB toutes réserves, seraient plutôt avec le Tertiaire (Nummulitique) ou avec le Crétacé supérieur; mais, comme toutes les analogies à grande distance, elles ne sont pas bien probantes. Rien ne peut prouver que, dans les régions africaines, il n'y ait pas eu des Cyrènes et des Poissons de ces groupes avant l'époque où ils ont apparu en Europe.
Page 4 - ITuianembé, se prèle admirablement à la formation d'une caravane ; une grande partie de la population noire passe son existence à courir du Tanganyka à Bagamoyo, et réciproquement. Aussi nomades que les Arabes dont ils dépendent, les esclaves s'engagent volontiers sous les ordres de l'Européen, qu'ils commencent à connaître. Presque tous, venus des quatre coins de l'intérieur, rompus à la rude existence des caravanes, y retournent par la force de l'habitude, ne prenant le temps que de...
Page 367 - J'étais enQn libre, mon maître ! mes hommes se montraient d'un dévouement sans bornes, à l'exception de quelquesuns qui, pendant mon absence, avaient essayé de me trahir ; mes blessures allaient se guérir en quelques jours de repos ; jamais enfin mon horizon ne m'avait semblé plus clair, l'Afrique plus clémente. Dans ce maudit pays, hélas! ces jours-là n'ont jamais de lendemain. Dès le soir, Cazembé me donna un aperçu du bon accueil que je devais attendre.
Page 3 - LOUAPOULA. aux grands lacs des proportions merveilleuses, montraient à chaque pas des miues d'or, de charbon et de cuivre, une source inaltérable de richesses pour l'Europe. Je m'étais attendri avec Livingstone sur le sort de ces pauvres Africains! Qui ne deviendrait négrophile à la lecture émouvante de toutes ces scènes d'esclavage? Aujourd'hui beaucoup de mes illusions se sont envolées. Qu'on ne croie pas cependant que je veuille toucher à la mémoire de Livingstone; on peut ne pas aimer...

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