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13058. — PARIS, IMPRIMERIE A. LAHURE

Rue de Fleurus, 9,

LES PRINCIPES

DE

LA PHILOSOPHIE

PREMIÈRE PARTIE
Avec une introduction, des notes et un commentaire

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Les citations sont empruntées à l'édition des Euvres de Descartes, par Victor Cousin. Le chiffre romain indique le tome de cette édition, et l'autre chiffre la page du tome. Pour le Discours de la Méthode, consulter l'édition classique de M. E. Rabier, librairie Chi. Delagrave.

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INTRODUCTION

Pour Descartes ?, comme pour les philosophes anAtiques, la philosophie est l'amour de la sagesse, et la

sagesse est la science une et universelle, l'explication totale des choses, même des plus différentes en appa3rence, physiques, métaphysiques et mathémathiques

1. René Descartes naquit à la Haye, en Touraine, le 31 mars 1596.

Elevé de 1601 à 1612 au collège des Jésuites de la Flèche, il prit, Ven 1617, du service comme volontaire en Hollande et en Allemagne. In Après divers voyages il revint en France en 1621. En 1629, décidé rà se consacrer exclusivement à la recherche de la vérité, il se re.

a tira en Hollande, où il resta vingt ans. En 1649, sur les instances de Sla reine Christine, il se rendit en Suède. Il mourut à Stockholm le 11 février 1650.

Ouvrages de Descartes : Discours de la méthode pour bien conduire sa raison et chercher la vérité dans les sciences, plus la Dioptrique, les Météores, et la Géométrie, qui sont des essais de celte méthode, Leyde, 1637; - Meditationes de prima philosophia, in quibus Dei existentia et animæ a corpore distinctio demonstrantur, - Amsterdam, 1642; Principia philosophiæ, Amsterdam 1644; Traité des Passions de l'âme, Amsterdam, 1649 ouvrages posthumes : L'homme, Paris, 1664 ; – Le monde ou Traité de la lumière, revu et corrigé par Clerselier, 1664; Lettres, publiées par Clerselier, 1667; Renati Descartes opuscula poThuma, physica et mathematica, Amsterdam, 1701 ; - Euvres complètes de Descartes, publiées par V. Cousin.. — Consulter sur la philosophie de Descartes : Bordas-Demoulin, le Cartesianisme, Paris 1843; F Bouillier, Histoire de la philosophie cartésienne, Paris, 3e édit. 1868; L. Liard, Descartes, Paris, 1882.

Par là Descartes tient au passé. Il s'en sépare et inaugure une façon de philosopher entièrement distincte de celle qui avait prévalu pendant tout le moyen âge, en rompant ouvertement avec la tradition, en ne reconnaissant qu'une seule autorité, celle de la raison, en n'admettant pour vrai que ce que cette raison lui représente comme évident. De là un système conçu pour une fin semblable à celle qu'avaient poursuivie les anciens sages, mais fait de matériaux entièrement nouveaux et unis entre eux par des liens qu'on n'avait pas connus encore.

Les Principes, publiés en 1644, c'est-à-dire sept ans après le Discours de la méthode, sont l'exposé le plus complet que Descartes nous ait laissé de ses pensées, celui où se manifestent le mieux ses dernières intentions systématiques. C'est un traité de physique à base métaphysique. Mais on se ferait une idée imparfaite de la philosophie cartésienne, on en méconnaîtrait la génération véritable, si l'on isolait les Principes de la méthode.

La philosophie de Descartes, qu'on la considère dans son ensemble ou dans telle ou telle de ses parties, est le fruit authentique de la méthode. Dans le Discours publié en 1637, Descartes a résumé en quatre brèves et obscures formules les préceptes suivant lesquels il faut conduire sa raison pour chercher la vérité dans les sciences.

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