Grandeur et Décadence des romains, politique des romains, dialogue de Sylla et d'Eucrate, Lysimaque, et Pensées: Lettres persanes et temple de Gnide

Couverture
Librarie de Firmin Didot, 1845 - 566 pages
 

Avis des internautes - Rédiger un commentaire

Aucun commentaire n'a été trouvé aux emplacements habituels.

Pages sélectionnées

Autres éditions - Tout afficher

Expressions et termes fréquents

Fréquemment cités

Page 187 - ... prendre la peine de briller: un homme de cette espèce présente toujours le flanc, et tous les autres sont sous le bouclier. Rien ne m'amuse plus que de voir un conteur ennuyeux faire une histoire circonstanciée sans quartier : je ne suis pas attentif à l'histoire, mais à la manière de la faire. Pour la plupart des gens , j'aime mieux les approuver que de les écouter. Je n'ai jamais voulu souffrir qu'un homme d'esprit s'avisât de me railler deux fois de suite. J'ai assez aimé ma famille...
Page 253 - Tu ne le croirais pas peut-être, depuis un mois que je suis ici, je n'y ai encore vu marcher personne. Il n'ya point de gens au monde qui tirent mieux parti de leur machine que les Français; ils courent, ils volent.
Page 111 - Il ya des causes générales, soit morales, soit physiques, qui agissent dans chaque monarchie, l'élèvent, la maintiennent, ou la précipitent; tous les accidents sont soumis à ces causes; et, si le hasard d'une bataille, c'està-dire une cause particulière, a ruiné un État, il y avait une cause générale qui faisait que cet État devait périr par une seule bataille. En un mot, l'allure principale entraîne avec elle tous les accidents particuliers.
Page 10 - Ce n'est pas ordinairement la perte réelle que l'on fait dans une bataille (c'est-à-dire celle de quelques milliers d'hommes) qui est funeste à un état , mais la perte imaginaire et le découragement qui le prive des forces mêmes que la fortune lui avoit laissées.
Page 43 - État où l'on ne croit voir que du trouble, c'est-à-dire une harmonie d'où résulte le bonheur, qui seul est la vraie paix. Il en est comme des parties de cet univers, éternellement liées par l'action des unes et la réaction des autres.
Page 20 - Lorsqu'ils accordaient la paix à quelque prince, ils prenaient quelqu'un de ses frères ou de ses enfants en otage, ce qui leur donnait le moyen de troubler son royaume à leur fantaisie. Quand ils avaient le plus proche héritier, ils intimidaient le possesseur ; s'ils n'avaient qu'un prince d'un degré éloigné, ils s'en servaient pour animer les révoltes des peuples. Quand quelque prince ou quelque peuple...
Page 10 - Lorsqu'on voit deux grands peuples se faire une guerre longue et opiniâtre , c'est souvent une mauvaise politique de penser qu'on peut demeurer spectateur tranquille ; car celui des deux peuples qui est le vainqueur entreprend d'abord de nouvelles guerres, et une nation de soldats va combattre contre des peuples qui ne sont que citoyens.
Page 83 - Rome , tant de guerres entreprises , tant de sang répandu , tant de peuples détruits, tant de grandes actions, tant de triomphes, tant de politique, de sagesse, de prudence , de constance , de courage; ce projet d'envahir tout , si bien formé , si bien soutenu , si bien fini , à quoi aboutit-il , qu'à assouvir le bonheur de cinq ou six monstres?
Page 19 - Il ôtait une partie du domaine du peuple vaincu pour la donner aux alliés : en quoi il faisait deux choses; il attachait à Rome des rois dont elle avait peu à craindre , et beaucoup à espérer ; et il en affaiblissait d'autres dont elle n'avait rien à espérer , et tout à craindre.
Page 97 - Ce qu'on appelait l'empire romain dans ce siècle-là était une espèce de république irrégulière , telle à peu près que l'aristocratie d'Alger, où la milice , qui a la puissance souveraine , fait et défait un magistrat qu'on appelle le dey ; et peut-être est-ce une règle assez générale que le gouvernement militaire est, à certains égards, plutôt républicain que monarchique.

Informations bibliographiques