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- lieu de celle que l'église ordonne de dire ces joursAN. 1536. là. 17o. On exhorte les fideles à être attentifs à la

confession qui se fait au commencement de la messe, d'autant que l'absolution que le prêtre donne, · les regarde afin de les mettre dans une disposition · d'entendre saintement la messe. 18o. On explique

pourquoi le prêtre a des ministres à l'autel. 19o. On
veut que le culte divin se fasse avec beaucoup de
respect & de modestie. 20°. On parle de la vie &
des mæurs des clercs. 21°. On rapporte les raisons
pour lesquelles on doit punir les clercs qui se com-
portent mal. 22°. Il est dit que le faste, le luxe &
I'avarice sont ordinairement la cause pour laquelle
les ecclesiastiques ont une mauvaise réputation ; &
qu'ils doivent se souvenir plûtôt de leur devoir
que de leur dignité. 230. On les avertit qu'ils ne
sont pas appellez pour être servis, mais pour servir.
24°. Qu'ils doivent s'abstenir des grands repas, de
la bonne chere, de l'yvrognerie, & autres vices.
25o. On remarque qu'il seroit à souhaiter qu'ils n'af- .
fiftassent pas même aux nôces. 26°. On regle la
modestie des clercs dans leurs habits. 270. On s'é-
leve contre ceux qui se font chapellains des grands
pour être toûjours à une bonne table. 280. On dé-
fend aux prêtres d'avoir des femmes chez eux, fi
ce n'est leur mere, leur sæur, leur tante ou leur
ayeule. 29o. On les exhorte à ne se point laisser al-
ler à l'avarice, qui est détestable dans un prêtre.
30°. Il est permis aux ecclesiastiques de faire un pe-
tit métier honnête , afin de pouvoir subsister sans
avilir le sacerdoce. 3.10. On leur défend de s'embar-
rasser dans les affaires seculieres , & d’être mar-

thedrales & colles

chands. 32o. On condamne les clercs qui s'appliquent à la magie, aux sortileges, qui font les bouf- An. 1536. fons chez les grands , & qui ont un air de comedien. La troisiéme partie des reglemens de ce concile XLI.

Des églises mê concerne les églises métropolitaines, cathedrales tropolitaines, ca& collegiales, & contient trente & un articles. en el desaics 1°. Il est dit que les églises cathedrales étant le fie- Colle A. conc.com. ge de l'évêque, ne doivent pas être les dernieres à 14. p. 510. feqa se reformer, pour servir de lumieres aux autres églises du diocése. 2o. Les églises collegiales aïant le second rang après les cathedrales, & les mêmes dignitez, les doïens des unes & des autres de ces églises doivent avoir foin que les clercs vivent d'une maniere qui réponde à la sainteté de leur état. 30. Comme il y a plusieurs dignitez dans ces églises, chacun doit faire attention à ce que porte le nom de son office pour en remplir dignement les devoirs. 4°. Les chanoines doivent être reguliers en toutes choses, suivant la signification de leur nom, qui veut dire un homme canonique, ou qui vit selon les canons, & ils doivent se souvenir que dans lcur premiere origine, ils vivoient en commun, comme le désigne la situation de leurs maifons, qui sont placées autour de l'église, afin que n'aïant qu'une seule demeure, ils n'aïent ausli qu’un mềme esprit & un inême cæur, à l'exemple des premiers chrétiens. so. On marque de quelle maniere on doit chanter l'office divin. 6°. Pendant cet office & la celebration des saints mysteres on ne doit avoir que des pensées saintes. 70. On donne au doïen le droit de punir ceux qui manquent,

AN.

de respect dans l'église. 80. On prescrit la maniere dont on doit y être vêtu. 90. On parle de la vigilance necessaire au doïen. 10°. Il est ordonné que les chanoines qui manqueront à quelqu'un des of fices, soit à la messe après l'épitre , ou aux autres heures après le premier pseaume, ne recevront point la distribution qui y est attachée. 110. On obligera les vicaires à assister à l'office divin. 120, On contraindra à la résidence ceux qui y sont obligez par la fondation de leurs benefices. 130. Il n'est pas permis d'assister à l'office divin, précisement en vûë du gain qu'on en retire. 14°. On tiendra les chapitres pour les mæurs & pour la discipline, avec plus de soin qu'on n'a fait jusqu'à present, & les choses saintes en doivent être le sujet plâtộc que les prophanes. 15°. Il en joint aux archidiacres à qui la coûtume donne le droit de juger des affaires de discipline , de s’acquiter de leur devoir à la requisition du doïen, à faute de quoi le doren & le chapitre en deviendront les juges ; mais fi ceux-ci négligent de faire justice, ou qu'ils soient eux-mêmes coupables, l'ordinaire pour lors en sera juge. 16o. Le doïen & les chanoines doivent s'emplorer à reconcilier ceux qui font divisez, & à porter à la paix les esprits broüillons. 17o. On ordonne des peines contre ceux qui aiment le trou, ble & qui sement la division. 18o. On défend d'avancer, ou de reculer l'office à l'occasion des assemblées capitulaires. 19o. On examinera les statuts des églises cathedrales & collegiales, pour en ôter tout ce qui peut donner occasion de dispute, & qui peut être contraire à la pureté de l'évangile, parce qu'il

s'en trouve quelques-uns qui ont été faits par des a vûës trop interesecs. 200. On sera fort sobre à exi- An. 1536. ger le serment des chanoines dans les chapitres. 21°. On accordera aux jeunes chanoines étudians le gros de leurs benefices en faveur des études, pourvû qu'ils en rapportent des certificats en bonne forme. 220. Il est ordonné que les nouvcaux chanoines reçûs toucheront les fruits de leurs bencfices, quoique leurs prédecesscurs n'eussent pas pris possession, sans que les anciens chanoines reçus y puissent rien prétendre. 230. Tous contribuëront aux communs besoins de l'église. 24°. L'officialité pour l'exercice de la jurisdiction ecclesiastiquc ne se tiendra point dans l'église, ni dans aucun licu qui en soit proche. 25o. On défendra aussi les promenades dans les églises. 260. Aussi bien que les pieces de theatrcs, & les spectacles. 270. On défend à ceux qui servent à l'aurel, de quitter leur poste pour aller chanter au lutrin, & retourner ensuite à l'autel. 280. Il est dit que les collegiales ne viendront en possession à la cathedrale, que les seuls jours ausquels l'évêque officiera, suivant l'ancien usage , pour y recevoir la communion ou la benediction de l'évêque. 29o. On observera les autres processions à l'ordinaire. 30°. Les églises collegiaIcs ne viendront plus à l'avenir à la cathedrale , lorsqu'on y chantera les vigiles pour l'anniversaire des évêques, à cause de la confusion des voix , qui fait que le chant n'inspire aucune devotion ; mais elle les chanteront chacune dans leur église, & le lendemain elles se rendront à la cathedrale pour assister à la messe. 31o. On se plaint que dans légli

XLII.

e de

teurs.

- se, il ne reste plus des ordres mineurs que le nom, An. 1536. personne de ceux qui les reçoivent n'en faisant les

fonctions, & n'y aïant que les laïques qui s'en acquittent presentement ; le concilc veut qu'on reforme cet abus.

La quatriéme partie qui traite des curez,de leurs Des curez., viçai- vicaires , & des autres ministres de la parole de

Dieu , est comprise en dix-huit articles. 1°. On Colle&t. conc.com. doit examiner avec soin ceux qu’on admet à ces 14.0.518. eg seg,

*2 fonctions. 2°. Qui sont ceux qu'on doit y admet

tre. 3°. Prier Dicu qu'il cnvoïe de dignes ouvriers dans la moisson. 4° En exclure les mauvais ouvriers. 8°. Empêcher que la mauvaise doctrine qui commence à se répandre, ne s'accroisse ; & pour cela n'admettre personne à la prédication qu'il ne soit approuvé de l'ordinaire. 6". On défend aux' curez de s'absenter de leurs paroisses, & d'y mettre des vicaires sans une permission particuliere de leurs évêques. 70. Il-est défendu aux religieux mendians, conformément au concile de Vienne, de prêcher sans s'être presentez aux évêques ou à leurs grands vicaires. 80. On parle de la moderation avec laquelle ces religieux doivent prêcher. 9o. On les avertit de bien prendre garde, de ne point parler mal en prêchant, des curcz, des évêques, du clergé & des magistrats,comme ils font ordinairement, pour se rendre agréables aux peuples , parce que le clergé a ses superieurs & ses juges, & ce n'est point aux religicux à censurer les prêtres , & à scandaliser par-là leurs auditeurs bien-loin de les édifier. 100. Le concile condamne un abus qui s'étoit gliffé, par le crédit que les moines avoient acquis sus

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