La sculpture flamboyante en Rouergue, Languedoc

Couverture
EDITIONS CREER, 2003 - 382 pages

 Cet ouvrage fait suite aux précédents ouvrages de la série sur la sculpture flamboyante : « Les grands imagiers d'Occident », qui introduisait l'étude de la sculpture flamboyante en Europe (Prix Strasbourg), et aux quatre autres volumes consacrés respectivement à diverses provinces de l'art du gothique tardif : Champagne-Lorraine (Prix des feuilles d'or de Nancy), Normandie, Île de France, Bourgogne, Franche-Comté, Auvergne, Bourbonnais, Forez. Plusieurs générations d'historiens de l'art ont accrédité cette idée tenace selon laquelle l'art languedocien serait une émanation de l'art bourguignon. Il n'est plus permis d'accepter ce jugement. Le Languedoc est une terre de prédilection de l'art flamboyant : le Maître de Rieux n'a pas attendu la venue de Sluter pour exercer son génie exalté et, à l'opposé, les stalles d'Auch prouvent la longue fascination du style. Des circonstances politiques et économiques en ont permis l'essor, grâce au concours de mécènes dont l'exemple initial a été fourni par les comtes d'Armagnac. C'est en sa qualité de bastion de l'État armagnac que le Rouergue a pu jouer un rôle si considérable dans la survie et le renouveau des traditions méridionales. Malheureusement, mis à part quelques artistes très célèbres comme Jacques Morel ou Nicolas Bachelier, la production languedocienne est trop souvent tributaire d'un impénétrable anonymat. À défaut d'en percer le mystère, des groupements multiples sont donc proposés, révélant l'extraordinaire richesse de la production et la grande diversité de ses ateliers.

EXTRAIT

Extraits du sommaire de l'ouvrage  

- Introduction  

- I - Généralités : les conditions historiques. Les conditions matérielles de l'essor artistique. L'abondance des ouvres et le vandalisme.  

- II - Le cadre flamboyant : le décor, les porches, baldaquins et ambans, les voûtes, les portails et les rosaces, les clochers, les clôtures et les jubés, les repositoires, les maisons à colombage et les maisons de pierre.  

- III - Les thèmes iconographiques : La Maternité de Sainte Anne, La Sainte Filiation, l'Annonciation, la Visitation, l'Adoration des Mages, la Fuite en Égypte, la Vierge à l'Enfant, le Baptême du Christ, le Christ de l'Agonie, le Christ à la colonne, l'Ecce homo, le Christ de pitié, la Crucifixion, le Vierge de Pitié, la Lamentation, la Mise au tombeau, la Vierge de douleur, la Résurrection, le Christ de la vision de saint Grégoire, la Sainte Face, la Pentecôte, La Trinité, l'Assomption, le Couronnement de la Vierge, la Vierge des litanies, la Vierge de gloire, la Vierge et le Rosaire, les apôtres, les prophètes et les sibylles, les saints protecteurs, l'art funéraire, les Vertus.  

- IV - L'art du portrait : les portraits debout, les portraits agenouillés, les gisants, les portraits en médaillon, les effigies cachées.   - V - Les imagiers et les ateliers : le renouveau occitan, le « mécénat » comtal et l'éclosion de l'art rouergat (1400-1450), le courant morélien, les apports burgondo-flamands, les ateliers villafranchois, l'âge d'or ruthénois (1490-1540), les ateliers albigeois (1490-1530), les derniers ateliers languedociens, l'art des huchiers, les ateliers de menues ouvres.  

- Conclusions, bibliographie, et index.

 

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Table des matières

Généralités p
9
Le cadre flamboyant P
47
Le rôle des lapicides p
61
Droits d'auteur

Expressions et termes fréquents

Fréquemment cités

Page 11 - ... Gascogne, pas plus du peuple que des seigneurs. En outre, il ne faut pas oublier que d'une part Jean IV était contraint de ménager les Anglais, ses voisins immédiats, et que de l'autre il caressait toujours le rêve — un...
Page 25 - Hommage lui fut alors rendu par le Dauphin dans la cathédrale du Puy le 16 mai 1420.

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