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V. Aimeric de MostueJOULS, Jer du nom, chevalier, seigneur des châtelux de Mostuejouls et de Liaucous, né vers 1160. Il épousa une dame nommée Aigline, qui était veuve de lui en 1214. Il est rappelé avec la qualification de monseigneur Aimeric de Mostuejol, dans une sentence arbitrale rendue entre Englès, alias Richard de Mostuejouls, son petit-fils et Pierre, oncle de ce dernier, le 10 des calendes de juin (23 mai) 1252, sentence qui fait voir qu'Aimeric ler avait possédé des biens et droitures à Peyrelau. Il est encore rappelé dans une reconnaissance féodale donnée au même Englès de Mostuejouls, son petit-fils, le 17 des calendes de février (16 janvier) 1272. Aigline, veuve d'Aimeric fer, parait dans deux chartes de 1220 et et 1232. Par la dernière elle mit en liberté une femme qui avait été arrêtée comme prévenue de vol, et conduite au château de Mostuejouls. C'est ce que rappelle une information faite le mercredi après la fête de Saint-Gilles 1262, au sujet de la justice et de la possession du mas de Peyrat, et insérée dans une sentence obtenue sur icelle par Richard, surnommé Englès de Mostuejouls, son petit-fils, le lundi après la fête de Saint-Thomas, apôtre, de la même année. Du mariage d'Aigline et d’Aimeric étaient issus quatre fils :

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po Guillaume, ser du nom, dont l'article suit ;
go Pierre, IIe du nom, auteur de la branche des seigneurs de

Llaucous, puis de Mostuesouls, rapportée ci-après ;
go Aimeric de Mostuejouls, décédé avant le 23 mai 1259 ;
go Raimond de Mostuejouls, rappelé dans l'information de

l'année 1262.

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VI. Guillaume DE MOSTUEJOULS, jer du nom, chevalier, seigneur du château de Mostuejouls, de Liaucous, etc., fit un échange le 2 avril 1225 avec Raimond d'Anduse, chevalier, baron de Floirac, et par acte du même jour, passé devant Jean de Campo Albaldo, notaire royal, Guillaume de Montségur, damoiseau, s'obligea envers lui à contraindre les tenanciers du mas de la Vieille-Baume de lui fournir reconnais

ume/

DE LEVEZOU :

gueules.

sance du cens par eux dû sur ledit mas à lui cédé par le seigneur de Floirac. Guillaume de Mostuejouls fut présent avec Pierre de Senaret, chevalier, à un hommage rendu par Gui de Severac à l'évêque de Mende, le 3 des ides (12) de mai 1244. (Hist. de

Languedoc, t. III; Preuves, col. 435.) Levezone d'azur au lion enu- (de LEVEzou), veuve de Guillaume de Mostuejouls (1), fumé et lainpasse de fut présente à la sentence arbitrale du 23. mai 1252.

L'information de 1262 avait pour objet de constater que la haute, moyenne et basse juridiction dans le château de Mostuejouls et dans le mas de Peyrat appartenait à Guillaume de Mostuejouls, et que le comte de Poitiers et de Toulouse n'y en avait aucupe. C'est ce qui résulta du témoignage de la plupart des témoins, lesquels déposerent avoir vu ledit feu messire Guillaume de Mostuejouls, chevalier, exercer différents actes de justice, et faire exécuter le jugement du fer chaud, pendre, brûler et fouetter, tant hommes que femmes, pour vols et autres crimes et délits commis dans le château de Mostuejouls et son ressort. Il laissa huit enfants :

po Richard, dit Englès, dont nous allons parler ;
3° Aimeric de Mostuejouls,s, švivants le 23 mai 1952 ;
4° Dauphine de Mostuejouls, mariée avec Gaucelin, seigneur

d'Altier en Gévaudan, qui autorisa l'abandon qu'elle fit à
son frère Richard de tous ses droits paternels, par acte du

14 mai 1253 ; 5° Jacquine de Mostuejouls, mentionnées dans la sentence 6° Richardette de Mostuejouls,

arbitrale du 23 mai 1252.

Richardette épousa Gui, 7° Ferrande de Mostuejouls, seigneur de Severac ; 8° Lavezone de Mostuejouls, femme de Jean de Landorre,

chevalier, seigneur de Salmiech.

() Elle descendait de Raimond de Levezou, chevalier, qui fut présent, en 1112, à la charte de donation faite à l'abbaye de SaintVictor de Marseille, des églises de Saint-Pierre et de Saint-Léonce, par Richard, comte de Rodez, et était arrière-petite nièce d'Ara naud de Levezou, archevêque de Narbonne, mort en 1149.

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VII. Richard, dit Englès de MostueJouls, chevalier, seigneur en partie de Mostuejouls et de Liaucous, eut un différent avec Pierre de Mostuejouls, son oncle, relativement aux successions de feu Guillaume de Mostuejouls, père d'Englès, et d’Aimeric, son oncle, tous deux frères du même Pierre. On convint de s'en rapporter à la décision d'un arbitre choisi, et d'exécuter son jugement sous peine de 100 marcs d'argent. Ce jugement, du 10 des calendes de juin (23 mai) 1252, régla ainsi le partage. Englès conserva le château de Mostuejouls et toute la part que son père avait eue dans les paroisses de Saint-Pierre de Mostuejouls, de St-Jean de Clauzelles et de Noviz, ainsi que tous les biens et droitures de feu Aimeric, son aïeul, sobre Peiraleu dans la broa esus uel Mairoissel. Son oncle Pierre eut pour sa part tous les biens qui avaient appartenu audit Aimeric, son frère, et dont ce dernier lui avait fait donation, et de plus le mas de Franquiran. Cette sentence, prononcée à Creyssel, devant la porte de l'église de St-Julien, fut ratifiée par les parties, en présence de Hugues, comte de Rodez, de frère Roger de Cabarès, Pons d’Albes, P. Gaucelin de Follaquier, Guillaume Rostaing, Boson de Monestier, Berenger d'Auriac, Berenger de la Fare, etc. Ce fut en faveur de Richard de Mostuejouls, chevalier, surnommé Englès, que fut rendue en la cour de Milhau la sentence du lundi après la fête de Saint-Thomas 1272 (1), qui renvoie à sa juridiction un homme prévenu d'avoir frappé jusqu'à effusion de sang Bernard de Pinadel, et qui déclinait cette juridiction pour être renvoyé à celle du comte de Poitiers et de Toulouse. Par acte du dimanche avant la Nativité de N.-S. 1266, passé devani Ytier, notaire public, Bertrand de Barre, prieur de la Canourgue, stipulant pour l'église de St-Pierre de Mostuejouls, reconnut que messire En

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(1) Guillaume de Mostuejouls, son père, et Aimeric, son aïeul, sont

haree

nommés dans une reconnaissance féodale que lui donna Deodat Benoît, prêtre, en la même année 1272. (Original aux archi ves du chateau de Mostuejouls.)

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glès de Mostuejouls avait la justice mère et mixte impère sur toutes les terres que possédait ladite église, dans la mouvance du château et lieu de Mostuejouls, à l'exception d'un héritage légué à cette église par Guillaume Benezeg. Noble Englès de Mostuejouls, chevalier, seigneur du château de Mostuejouls en partie, vendit le 5 des calendes de juillet (27 juin) 1276, à Alamande de Mostuejouls, au nom et comme mère et tutrice de Pierre de Mostuejouls, les trois parts des lieu et paroisse de Liaucous, avec les cens, seigneurie, directes, ventes, lausimes, droits d'investi ture, terres, prés, pâturages, etc., qu'il avait acquis de noble Saur de la Canourgue, fille de feu Foulques de la Canourgue et femme de Guiral Aerra de SainteColombe. Cet acte fut reçu par Guillaume Nicolas, notaire à Chirac. Englès possédait le château de Mostuejouls par indivis avec Richard de Mostuejouls, damoiseau. Quelques débats s'étant élevés au sujet de leurs prétentions respectives, elles furent réglées par un accord fait le lundi après la fête de Ste-Catherine 1283, par la médiation de Raimond de la Roque, chevalier, et de Guillaume Grimoard, damoiseau. . Par cet acte, passé devant Raimond de Morières, notaire public de l'autorité épiscopale en la ville de Mende, en présence de l'évêque Etienne et de Lordet de Chirac, chevalier, il fut arrêté que Englès aurait la tour du château de Mostuejouls, à condition qu'il ne pourrait lui donner plus de hauteur que celle qu'elle avait actuellement; que le moulin situé sur le Tarn appartiendrait à Richard, sans qu'il pût le vendre ni l'hypothéquer, non plus que sa portion du château, à nulle

personne plus puissante, aut nobiliorem aut meliorem honore vel divitiis, principalement à Pierre de Mostuejouls; mais seulement à lui, Englès, et à ses successeurs ; enfin, qu'ils jouiraient en commun et par indivis de la vigne del Contrast. Englès ne vivait plus le 6 mars 1286. Il avait eu de son mariage avec Guillelmine, légalaire d’Aimeric II de Mostuejouls, son petit-fils, le 4 octobre 1322 :

° Guillaume, II du mentionné ci-après ;

nom,

2o Raimond de Mostuejouls, cardinal du titre de Saint-Eu

sebe, premier évêque de Saint-Flour, puis évêque de SaintPapoul, etc. Il naquit au château de Mostuejouls, et entra dans l'ordre de Saint-Benoît, en l'abbaye de Saint-Guilhem du Désert, au diocèse de Lodève. Il devint docteur en decret, chapelain du pape Jean XXII, prieur de Saint-Martin, de Londres au diocèse de Maguelonne, puis abbé de SaintTiberi en 1316. D'après Baluze, suivi par l'abbé Fleury, Raimond de Mostuejouls était aussi pourvu du prieuré de Saint-Flour, lorsque le pape, ayant fait de Saint-Flour le siége d'un nouvel évêché, l’en nomma premier évêque au mois de juillet 1317 (1). Il passa de ce siége à celui de SaintPapoul au commencement de l'année 1319. Le 16 juillet de cette année le pape le nomma avec Jean de Comminges, archevêque de Toulouse, et Jacques Fournier, évêque de Pamiers, pour juger Bernard Délicieux, de l'ordre des frères mineurs, l'un des principaux promoteurs du schisme des spirituels, et qui par sentence des évêques de Pamiers et de Saint-Papoul, assistés des évêques de Carcassonne, de Mirepoix et d’Aleth, du 8 décembre 1319, fut dégradé des ordres sacrés et condamné à une prison perpétuelle. Raimond de Mostuejouls s'occupa avec zèle des soins nombreux

que

réclamait l'évêché de Saint-Papoul, dont l'érection datait à peine de deux années (1317). Les statuts qu'il établit pour ce diocèse sont cités comme un monument de laute sagesse et de charité pastorale. Il fit don à sa cathédrale d'une grande croix et de plusieurs ornements, et unit au grand prieuré de son église le prieuré de Montserrand, situé dans son diocèse et qui dépendait de la collation de l'évêque. En 1323 il fonda en l'abbaye de Saint-Guilhem du Désert une chapellenie dont il réserva le patronage à son neveu, Aimeric de Mostuejouls. La même charte rappelle les père et mère de ce prélat, Englès de Mostuejouls et Guillelmine, pour lesquels il fonda un anniversaire.Honoré parle pape Jean XXII d'une haute estime pour ses vertus et ses lumières, il fut élevé par ce souverain pontife au cardinalat, le 18 décembre 4327. L'année suivante, les religieux de Saint-Guilhem du Désert, qu'il n'avait cessé de combler de bienfaits, établirent pour lui un anniversaire dans leur couvent. Il fit son testament en 1334. Parmi nombre de dispositions pieuses, on remarque la fondation de six chapellenies dans l'église de Mostuejouls, sous l'invocation de la sainte Vierge ; et le roi Philippe de Valois, par lettres données à Chartres, au mois d'octobre 1335, lui permit d'affecter à la dotation de ces chapellenies jusqu'à cent livres tournois de rente. Il mourut en la même année, et fut inhumé selon ses dernières volon

(1) Voir au sujet de ces diverses nominations les savantes observations de D. Vaissète, llist. de Languedoc, t. IV, p. 564, 566.

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