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Page 444 - Et l'auteur de la nature a pu pratiquer cet artifice divin et infiniment merveilleux, parce que chaque portion de la matière n'est pas seulement divisible à l'infini , comme les anciens ont reconnu , mais encore sous-divisée actuellement sans fin chaque partie en parties , dont chacune a quelque mouvement propre ; autrement il serait impossible que chaque portion de la matière pût exprimer l'univers.
Page 99 - Or, cette suprême sagesse, jointe à une bonté qui n'est pas moins infinie qu'elle, n'a pu manquer de choisir le meilleur. Car , comme un moindre mal est une espèce de bien, de même un moindre bien est une espèce de mal , s'il fait obstacle à un bien plus grand : et il y aurait quelque chose à corriger dans les actions de Dieu , s'il y avait moyen de mieux faire.
Page 90 - Je crois que ce qu'on dit ici pour blâmer la raison, est à son avantage. Lorsqu'elle détruit quelque thèse, elle édifie la thèse opposée. Et lorsqu'il semble qu'elle détruit en même temps les deux thèses opposées, c'est alors qu'elle nous promet quelque chose de profond, pourvu que nous la suivions aussi loin qu'elle peut aller...
Page 99 - ... l'être, la sagesse ou l'entendement au vrai et la volonté au bien. Et cette cause intelligente doit être infinie de toutes les manières, et absolument parfaite en puissance, en sagesse et en bonté, puisqu'elle va à tout ce qui est possible. Et comme tout est lié, il n'ya pas lieu d'en admettre plus d'une. Son entendement est la source des essences, et sa volonté est l'origine des existences.
Page 481 - Dire que l'espace infini est sans parties , c'est dire que les espaces finis ne le composent point , et que l'espace infini pourrait subsister quand tous les espaces finis seraient réduits à rien. Ce...
Page 127 - Si cette règle avait été connue de M. Descartes, il aurait rendu la direction des corps aussi indépendante de l'âme que leur force , et je crois que cela l'aurait mené tout droit à l'hypothèse de l'harmonie préétablie où ces mêmes règles m'ont mené.
Page 112 - Dieu donne toujours à la créature, et produit continuellement ce qu'il ya en elle de positif, de bon et de parfait, tout don parfait venant du père des lumières; au lieu que les imperfections et les défauts des opérations viennent de la limitation originale que la créature n'a pu manquer de recevoir avec le premier commencement de son être, par les raisons idéales qui la bornent.
Page 168 - Dieu : de toutes ces inclinations résulte le plus de bien qu'il se peut; et il se trouve que s'il n'y avait que vertu, s'il n'y avait que créatures raisonnables, il y aurait moins de bien. Midas se trouva moins riche, quand il n'eut que de l'or. Outre que la sagesse doit varier. Multiplier uniquement la même chose, quelque noble qu'elle puisse...
Page 442 - Dieu ; c'est ce que Monsieur Bayle reconnut , lorsque dans son dictionnaire (article Rorarius) il y fit des objections, où même il fut tenté de croire , que je donnais trop à Dieu, et plus qu'il n'est possible.
Page 53 - Je suppose que deux vérités ne sauraient se contredire; que l'objet de la foi est la vérité que Dieu a révélée d'une manière extraordinaire, et que la raison est l'enchaînement des vérités , mais particulièrement ( lorsqu'elle est comparée avec la foi) de celles où l'esprit humain peut atteindre naturellement, sans être aidé des lumières de la foi.

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