Les siècles littéraires de la France: ou Nouveau dictionnaire, historique, critique, et bibliographique, de tous les écrivains français, morts et vivans, jusqu'à la fin du XVIIIe. siècle, Volume 1

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Chez l'auteur imprimeur-libraire, 1801
 

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Page 333 - Las d'espérer et de me plaindre Des muses, des grands, et du sort, C'est ici que j'attends la mort, Sans la désirer ni la craindre.
Page 211 - Écoutez-moi! car je suis le seul qui puisse vous démontrer ces vérités, on ne reconnaissait point dans ce discours les expressions de l'amour-propre, mais les transports d'une âme exaltée par un zèle sans bornes et sans mesure. Ennemi de la routine, il donnait des secousses utiles à ce peuple d'hommes froids et minutieux qui, travaillant sans cesse sur le même plan, suivant toujours la même ligne, ont besoin que l'on rompe quelquefois la trame de leur uniformité.
Page 139 - Elle ne voulut pas faire un trafic honteux de ses charmes; mais elle résolut de se livret à tous ceux qui lui plairoient , et • d'être à eux tant que le prestige dureroit. Volage dans ses amours, constante en amitié, scrupuleuse en matière de probité , d'une humeur égale , d'un commerce charmant , d'un caractère vrai , propre à former les jeunes gens et à les séduire , spirituelle sans être précieuse , belle jusqu'à la caducité de l'âge , il ne lui manqua que ce qu'on appelle la...
Page 294 - Personne n'a mieux connu que lui, même de nos jours, le. ton qui convient à l'épigramme, soit celle que nous appelons ainsi proprement , soit celle qui a pris depuis le nom de madrigal, en s'appliquant à l'amour et à la galanterie.
Page 18 - J'ai, dit-elle, la physionomie heureuse et spirituelle ; les yeux noirs et petits, mais pleins de feu ; la bouche grande, mais les dents assez belles pour ne pas rendre son ouverture désagréable ; le teint aussi beau que peut l'être un reste de petite vérole maligne ; le tour du visage ovale, les cheveux châtains. Mais j'ose dire que j'aurais bien plus d'avantage à montrer mon âme que mon corps...
Page 393 - II n'était ni trop gras ni trop maigre; il avait la taille plus grande que petite, le port noble, la jambe belle; il marchait gravement, avait l'air très-sérieux, le nez gros, la bouche grande, les lèvres épaisses, le teint brun, les sourcils noirs et forts, et les divers mouvements qu'il leur donnait lui rendaient la physionomie extrêmement comique.
Page 251 - Coiffé d'un froc bien raffiné , Et revêtu d'un doyenné Qui lui rapporte de quoi frire, Frère René devient messire , Et vit comme un déterminé. Un prélat riche et fortuné Sous un bonnet enluminé , En est , s'il le faut ainsi dire , Coiffé. Ce n'est pas que frère René D'aucun mérite soit orné, Qu'il soit docte, qu'il sache écrire , (1) Fin de vsrs traînante : l'inversion était ici de nécessité.
Page 31 - ... traiter à leur manière ceux de Cléopâtre et de Didon ; il imita leurs prologues et leurs chœurs; mais il n'avait aucune étincelle de leur génie, aucune idée de la contexture dramatique : tout se passe en déclamations et en récits. Le style est un mélange de la barbarie de Ronsard et des froids jeux de mots que les Italiens avaient mis à la mode en France.
Page 221 - Françoise d'Aubigné, destinée à éprouver toutes les rigueurs et toutes les faveurs de la fortune. Menée à l'âge de trois ans en Amérique; laissée par la négligence d'un domestique sur le rivage , prête à...
Page 18 - ... j'ai plus de joie des biens qu'ils reçoivent que s'ils m'étaient envoyés. Mais ma tendresse n'est pas aussi générale qu'elle est forte, car je ne la donne qu'à peu de gens, et pour qu'un homme soit digne d'être mon ami, il faut que ses inclinations soient conformes aux miennes et qu'il soit le plus discret homme de son siècle. « Ce n'est pas que je donne grande matière...