Contes en vers, satires, et poésies mêlées de Voltaire

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P. Didot l'aîné, et de Firmin Didot, an IX, 1801 - 264 pages
 

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Page 86 - J'aime un gros bœuf, dont le pas lent et lourd, En sillonnant un arpent dans un jour, Forme un guéret où mes épis vont naître. L'âne me plaît : son dos porte au marché Les fruits du champ que le rustre a bêché ; Mais pour le singe, animal inutile, Malin, gourmand, saltimbanque indocile, Qui gâte tout et vit à nos dépens, On l'abandonne aux laquais fainéants. Le fier guerrier, dans la Saxe, en Thuringe, C'est le cheval : un Pequet, un Pleneuf *, Un trafiquant, un commis, est le bœuf;...
Page 87 - Comme un grerlin que la main de Thémis A diapré de nobles fleurs de lis, Par un fer chaud gravé sur l'omoplate. Triste et honteux, je quittai mon pirate, Qui me vola, pour fruit de mon labeur, Mon honoraire, en me parlant d'honneur. M'étant ainsi sauvé de sa boutique, Et n'étant plus compagnon satirique, Manquant de tout, dans mon...
Page 246 - J'ai vu des gens de tous états, Vieux évêques, vieux magistrats, Vieux courtisans à l'agonie : Vainement en cérémonie Avec sa clochette arrivait L'attirail de la sacristie ; Le curé vainement oignait Notre vieille âme à sa sortie; Le public malin s'en moquait: La satire un moment parlait Des ridicules de sa vie; Puis à jamais on l'oubliait; Ainsi la farce était finie.
Page 74 - De voir ici l'abondance à la ronde, Mère des arts et des heureux travaux, Nous apporter, de sa source féconde, Et des besoins et des plaisirs nouveaux. L'or de la terre et les trésors de l'onde, Leurs habitants et les peuples de l'air, Tout sert au luxe, aux plaisirs de ce monde.
Page 79 - Sachez surtout que le luxe enrichit Un grand État, s'il en perd un petit. Cette splendeur, cette pompe mondaine. D'un règne heureux est la marque certaine.
Page 74 - A réuni l'un et l'autre hémisphère. Voyez-vous pas ces agiles vaisseaux Qui, du Texel, de Londres, de Bordeaux, S'en vont chercher, par un heureux échange, De nouveaux biens, nés aux sources du Gange, Tandis qu'au loin, vainqueurs des musulmans, Nos vins de France enivrent les sultans?
Page 94 - En quatre mois je fus à l'hôpital. Voilà mon sort, il faut que je l'avoue. Conseillez-moi. — Mon ami, je te loue D'avoir enfin déduit sans vanité Ton cas honteux, et dit la vérité; Prête l'oreille à mes avis fidèles. Jadis l'Egypte eut moins de sauterelles Que l'on ne voit aujourd'hui dans Paris De malotrus , soi-disant beaux esprits , Qui dissertant sur les pièces nouvelles, En font encor de plus sifflables qu'elles...
Page 21 - O l'heureux temps que celui de ces fables. Des bons démons, des esprits familiers, Des farfadets, aux mortels secourables ! On écoutait tous ces faits admirables Dans son château, près d'un large foyer. Le père et l'oncle, et la mère et la fille, Et les voisins, et toute la famille, Ouvraient l'oreille à monsieur l'aumônier.
Page 133 - L'univers m'embarrasse , et je ne puis songer Que cette horloge existe, et n'ait point d'horloger '. Mille abus, je le sais, ont régné dans l'Eglise; Fleury le confesseur en parle avec franchise 2.
Page 89 - D'être au collège un bel esprit mondain, Et dans le monde un homme de collège ; Gresset dévot, longtemps petit badin. Sanctifié par ses palinodies, II prétendait avec componction Qu'il avait fait jadis des comédies, Dont à la Vierge il demandait pardon. — Gresset se trompe, il n'est pas si coupable. Un vers heureux et d'un tour agréable Ne suffit pas : il faut une action, De l'intérêt, du comique, une fable, Des mœurs du temps un portrait véritable, Pour consommer cette œuvre du démon.

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