Discours sur le système et la vie de Vico. Vie de Vico, écrite par lui-même. Extraits de divers opuscules ou lettres de Vico. De l'antique sagesse de l'Italie retrouvée dans les origines de la langue latine. Principes de la philosophie de l'histoire. Livre I

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L. Hachette, 1835
 

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Page xii - Homère la critique nouvelle dont il y avait exposé les principes. Cependant ces opuscules divers ne formaient pas un même corps de doctrine ; il entreprit de les fondre en un seul ouvrage qui parut, en 1725, sous le titre de : Principes d'une science nouvelle, relative à la nature commune des nations, au moyen desquels on découvre de nouveaux principes du droit naturel des gens. Cette première édition de la Science nouvelle, est aussi le dernier mot de l'auteur, si l'on considère le fond...
Page iv - Le niveau dela critique passe sur le genre humain. Ce radicalisme historique ne va pas jusqu'à supprimer les grands hommes. Il en est sans doute qui dominent la foule , de la tête ou de la ceinture ; mais leur front ne se perd plus dans les nuages. Ils ne sont pas d'une autre espèce ; l'humanité peut se reconnaître dans toute son histoire , une et identique a elle-même.
Page xli - Le peuple corrompu était esclave de ses passions effrénées ; il devient esclave d'une nation meilleure qui le soumet par les armes , et le sauve en le soumettant. Car ce sont deux lois naturelles : Qui ne peut se gouverner, obéira, — etj au meilleur l'empire du monde.
Page xiv - Science nouvelle est une théologie «sociale, une démonstration historique de la Providence, « une histoire des décrets par lesquels, à l'insu des hommes «et souvent malgré eux, elle a gouverné la grande cité « du genre humain. Qui ne ressentira un divin plaisir en ce « corps mortel , lorsque nous contemplerons ce monde des «nations, si varié de caractères, de temps et de lieux, «dans l'uniformité des idées divines?
Page xiv - Elle tire son unité de la religion, principeproducteur et conservateur de la société. Jusqu'ici on n'a parlé que de théologie naturelle; la science nouvelle est une théologie sociale , une démonstration historique de la Providence, une histoire des décrets par lesquels , à l'insu des hommes et souvent malgré eux, elle a gouverné la grande cité du genre humain. Qui ne ressentira un divin plaisir en ce corps mortel, lorsque nous contemplerons ce monde des nations, si varié de caractères...
Page viii - ... disons aujourd'hui , notre tendance historique. Déjà nous voulons que les faits soient vrais dans leurs moindres détails; le même amour de la vérité doit nous conduire à en chercher les rapports', à observer les lois qui les régissent , à examiner enfin si l'histoire ne peut 'être ramenée à une forme scientifique. Ce but dont nous approchons tous les jours , le génie prophétique de Vico nous l'a marqué longtemps d'avance. Son système nous apparaît au commencement du dernier...
Page 303 - Yico , a bien voulu nous communiquer la plupart des ouvrages italiens que nous avons extraits ou cités ; exemple trop rare de cette libéralité d'esprit qui met tout en commun entre ceux qui s'occupent des mêmes matières. On ne peut reconnaître une bonté si désintéressée^ mais rien n'en efface le souvenir.
Page 189 - ... de leur Dracon, de leur Solon. En effet on a de la peine à se faire une idée de l'incroyable et ridicule désordre qui règne dans toutes les autres législations; et c'est ce que je...
Page 410 - Nous dirons plus : celui qui étudie la Science Nouvelle , se raconte à lui-même cette histoire idéale , en ce sens que le monde social étant l'ouvrage de l'homme, et la manière dont il s'est formé devant, par conséquent, se retrouver dans les modifications de l'âme humaine , celui qui médite cette science s'en crée à lui-même le sujet. Quelle histoire plus certaine que celle où la même personne est à la fois l'acteur et l'historien? Ainsi la Science Nouvelle procède précisément...
Page 394 - ... de l'intelligence humaine. Cela admis, tout homme qui réfléchit, ne s'étonnera-t-il pas que les philosophes aient entrepris sérieusement de connaître le monde de la nature que Dieu a fait et dont il s'est réservé la science, et qu'ils aient négligé de méditer sur ce monde social, que les hommes peuvent connaître, puisqu'il est leur ouvrage?

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