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(1oo) Richard Simon (pag. 222) fait de Madnévank'h, qu'il appelle AMatnavanchscu, un évêché dépendant de l'archevêque qui réside à Saint-Garabed de Mousch.

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(1o4) J'ai parlé du bourg de Thiln dans mon premier volume (pag. 72 ) : le tombeau de S. Nersès y fut retrouvé en 1288.

(1o5) o1oue U4pn /rkhs vank'h-Sérovpéits. Ce lieu est encore nommé U4pnrke Séropek'h / les Séraphins 7.

(1o6) Le vartabied Jean, surnommé Blouz mpnz-1, c'est-à-dire, aux yeux bleus, est un des hommes les plus célèbres que l'église d'Arménie ait produits. Il naquit dans le xIII.° siècle, dans la ville d'Ézenga ou Arzendjan, d'où lui vient le surnom d'Ézengantsi. II fut élevé dans le monastère de Saint - Grégoire, dans le mont Sébouh, voisin de sa patrie ; et ayant appris la grande célébrité du vartabied Vartan Pardserpertsi, il alla prendre ses leçons dans la valiée de Gaïen, près d'Haghpad. Quand il eut obtenu le grade de vartabied, il alla à Ardaz, où il habita dans le monastère de la SainteVierge de Dzordzor, d'où lui vient le surnom de Dzordzoretsi, qu'on Iui donne quelquefois, et il fut bien reçu par Zacharie, archevêque d'Ardaz. En 128 1, Jean Blouz fit le pélerinage de Jérusalem. A son retour, il passa par la Cilicie, où il fut très-bien traité par le roi Léon III ; il alla de là à Hrhomgla, auprès du patriarche Jacques, et composa à sa prière plusieurs ouvrages théologiques. Jean se retira ensuite dans le mont Sébouh, où il habita le monastère dans lequeI il avoit été élevé, et il y composa un grand nombre d'ouvrages. En 1284, il alla à Téflis, où il habita chez un seigneur Arménien appelé K'harimatin, fils d'une fille de Dchalal, prince de Khatchen

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ouvrages d'astronomie et diverses pièces de vers, soit pour K'harimatin, soit pour son frère Vakhthang, soit pour un autre seigneur appelé Ablots. Jusqu'à la fin de sa vie, Jean Ezengatsi jouit d'une très-grande considération dans sa patrie. En 13 16, il assista au concile d'Adana. C'est vers l'an 1325 qu'on place sa mort. (Io7) Dans le manuscrit comme dans l'imprimé, on lit Ulnyapnt-3,he Arscharounik'h : je crois qu'il y a une erreur. Le pays des Arscharouniens est bien loin, du côté de l'Orient, sur les bords de l'Araxes. Je pense que, par un léger changement, il faut lire Ulp2uui-ohe Arschamounik'h. Effectivement, le pays des Arschamouniens, compris dans la province de Douroupéran, s'est étendu jusqu'à la province de Terdchan, qui en a fait partie dans le moyen âge. (1o8) On peut voir tous les détails de cette histoire dans Moyse de Khoren (lib. 11, cap. 79). (1o9) Ceci fait allusion au premier verset du premier chapitre des Actes des Apôtres, et fait croire que le Théophile dont il est question ici, est le même que celui auquel est adressé ce livre. (1 1o) Le monastère de Trazarg, situé dans le pays d'Anazarbe, fut réparé, en 1 1o1 , par le prince Rhoupénien Théodore l. (1 1 1) Le monastère d'Ark'haïgaghin étôit auprès de Sis, capitale du royaume de la petite Arménie. (1 12) Le manuscrit, comme l'imprimé, présentent la même erreur, en donnant le titre de roi d'Arménie à Ardaschès , auprès duquel se réfugièrent les Mamigonians : on a déjà pu remarquer plusieurs fois que c'est à la cour d'Ardeschir, premier roi Sassanide de Perse, qu'ils vinrent, avant de passer en Arménie. (1 13) Dans le texte, de gerbas, ou de lin. Voyez ce que j'ai dit à ce sujet dans mes Notes sur la Géographie de Moyse de Khoren (pag. 394 ). (1 14) Les Arméniens donnent le nom de Thédalia P,k•ut k", au pays qui est à l'orient de la Perse, du côté de la Tartarie. Il en est question dans la traduction Arménienne de l'Histoire universelle du patriarche Syrien Michel ( ms. Arm. n.° 89, fol. 54 recto), et dans l'Histoire des Vartanians, par Elisée ( chap. 2, pag. 7).

(1 15) En arménien, U'nt y4 » Mokbed, ou en persan, o , Mobed. Il s'agit ici d'un mage ou mobed, que le spectacle de la constance de S. Léonce ou Ghevont et de ses compagnons convertit à la foi chrétienne, pour laquelle il souffrit ensuite le martyre. (Voy. son histoire dans Elisée, p. 157-162.) (1 16) L'auteur fait ici allusion à un passage de l'Histoire de Moyse de Khoren ( lib. 11, cap. 65 ), où il est dit qu'Arsace le Grand fixa sa résidence dans la ville de Balk'h, d'où vient un des noms de sa famille. (1 17) Je pense qu'au lieu de U napust, il faut lire U nu4up Sdahar, et que cette ville est la fameuse Isthakhar des Persans. (1 18) Au lieu de Jn-k l.- 2u4réap, je lis sb4 Cou4roup Rhé-Schahriar, parce que la ville de Rey a porté effectivement le nom de Schahriar, c'est-à-dire, royale. \ (1 19) On voit que l'auteur Arménien a confondu l'antique ville de Suse avec Ispahan. (12o) J'ignore ce que c'est que le pays de Wardestan. (121) Par la nation des archers, notre auteur entend les Mongols ou Tartares. (122) On a déjà vu dans nos notes sur l'histoire des Orpélians (ci-devant pag. 27o ), que l'Oxus ou le Djyhoun étoit appelé par les Mongols Amou-moran , et par les Persans Amou-daria, c'est-à-dire le fleuve d'Amou , le nom d'Amou-sou, qui se lit ici, est un équivalent en langue Turque. (123) Je pense que la ville qui est appelée ici Hamian, est celle de Bamian, située dans l'Inde près des défilés qui conduisent en Perse par le Sedjestan. (124) C'est à Ninive, et non à Ecbatane, que Sardanapale fut tué par le Mède Arbacès, révolté contre lui. (125) Moyse de Khoren parle dans deux endroits ( Hist. l. I, ch. 14 et 16), de la fuite de Ninus en Crète. (126) Cette histoire se trouve racontée en détail dans l'histoire de Moyse de Khoren ( lib. I, cap. 14 et 15 ). (127) S. Jacques de Seroudj est un personnage très-révéré chez les Syriens, et aussi célèbre par sa piété que par son éloquence. lI naquit, en 452, à Cartham, bourg près de Séroudj. En l'an 519, il fut évêque de cette ville, et il mourut en 52 I. On peut voir dans la Bibliothèque O,ientale d'Assémani (tom. I, pag. 28, ;4o), la liste de ses ouvrages tant en prose qu'en vers. (128) Il s'agit ici de Grégoire III, de la race des Arsacides, et de son frère Nersès IV, surnommé Klaïetsi, qui fut son successeur et qui est célèbre chez les Arméniens par ses talens poétiques. (129) Aram est le nom Syriaque et Hébreu de la Syrie. (13o) L'auteur Arménien confond ici la ville de Nysse de Cappadoce avec Néocésarée. (131) Le mot roku them, qui en arménien signifie province, terri toire, vient du grec 6#ua, qui, sous le Bas-Empire, fut employé dans le sens de province ou plutôt de division militaire. (132) L'auteur Arménien copie ici, et dans plusieurs endroits qui se trouvent ensuite, la Géographie attribuée à Moyse de Khoren. (133) Le concile de Nicée se tint en l'an 325, qui étoit la dixneuvième année du règne de Constantin. Tout ce qui est relatif ici aux dates de ces conciles est fautif. (134) Les deux lignes relatives à la ville d'Aghischd ne se trouvent pas dans le manuscrit. Je pense que cette ville est Elarisch , sur les frontières de l'Egypte, et que son lac est celui que les anciens appeloient Sirbonis, et qui est nommé par les Arabes Sebaket-hardouil. ( 135 ) La Thébaïde est ici confondue avec le désert de Sceté, célèbre par les anachorètes qui y habitoient, et connu des Grecs sous les noms de Scetis, Scithis et Scythium. Ptolémée en fait mention sous la dénomination de Scythiaca regio. Elle étoit loin de la Thébaïde, du côté du nord , à la gauche du Nil, vers la Libye, entre Alexandrie et la province actuelle de Fayoum.

(136) La région appelée ici P'hrantia est la même que celle qui est nommée, dans la Géographie attribuée à Moyse de Khoren, Pharnidis, et par les anciens, Pharanitis ou pays de Pharan.

(137) L'auteur Arménien copie encore ici la Géographie attribuée à Moyse de Khoren.

(138) Ceci est tiré d'un roman religieux de S. Jean Damascère.

(!39) La ville d'Airain, que les Persans appellent es, , el...-o, Scheherestan-Rouiin, ce qui a le même sens, et sur laquelle ils font, aussi bien que les Arabes et les Arméniens, une foule de récits plus merveilleux et plus romanesques les uns que les autres, étoit située à l'extrémité de l'Afrique, du côté de l'occident. Elle fut visitée, selon l'auteur du Modjmel-altewarikh ( ms. Persan, fol. 221 verso), à ,a fin du vii ° siècle, sous le règne du khalife Ommiade Abd-almelik, fils de Merwan, qui y envoya son vizir avec une nombreuse escorte. Il est fort probable que les ruines considérables de quelques belles villes élevées par les Romains dans les déserts de l'Afrique, auront donné naissance à tous ces contes. *

(14o) Par le pays de Liourike, alla S. Paul, il est fort probable que notre auteur veut parler de l'Illyrie, où, selon quelques traditions qui nous paroissent assez fondées, S. Paul alla dans l'île de Corcyre la Noire, nommée actuellement Meleda, qui s'appeloit autrefois Melita, et qui seroit l'île de Melita, où cet apôtre fut jeté par un naufrage, selon les Actes des Apôtres ( chap. 28, v. 1 ), et non l'ile de Malte, comme on le croit généralement; car, selon le même livre (ch. 27, v. 27), S. Paul naviguoit sur la mer Adriatique quand il fut surpris par la tempête.

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