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Enfin, elle a jusqu'ici mis en pratique, et elle met encore en pratique, à l'égard de ses Sujets, tout ce que la Sainte Loi ordonne et prescrit.

Sans que les occupations de la Sublime Porte avec ses Affaires Intérieures lui ayent fait négliger, en la moindre chose, de remplir tout ce que ses Traités avec les Puissances amies exigent, elle met tous ses soins à les observer, et à conserver l'amitié qui l'unit à Elles.

La Sublime Porte s'occupe, avec l'assistance Divine, à reconquérir ses Etats Héréditaires, de la même manière qu'elle les a conquis la première fois; à purger la classe des Rayas honnêtes et soumis des Rayas Rebelles; et à parvenir au hut salutaire qu'elle se propose, savoir, le retour de la tranquillité générale qu'elle a à caur plus que tous les autres, en appaisant totalement la révolte. Elle s'occupe de cette affaire qui est son affaire particulière. Il n'y a donc absolument aucune raison pour les Puissances amies de lui faire des questions à ce sujet. Les efforts de la Sublime Porte peuvent avoir pour résultat le rétablissement de cette tranquillité générale que les Puissances prétendent avoir vue, tandis qu'il est évident qu'une intervention étrangère ne peut et ne pourra produire d'autre effet que la prolongation de la révolte.

L'entière liberté de la Sublime Porte d'agir dans cette affaire comme elle veut, liberté qu'elle est en devoir de maintenir, mérite considération et approbation. Et sans doute, non-seulement il ne faut pas que l'on s'en mêle, mais il faut aussi désapprouver et blâmer ceux qui le font: si on les en avoit blamés, cette rebellion auroit été appaisée depuis fort longtems; mais tout le contraire, on parle mal-àpropos d'identité de Religion; tantôt on dit que l'exemple de cette rebellion peut passer en Europe, et tantôt que l'état actuel des choses cause du préjudice au commerce maritime; et l'on met ainsi en avant des prétensions denuées de fondement. De l'autre côté, on tient des procédés inconvenans, en faisant concevoir des espèrances à des rebelles, espèce de gens que l'on doit, d'après les droits des Gouvernemens, avoir en général, en horreur, en leur donnant des secours de paroles et de fait.

Mais avant tout, les Traités et les relations qui existent entre la Sublime Porte et les Puissances Amies, ont été établies avec les formalités usitées entre Gouvernemens, c'est-à-dire, par les Souverains et leurs Ministres. Chaque Gouvernement doit d'ailleurs, tenir ses propres Sujets dans le devoir. Cependant toutes les fois que l'on adresse de justes plaintes à une certaine Puissance Amie, au sujet des secours donnés aux rebelles, on répond en parlant de la liberté de ces gens à des intentious perfides que se mettent en avant et font des actions qui équivalent à des violations des Traités; et lorsqu'on entre en discussion sur leurs procédés visiblement contraires aux Traités, on parle de neutralité dans un sens ambigu, et de l'impossibilité de retenir sa propre Nation; et de cette manière la sûreté des Sujets respectifs a cessé. Le fait est que, comme la Sublime Porte ne pourra jamais passer ces choses

kà sous silence, elle a déjà, à plusieurs reprises, exposé à tous par des Communications Officielles, d'une manière détaillée, amicale et sincère, et les justes réponses qu'elle a données de manière à être acceptées par tous ceux qui veulent les entendre avec modération et justice, sur les pretensions dont il a été parlé plus haut, et les raisonnemens clairs qui accompagnent ses plaintes, si fondées, pour les secours données aux brigands.

Malgré cela, dernièrement encore, on a parlé de propositions de médiation. Mais lorsque dans une affaire il n'y a qu'une juste réponse à donner, cette réponse ne peut varier, ni parcequ'il y a eu un laps de tems, ni parcequ'on est revenu sur la même question. La réponse que la Sublime Porte a donnée dans cette affaire à la fin, est la même que celle qu'elle a donnée au commencement; elle a repeté de nouveau de vive voix les reponses Officielles catégoriques et convaincantes qu'elle avoit données précédeminent. Afin, cependant, que la vérité parvienne à la connoissance de tous, à celle de tout le monde même, et cela d'une manière égale et uniforme, on répète ici, pour que cela serve comme une dernière réponse, ce qui suit:

Tout homme instruit de ce qui se passe sait que, lorsque la rebellion a éclaté, le Répresentant d'une certaine Puissance amie à Constantinople a demandé à la Sublime Porte, grâce par rapport à la pupition des Rebelles. La Sublime Porte a dit qu'il s'agissoit d'une affaire interne de son Empire, dans laquelle elle étoit la maîtresse d'agir comme bon lui sembloit; qu'alors, comme par la suite, c'étoit à elle seule et de sa propre autorité à faire ce que les circonstances exi. geoient, et qu'elle ne pourroit pas admettre une intervention étrangère, ne fût-elle qu'une demande en grâce.

Subséquemment, lorsque le Représentant d'une autre Puissance amie résidant à Constantinople alloit partir pour le Congrès de Vérone, il a ouvert le discours d'une médiation dans une conférence qu'il a eu avec les Ministres de la Sublime Porte ; mais celle-ci a répondu catégoriquement, que loin d'accepter une médiation, elle ne pouvoit pas même en entendre parler.

Toutes les fois qu'on a fait des propositions de médiation, la Sublime Porte a constamment déclaré qu'elle ne peut pas les accepter, et qu'elle étoit excusable en cela, et d'après ses Lois, et pour des raisons d'Etat et Nationales. On a effectivement avoué plusieurs fois que

la Porte Ottomane avoit raison, Et même lorsque l'Ambassadeur dont il a été parlé est retourné de Vérone à Constantinople, il a avoué, et officiellement et expressément déclaré dans des Conférences, où il a parlé, tant au nom de son propre Gouvernement, que par commission de la part des autres Gouvernemens, que l'affaire Grecque est une affaire interne de la Sublime Porte, et que c'est à elle seule à s'en occuper; que désormais aucune Puissance ne doit plus se mêler de cette affaire, et que dans le cas où quelqu'une le

tion qu'elle professe envers ses amis doués de modération et de bice veillance.

Salut à celui qui suit la droite voie.

PROCLAMATION of the Provisional Government of Greece,

accepting the Armistice with the Ottoman Porte, proposed by the Mediating Powers, Great Britain, France, and Russia.--21st August, 1827.

Une circonstance essentielle et critique se presente aujourd'hui devant tous les Grecs, et le Gouvernement de la Grèce croit son dervir sacré et indispensable de la communiquer au public. Le Traité du 2 Juinsigné à Londres par les Plénipotentiaires des

, trois grandes Puissances, l'Angleterre, la France, et la Russie, et publié déjà de tout côté, ne nous permet plus de douter que ces grandes Puissances ont pris la décision de mettre un terme à notre guerre par leur intervention forte et efficace. La Nation Grecque a déjà demande la médiation par ses Députés réunis en Assemblée Nationale, d'abord à Epidaure, et dernièrement à Trazène, et la décision des grandes Puissances de la Chrétienneté. preuve que les Grecs n'ont pas vainement espéré à leur compassion. Mais quelle que soit la compassion des Puissances Médiatrices, et quels que soient leurs efforts pour terminer la guerre, les Grecs ne doivent jamais oublier que leur sort futur dépend en grande partie d'enx-mêmes, c'est à dire, de leurs propres actions, que dans ces circonstances critiques surtout ne doivent être dictées que par la prudence, et constamment accompagnées d'une activité zélée; c'est dans cette circonstance surtout que les Grecs ont plus que jamais besoin d'une union sincère pour montrer devant tout le monde qu'ils sont injustement accusés d'être portés aux troubles et à l'anarchie en se montrant constamment soumis aux lois établiés, unis pour un, et seul but, celui du bonheur de la Patrie, et par cette union même forte devant leurs ennemis, les Grecs se montreront dignes de la bienveillance et de la compassion de toutes les Puissances Chrétiennes, et contribueront efficacement au succès de leur médiation formidable.

Par le prémier Article du Traité de 6 Juillet les Puissances s'engagent d'insister sur la conclusion préalable d'une armistice. Les Grecs, sans doute, ne peuvent guères s'opposer à une chose qu'ils ont eux mêmes demandé pendant l'Assemblée d'Epidaure, mais qu'ils considèrent en même tems que ce n'est que d'euxmêmes qu'il dépend d'obtenir un armistice honorable et avantageux. Qu'ils redoublent donc leur activité, qu'ils se montrent plus que jamais sincères et prompts à exécuter les ordres, afin que l'ennemie ne profite de cet intervalle à leur détriment. C'est par cette même consideration que le Gouverne

ment de son côté ne negligera rien pour soutenir et appuyer l'activité, et la promptitude qu'il espère de trouver dans les Grecs.

Grecs ! la lecture du Traité vous persuadera qu'il s'agit aujourd'hui des plus grands intérêts de la Nation, et qu'il devient, par-là même, absolument nécessaire que le Gouvernement se trouve en état de consacrer tranquillement la plus grande partie de son attention au réglement de ces mêmes intérêts.

La Ville de Nauplie malgré la tranquillisation des troubles qui y ont malheureusement regnés pendant les dernières semaines, n'est pas la place la plus convenable à ce but. Un reste d'inquiétude d'après des troubles si grands, et la possibilité de nouveaux heurtemens attireraient toute l'attention du Gouvernement dans l'enceinte de la Ville. C'est pourquoi que, du consentement du Corps Législatif, il a décidé de se transférer à Egine, où tous les précédens et l'état actuel des choses lui garantissent de pouvoir s'occuper en tranquillité des grands intérêts de la Nation, pendant qu'il se trouvera en même temps dans une situation très convenable pour regarder de près et soutenir efficacement toutes les opérations militaires aussi longtemps qu'elles dureront.

En se transférant à Egine le Gouvernement n'oubliera point la nécessité de la conservation de l'ordre et de la tranquillité dans Nauplie, et il ne negligera d'aucune manière les droits et les intérêts des habitans de cette Capitale, en donnant, avant son départ, les ordres nécessaires pour tout ce qui regarde cette affaire.

Grecs ! Plus votre Gouvernement comprend la crise qui se presente, le plus il rédouble de zèle, de vigilance, et d'attention pour se montrer digne de votre confiance, mais aussi plus il connait le besoin de vous trouver prompts à le soutenir: il vous invite à une union vraie et sincère, à une obéissance parfaite, à des actions dignes d'hommes qui sentent les biens de la liberté et qui doivent l'avoir. Que tous les Représentans qui ne se trouvent pas près du Corps Législatif se rappellent que c'est dans cette circonstance que le Sénat a besoin de leur presence et du concours de leurs talents, et qu'ils s'empressent à l'accomplissement des devoirs sacrés que le Peuple Grec leur a imposés, que tout Grec qui peut, ou par parole, ou par des faits, coutribuer au soutien des Loix et à la conservation de l'ordre, co-opère avec le Gouvernement de sa Patrie à cette grande euvre; mais si des personnes turbulentes par système, et n'ayant d'autre satisfaction que le renversement de l'ordre public, persistent à tromper et égarer des Citoyens, et à préparer la destruction certaine de la Patrie, que ces Individus sachent qu'ils ne pourront pas échapper à la peine convenable à leur malice impardonable, et qu'ils connaissent que le Gouvernement prendra contre eux des mesures efficaces, analogues aux circonstances et dictées par les Loix.' Le Gouvernement, en attendant, non seulement espère mais il est plutôt persuadé que les Puissances contribueront à renforcer les mesures qu'il

1050 GREAT BRITAIN, FRANCE, AND RUSSIA AND TURKEY.
prendra en faveur de l'ordre intérieur, contre ces Ennemis de la tran-
quillité de leur Patrie, et ne doute pas dès à present qu'il pourra con-
duire à une fin certaine, l'auvre salutaire qu'il a résolu d'entreprendre
irrévocablement.
Nauplie, dans la Forteresse Maritime, le 9 (21) Août, 1827.
La Commission du Gouvernement,

GEORGES MAVROMICHALI.
JEAN M. MILAITI.

J. NAKO.
Le Secrétaire d'Etat pour l'Intérieur et la Police, ANASTASIO LONDO.

Le Secrétaire d'Etat pour les Affaires Etrangères, G. GLARAKI.

PROTOCOL of the Admirals commanding the British,

Russian, and French Squadrons, off Navarin, the 18th of October, 1827.

(Translation)

The Admirals commanding the Squadrons of the three Powers which signed the Treaty of London, having met before Navarin for the purpose of concerting the means of effecting the object specified in the said Treaty, viz. an Armistice, de facto, between the Turks and the Greeks, have set forth in the present Protocol the result of their Conference.

Considering that, after the provisional suspension of hostilities, to which Ibrahim Pacha consented in his Conference of the 25th of September last, with the English and French Admirals, acting likewise in the name of the Russian Admiral, the said Pacha did the very next day violate his engagement by causing bis Fleet to come out, with a view to its proceeding to another point in the Morea;

Considering that, since the return of that Fleet to Navarin, in consequence of a second requisition addressed to Ibrahim by Admiral Codrington, who had met him near Patras, the Troops of this Pacha had not ceased carrying on a species of warfare more destructive and exterminating than before, putting Women and Children to the sword, burning the habitations, and tearing up trees by the ruots, in order to complete the devastation of the Country;

Considering that, with a view of putting a stop to atrocities, which exceed all that has hitherto taken place, the means of persuasion and conciliation, the representations made to the Turkish Chiefs, and the advice given to Mehemet-Ali and his Son, have been treated as mockeries, whilst they might, with one word, have suspended the course of so many barbarities;

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