Petite bibliotheque des théatres: Chef-d'œuvres de Philippe Poisson

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Au bureau [de la Petite bibliotheque des théatres], 1785
 

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Page 26 - J'ai la vue assez bonne quoique les yeux gros; je les ai bleus, j'en ai un plus enfoncé que l'autre, du côté que je penche la tête. J'ai le nez d'assez bonne prise.
Page 81 - Il fait une grimace étrange, Et dit, la main sur le rognon, Fi, cela n'est point honorable. Que béni soyez-vous, Seigneur, Qui m'avez fait un misérable Qui préfère l'ail à l'honneur.
Page 11 - ALPHONSE. Jeune comme je suis, monsieur, je sais tout faire. Je rase, je blanchis, je couds, je sais saigner, Je sais noircir le poil, le couper, le peigner; Je travaille en parfums, je sais la médecine, J'entends bien les procès, et fais bien la cuisine; Je suis grand spadassin, excellent écuyer, Fort entendu chasseur et parfait jardinier; J'écris...
Page ii - Votre Majesté qu'elle ne se ferait pas grand tort si elle me faisait un peu de bien. Si elle me faisait un peu de bien , je serais plus gai que je ne suis ; si j'étais plus gai que je ne suis , je ferais des comédies enjouées ; si je faisais des comédies enjouées, Votre Majesté en serait divertie, et si elle en était divertie, son argent ne serait pas perdu.
Page 83 - Je me disais tantôt César ; je suis Pompée : César vint, vit, vainquit; et moi je suis venu, Je n'ai rien vu, l'on m'a battu, puis mis à nu. O noir amour ! LE COMMANDEUR. Ma foi ! ce fou me fait bien rire.
Page 32 - Foucaral peut-il, en vertu de sa mine, D'un esprit sans pareil et d'un corps sans égal, Multiplier par vous le nom de Foucaral ? MARINE. Le nom de Foucaral? qui, moi? laquais immonde, Assez de Foucarals sans moi sont dans le monde.
Page 73 - J'en veux dulcifier mon amoureux souci. FOUCARAL. Et si le commandeur entend votre musique? D. JAPHET. Foucaral, ta raison est assez énergique : Mais aussi j'irai perdre un ducat avancé ! FOUCARAL.
Page 4 - ... de descendre, Noé, qui sur les eaux fit flotter sa maison, Quand tout le genre humain but plus que de raison. Vous voyez qu'il n'est rien de plus net que ma race, Et qu'un cristal auprès paraîtrait plein de crasse. C'est de son second fils que je suis dérivé : Son sang, de père en fils jusqu'à moi conservé, Me rend en ce bas monde à moi seul comparable. L'empereur...
Page 78 - Irère alors qu'il le voudra ; Vous , seigneur don Louis , alors que l'on pourra , De vous couper la gorge avec don Juan même. D. LOUIS. Quant à moi , je ne puis , sans une peine extrême , Prendre ou donner parole à des gens comme toi. D. JUAN. Sachez que don Juan n'est pas autre que moi , Si ce n'est que bientôt don Juan vous assomme ; Vous savez si je suis ou puis être votre homme. D.
Page 99 - Mon crime est mon amour ; Je serai trop heureux quand je perdrai le jour. LE COMMANDEUR. Tu n'es qu'un imposteur. D. ALPHONSE. Je suis un misérable. LE COMMANDEUR. Et mon infâme nièce...

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