L'Année littéraire, ou, Suite des lettres sur quelques écrits de ce temps, Volume 4

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1784
 

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Page 99 - Il prit le parti de faire donner en plein jour des coups de bâton à Voltaire, lequel, au lieu de prendre la voie de la justice, estima la vengeance plus noble par les armes. On prétend qu'il la chercha avec soin, trop indiscrètement.
Page 144 - Histoire universelle depuis le commencement du monde jusqu'à présent composée en anglais par une Société de gens de lettres; nouvellement traduite en français par une Société de gens de lettres , enrichie de figures et de cartes. 126 vol. in-8V Paris, 1788. Ce qui concerne la Louisiane fait partie du 117* vol.
Page 93 - Law chez la duchesse d'Estrées, douairière, je lui dis : « Monsieur, vous êtes venu me « voir à Villars, vous y avez passé plusieurs jours; « vous êtes venu souvent manger chez moi à Paris : « je n'ai jamais mis le pied chez vous, parce qu'on « a toujours voulu dire que ce que vous proposiez « étoit contraire au bien de l'Etat. Il ya présente« ment deux grandes opérations qui roulent sur vous : « l'une, que l'on appelle le Mississipi ; l'on y fait, « dit-on, des fortunes surprenantes....
Page 96 - Gassé ; ils se battirent : il fut interrogé, jugé et absous en peu de temps. Il avoit enfin toutes les qualités les plus propres à plaire aux dames, fort coquet, peu fidèle; et l'on n'a point vu de jeune homme faire plus de conquêtes , et plus distinguées. Outre cela il jouoit très-gros jeu...
Page 179 - Que n'ose un jeune amant ** qu'un feu brûlant dévore ! L'insensé, pour jouir de l'objet qu'il adore, La nuit, au bruit des vents, aux lueurs de l'éclair, Seul traverse à la nage une orageuse mer ; II n'entend ni les cieux qui grondent sur sa tête, Ni le bruit des rochers battus par la tempête, Ni ses tristes parents de douleur éperdus, Ni son amante, hélas!
Page 91 - Il me semble, lui disois« je ("), qu'il ya un trésor à Inspruck : que Votre « Altesse Electorale m'en donne quelque chose, mais « de bon. Je ne veux point de curiosités, comme « quelques peaux de bêtes extraordinaires, de ces « épées qui ont coupé cinq cents têtes : je voudrois « quelques beaux rubis des anciens ducs d'Autriche ; « on dit qu'ils en étoient curieux. Par exemple, le « chevalier de Tressemanes m'apprend qu'il ya je « ne sais combien de belles statues d'argent des em
Page 91 - Electorale sera à la tête de quatre-vingt mille « hommes. Après cela, ma foi, je vous demande un « duché en Bohême, ou bien où il vous plaira. Mais « comme vous pourrez disposer des couronnes, il fau« dra bien que votre petit serviteur ait un duché. » Hélas! mon duché, ces couronnes, ce fut vraiment la fable du pot au lait. Les paysans du Tirol et de l'Autriche, qui sont presque tous chasseurs, revenus de leur première surprise, et aidés de quelques...
Page 86 - Messieurs, « je compte sur les bontés de M. le prince Eugène, « et je suis bien persuadé qu'il me souhaite toute « sorte de bonheur, comme de mon côté je lui désire « toutes les prospérités qu'il mérite, excepté celles « qui peuvent être contraires aux intérêts du Roi « mon maître. Mais voulez-vous que je vous dise où « sont les vrais ennemis du prince Eugène? c'est à « Vienne, etles miens sont à Versailles 2 . » Ainsi finit l'ambassade du marquis de Villars, qui dura...
Page 94 - ... fortune surprenante en très-peu de temps , et conservoit un grand ascendant sur l'esprit de son maître, dont il avoit été sous-précepteur. On lui trouvoit beaucoup d'esprit , mais il avoit mauvaise réputation pour les mœurs. Son maître avoit été le premier à en parler assez mal ; mais sitôt que ce cardinal n'eut plus d'autre intérêt que celui de l'Etat , il y parut entièrement dévoué , cherchant l'amitié et l'approbation des honnêtes gens, et voulant, disoit-il, punir les fripons....

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