Correspondance littéraire, philosophique et critique, adressée a un souverain d' Allemagne..., Partie 2,Numéro 1

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Page 373 - Il se trouve à la fin que le plus grand dommage que nous ayons souffert, que le mépris, la honte, le discrédit, la ruine, la risée, nous viennent du principal propriétaire de la chose! Quand on est sans énergie, sans vertu, sans courage, il faut se rendre justice, et laisser à d'autres les entreprises périlleuses.
Page 164 - M. Pigalle doit, dit-on, venir modeler mon visage ; mais, madame, il faudrait que j'eusse un visage : on en devinerait à peine la place. Mes yeux sont enfoncés de trois pouces, mes joues sont du vieux parchemin mal collé sur des os qui ne tiennent à rien.
Page 368 - Ne m'en sachez nul gré, monsieur, ce n'est pas pour vous que je reviens ; vous m'avez mis dans le cœur un poignard que votre vue ne peut qu'enfoncer davantage. Ce n'est pas non plus par attachement à l'ouvrage que je ne saurais que dédaigner dans l'état où il est. Vous ne me soupçonnez pas, je crois, de céder à l'intérêt. Quand vous ne m'auriez pas mis de tout temps au-dessus de ce soupçon, ce qui me revient à présent est si peu de chose, qu'il m'est aisé de faire un emploi de mon...
Page 286 - Et pourquoi l'acteur différerait-il du poète, du peintre, de l'orateur, du musicien? Ce n'est pas dans la fureur du premier jet que les traits caractéristiques se présentent, c'est dans des moments tranquilles et froids, dans des moments tout à fait inattendus. On ne sait d'où ces traits viennent ; ils tiennent de l'inspiration.
Page 493 - Ton petit orgueil dépité Dans un vain tracas se consume ; Jusqu'au baigneur qui te parfume Se moque de ta vanité. Tu n'as plus de grâce à prétendre, Tu n'as plus de rôle à jouer, Voltaire est las de le louer, Tout le monde est las de t'entendre.
Page 160 - Je lui ai inspiré l'amour de ses devoirs envers vous, un tendre attachement, l'attention à imaginer et à mettre en pratique les moyens de vous plaire. Je lui ai toujours recommandé avec beaucoup de soin une tendre dévotion...
Page 287 - C'est d'après eux que l'homme de génie fait sa copie. Les grands poètes, les grands acteurs, et peut-être en général tous les grands imitateurs de la nature, quels qu'ils soient, doués d'une belle imagination, d'un grand jugement, d'un tact fin, d'un goût très sûr, sont les êtres les moins sensibles...
Page 52 - La nature en souffrance et le ciel en courroux. [Ce ciel, par un traité qui s'est fait malgré nous, Entre notre faiblesse et sa toute-puissance Nous laissant le malheur et gardant la vengeance? Ils m'ont dit que celui qui nous a formés tous, Du pouvoir d'opprimer se montre si jaloux Qu'après avoir soumis sa faible créature Au tribut de douleur qu'exigé la nature, Aux besoins renaissants, aux ennuis, aux travaux, II lui commande encor d'ajouter à ses maux...
Page 370 - A votre ruine et à celle de vos associés que l'on plaindra, se joindra, mais pour vous seul, une infamie dont vous ne vous laverez jamais. Vous serez traîné dans la boue avec votre livre, et l'on vous citera dans l'avenir comme un homme capable d'une infidélité et d'une hardiesse auxquelles on n'en trouvera point à comparer.
Page 353 - M"" du Deffand. Ce radotage dura une demi-heure en présence de tout le monde, sans qu'il fût possible à M"" du Deffand de faire taire son panégyriste ou de le faire changer de conversation. Ce fut le chant du cygne ; il mourut sans savoir à qui il avait adressé un parallèle si véridique.

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