Mirèio, pouèmo prouvençau, avec la tr. littérale en regard

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1859
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Page 15 - Crau, — vous n'en avez plus vu d'aussi belle ! — Le gai soleil l'avait éclose ; — et frais, ingénu, — son visage, à fleur de joues, avait deux fossettes. Et son regard était une rosée — qui dissipait toute douleur... — Des étoiles moins doux est le rayon, et moins pur; — il lui brillait de noires tresses — qui tout le long formaient des boucles ; — et sa poitrine arrondie — était une pêche double et pas encore bien mûre. Et folâtre, et sémillante, — et sauvage quelque...
Page 3 - Crau1, vers la mer, dans les blés, — humble écolier du grand Homère, — je veux la suivre. Comme c'était — seulement une fille de la glèbe, — en dehors de la Crau il s'en est peu parlé. Bien que son front ne...
Page 49 - Vincent, cette matinée, passa là de nouveau. A son bonnet écarlate, — comme en ont les riverains des mers latines, — il avait gentiment une plume de coq ; — et en foulant les sentiers, — il faisait fuir les couleuvres vagabondes, — et des sonores tas de pierres — avec son bâton il chassait les cailloux.
Page 77 - Baus-Manière, — lèche la mousse des rochers, — ou je me perdrais dans les carrières, — ou tu me verrais ramener la chèvre au poil roux ! « Je t'aime, ô jeune fille enchanteresse, — (au point) que si tu disais : je veux une étoile ! — il n'est traversée de mer, ni bois, ni torrent fou, — il n'est ni bourreau, ni feu, ni fer — qui m'arrêtât ! Au bout des pics, — touchant le ciel, j'irais la prendre, — et, dimanche, tu l'aurais pendue à ton cou.
Page 205 - ... de Provence, — qui écoutez, attentifs, mes chansons du temps passé : — toi qui sais, ô Roumanille,— tresser dans tes harmonies, — • et les pleurs du peuple, — et le rire des jeunes filles, et les fleurs du printemps ! Toi qui des bois et des rivières — cherches le sombre et le frais: — pour ton cœur consumé de rêves d'amour, — fier Aubanel ! et, par les (œuvres) que tu laisses, — toi, Crousillat, qui à la Touloubre — fais plus de renommée qu'elle n'en recouvre...
Page 437 - Une fois chaque cent ans, on les ouvre. — Heureux, heureux, lorsqu'on les découvre, — celui qui, peut les voir et les toucher! — Beau temps, — aura sa barque, et bonne étoile, — et de ses arbres les pousses, — auront du fruit à corbeillées, — et son âme croyante aura les biens éternels. Une belle porte de chêne — protège ce domaine sacré, — richement travaillée, et don des Beaucairois. — Mais surtout ce qui le défend, — ce n'est pas la porte qui le clôt, — ce n'est...
Page 111 - M'envoularai dins li campas. — O Magali, se tu te fas L'aucèu de l'aire, Iéu (ou cassaire me farai, Te cassarai. O Magali, ma tant aimée, Mets ta tête à la fenêtre ! Écoute un peu cette aubade De tambourins et de violons. Le ciel est là-haut plein d'étoiles. Le vent est tombé, Mais les étoiles pâliront En te voyant.
Page 299 - Puis, dans une casaque noire, elle presse — légèrement sa taille riche, — qu'une épingle d'or suffît à resserrer ; — par tresses longues et brunes — ses cheveux pendent, et revêtent comme d'un manteau — ses deux épaules blanches. — Mais elle en saisit les boucles éparses, Vite les rassemble et les retrousse, — à pleine main les enveloppe — d'une dentelle fine et transparente ; et une fois — les belles touffes ainsi étreintes, — trois fois gracieusement elle les ceint...
Page 387 - Elle doit, la pierre, en morceaux être brisée, — si l'on veut en extraire la paillette d'argent. « Heureux donc qui prend les peines, — et qui en faisant le bien s'épuise; — et qui pleure, en voyant pleurer les autres ; et qui — jette le manteau de ses épaules — sur 1...
Page 183 - La Crau était tranquille et muette. — Au lointain son étendue — se perdait dans la mer, et la mer dans l'air bleu; — les cygnes, les luisantes macreuses, — les flamants aux ailes de feu, — venaient, de la clarté mourante, — saluer, le long des étangs, les dernières lueurs.

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