Chef-d'oeuvre de Piron

Couverture
Bélin, 1788 - 338 pages
 

Avis des internautes - Rédiger un commentaire

Aucun commentaire n'a été trouvé aux emplacements habituels.

Autres éditions - Tout afficher

Expressions et termes fréquents

Fréquemment cités

Page 48 - L'auteur veut plaire, et plaît sans doute à quelque belle , A qui l'on doit le feu dont sa plume étincelle. LISETTE. C'est ce qu'apparemment votre père en conclut , Et la raison qui fait que son ordre l'exclut. Il craint que vous n'aimiez la conquête d'une autre.... D'une autre ! Mais j'y songe : et s'il était la vôtre ? Vous riez ? Et moi , non.
Page 130 - Un procédé si noble est-il imaginable ? Ne me trouvez donc pas, au fond, si condamnable. Nous perçons l'avenir ainsi que nous pouvons, Et sur le train des mœurs du siècle où nous vivons. Quand, à faire des vers, un jeune esprit s'adonne, Même en l'applaudissant, je vois qu'on l'abandonne.
Page 69 - On y liioit ses Ouvrages , non avec l'emphatique impudence de l'orgueil , mais avec le ton de la modestie et de la méfiance de soi-même. On vous écoutoit sans prévention , et l'on vous jugeoit sans partialité. Malheur au mauvais Ouvrage soumis à la censure de ce tribunal...
Page 97 - Cervelle évaporée, esprit jeune et frivole Que vous croyez tenir, au moment qu'il s'envole : Qui me choque en un mot, et qui me choque au point Que chez moi, sans ma pièce, il ne resterait point.
Page 71 - N'imaginons pas, néanmoins, qu'on mît un appa« reil pédantesque ou de l'importance dans tout ce qui « se passoit ou se disoit au Caveau. Le ton dominant « de cette société étoit une gaieté vive et piquante. Tout « ce qui interrompoit, mal-à-propos, cette gaieté, étoit « puni du ridicule. Parloit-on trop longtemps de soi, « s'avisoit-on de disserter du ton d'un bel esprit, ou « d'entamer un Conte languissant et sans sel : on ap...
Page 91 - L'amant de Lucile, Que son mauvais démon ne peut laisser tranquille, Dorante. Mon. Eh bien ! Dorante ? Lis. Il nous a vus de loin, Ainsi que tu croyais m'aborder sans témoin. Sous ce nouvel habit, du bout de l'avenue, Qu'il ait cru voir Lucile, ou qu'il m'ait reconnue, Près de toi, l'un vaut l'autre ; et surtout son destin Semblant te mettre exprès une lettre à la main. Nous entrons dans le parc ; il nous guette, il pétille ; II se glisse, et nous suit le long de la charmille.
Page 91 - Je me laisse entrevoir, et disparais toujours: Dieu sait si le cerveau de plus en plus lui tinte ! Tant qu'enfin je le plante au fond du labyrinthe, Où le pauvre jaloux, pour longtemps en défaut, Peste et jure, je crois, maintenant comme il faut. Je ferais encor pis, si je pouvais pis faire.
Page 81 - Mais aussi, Daignant de même entrer dans l'esprit qui m'anime, Laissez-moi quelque temps jouir de l'anonyme, Pour goûter du succès les plaisirs plus entiers Et...
Page 115 - Vous ne vous plaindrez plus d'un cœur qui vous adore, Où vous établissez la paix et le bonheur, Et qui commence enfin d'en goûter la douceur ! Lis.
Page 47 - Le devoir eût eu peine à se rendre le maître ; Et, sûre de l'aveu d'un père complaisant, Vous n'eussiez pas remis le choix jusqu'à présent.

Informations bibliographiques