Du role des concepts dans la vie intellectuelle et morale: essai théorique d'après une vue de l'histoire

Couverture
Hachette, 1892 - 250 pages

À l'intérieur du livre

Avis des internautes - Rédiger un commentaire

Aucun commentaire n'a été trouvé aux emplacements habituels.

Autres éditions - Tout afficher

Expressions et termes fréquents

Fréquemment cités

Page 116 - Le second, de diviser chacune des difficultés que j'examinerais en autant de parcelles qu'il se pourrait et qu'il serait requis pour les mieux résoudre. Le troisième, de conduire par ordre mes pensées, en commençant par les objets les plus simples et les plus, aisés à connaître, pour monter peu à peu comme par degrés jusques à la connaissance des plus composés, et supposant même de l'ordre entre ceux qui ne se précèdent point naturellement les uns les autres.
Page 137 - En quoi il n'est pas vraisemblable que tous se trompent; mais plutôt cela témoigne que la puissance de bien juger et distinguer le vrai d'avec le faux, qui est proprement ce qu'on nomme le bon sens ou la raison, est naturellement égale en tous les hommes...
Page 115 - Ne recevoir jamais aucune chose pour vraie qu'on ne la connaisse, évidemment être telle; c'est-à-dire éviter soigneusement la précipitation et la prévention, et ne comprendre rien de plus en ses jugements que ce qui se présente si clairement et si distinctement à l'esprit, qu'on n'ait aucune occasion de le mettre en doute (4) . — 2.
Page 117 - ... occasion de m'imaginer que toutes les choses qui peuvent tomber sous la connaissance des hommes s'entre-suivent en même façon , et que , pourvu seulement qu'on s'abstienne d'en recevoir aucune pour vraie qui ne le soit , et qu'on garde toujours l'ordre qu'il faut pour les déduire les unes des autres, il n'y en peut avoir de si éloignées auxquelles enfin on ne parvienne, ni de si cachées qu'on ne découvre.
Page 137 - Descartes a fait preuve d'une « ironie délicieuse », en disant que le bon sens est la chose du monde la mieux partagée.
Page 116 - Ces longues chaînes de raisons toutes simples et faciles, dont les géomètres ont coutume de se servir pour parvenir à leurs plus difficiles démonstrations...
Page i - L'objet de ce livre est de critiquer le droit de l'esprit humain à concevoir, en face de l'universel phénoménisme où il semble qu'aucune limite ne puisse subsister, ni même exister. C'est un fait...
Page 107 - Ces qualités du corps qui n'en peuvent être séparées, je les nomme qualités originales et premières qui sont la solidité, l'étendue, la figure, le nombre, le mouvement ou le repos, et qui produisent en nous des idées simples, comme chacun peut, à mon avis, s'en assurer par soi-même.
Page iv - De ce point de vue, il semble que l'histoire des idées tout entière, depuis l'antiquité jusqu'à nos jours, se laisse concevoir comme une marche progressive vers l'objet absolu, suivie d'une régression vers le relatif et le subjectif. De l'antiquité au christianisme, l'esprit, par un procédé d'intégration et de simplification, marche vers un concept définitif de Dieu unique qui domine et remplit tout le moyen âge.

Informations bibliographiques