Les oeuvres poétiques

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A. Aubry, 1859 - 250 pages
 

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Page 16 - Didon ; il imita leurs prologues et leurs chœurs; mais il n'avait aucune étincelle de leur génie, aucune idée de la contexture dramatique : tout se passe en déclamations et en récits. Le style est un mélange de la barbarie de Ronsard et des froids jeux de mots que les Italiens avaient mis à la mode en France.
Page 45 - Mais ces tragedies sont bien bonnes et artificielles, qui ne traitent rien plus que ce qui peut estre advenu en autant de temps que les spectateurs considerent l'ebat.
Page 16 - Aucune de ces pièces ne fut représentée. Jodelle , sans prendre ses sujets chez les Grecs , voulut du moins traiter à leur manière ceux de Cléopâtre et de Didon : il imita leurs prologues et leurs chœurs; mais il n'avait aucune étincelle de leur génie, aucune idée de leur contexture dramatique ; tout se passe en déclamations et en récits.
Page 223 - ... admirateur des poètes de France, Et singulièrement du merveilleux Ronsard. Le prince sans envie et premier de son art, Mais la grandeur de ceux de votre docte ligue M'a fait désestimer la téméraire brigue De maints qui, sans sçavoir, sans mérite et sans heur, Guident, présomptueux, empoigner votre honneur.
Page 15 - Jodelle le premier , d'une plainte hardie , Françoisement chanta la grecque tragédie , ' • ' Puis, en changeant de ton, chanta devant nos rois La jeune comédie en langage François, Et si bien les sonna que Sophocle et Ménandre , Tant fussent-ils savans, y eussent pu apprendre.
Page 82 - Mardoché', que ta voix m'est cruelle, Que tu m'as mal cogneu , quand tu m'as prins pour celle Qui face grand estat des riches ornemens , Du faste et de l'orgueil des royaux vestemens , Qui prise la richesse et l'honneur et la gloire, Qui n'aye plus de Dieu ni de sa loy memoire.
Page 225 - II fait notre langage en un style nouveau Passer des anciens le langage plus beau. Et toutefois, Belleau, ces rimes magnifiques, Ces vers substantieux, ces odes pindariques, Sont bien mises au rang de ces vieux triolets, De ces petits rondeaux, des...
Page 235 - Qui bénist mon esprit, fait ma bouche éloquente. Par lui j'ay façonné un ouvrage immortel, Perdurable et sacré, que ni l'ire du Ciel Ni l'été chaleureux, ni la dent importune Du temps, ni la fureur de l'horrible Neptune Pourront oncq...
Page 46 - peuvent venir à bout de leur fusée, ni depestrer le nœud « gordien, sinon de la façon du grand Alexandre.
Page 63 - Dieus, ô trop cruels, cruelles destinees! O Nuit, mere des maux, mere des Luittons noirs, Et des Esprits brouillons, hostes des bas manoirs, Lasche et tristesse nuit, en laquelle Assuere A fait tomber sur moy l'infame vitupere Que ie vien de porter; ce luif malitieux Sera doresnavant bien plus audacieux Qu'il n'a esté encor', et fera moins de conte D'honorer ma grandeur, ainsi croitra ma honte, Ce rustre cuide bien que mon seigneur entend Nostre haine, et m'a fait ce deshonneur si grand En sa faueur...

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