La Pléiade françoise: Belleau, R. Œvvres poétiques. 1878. 2 v

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Page 38 - ... Je n'aime point ces vers qui rampent sur la terre, Ni ces vers ampoulés dont le rude tonnerre S'envole outre les airs : les uns font mal au cœur Des liseurs dégoûtés, les autres leur font peur : Ni trop haut, ni trop bas, c'est le souverain style ; Tel fut celui d'Homère et celui de Virgile. Que vous en semble? voilà du bon goût exemplaire. Rien n'est capable d'en donner aux poètes novateurs déjà sur le retour, comme de voir des rivaux survenants outrer leurs défauts et réussir....
Page 18 - Or, au fond , que prouve cette fameuse plainte , sinon que le poète désespérait de pouvoir parler grec en français, comme il l'aurait voulu, et qu'il n'essayait qu'en passant, par manière de tour de force, une imitation vraiment inconciliable avec le génie de notre langue? Ainsi, le chef et le héros de notre école poétique au seizième siècle a combattu sur tous les tons pour l'originalité de sa langue maternelle.
Page 97 - Charles, vostre beau nom tant commun à nos Rois. Nom du Ciel revenu en France par neuf fois, Neuf fois, nombre parfait (comme cil qui assemble Pour sa perfection trois triades ensemble), Monstre que vous aurez l'empire et le renom De huit Charles passez dont vous portez le nom.
Page 7 - Au surplus, Lecteur, tu ne seras émerveillé si je redi souvent mêmes mots, mêmes sentences, et mêmes trais de vers, en cela imitateur des poètes Grecs, et principalement d'Homère, qui jamais, ou bien peu, ne change un bon mot, ou quelque trac de bons vers, quand une fois il se l'est fait familier.
Page 13 - Une fois, il est vrai, dans son très-médiocre opuscule sur l'Art poétique, il lui échappe de dire : « Tu composeras hardiment des mots à l'imitation des Grecs et des Latins (1), et tu n'auras souci de ce que le vulgaire dira de toi.
Page 14 - ... désespérait de pouvoir parler grec en français, comme il l'aurait voulu, et qu'il n'essayait qu'en passant, par manière de tour de force, une imitation vraiment inconciliable avec le génie de notre langue? Ainsi, le chef et le héros de notre école poétique au seizième siècle a combattu sur tous les tons pour l'originalité de sa langue maternelle. Il n'est point le pédant grécaniseur dont Boileau s'est moqué sans l'avoir lu. Ce qui est vrai, c'est que son imagination, toute pleine...
Page 376 - ... houlettes tournees, polies & bien ferrees, fuft de pince, fuft de crochet : mufettes au ventre de cerf à grand bourdon, embouchees de cornes de daim, ou de laton, fleutes, flageolets de canne de fureau, d'efcorce de peuplier, cages d'ozier & de ronces efcarrees & pertuifees auec vne brochette rougie au feu...
Page 27 - ... lesquels furent nostres, & que nous avons cruellement chassés, pour donner place à ne sçai quels | étrangers Italiens, & Latins. Bien est il vrai quand un [162 v«: 145 vocable a long tens régné, faisant à l'imitation des vieus arbres, reverdir un petit regeton du pie de son tronc, pour devenir comme lui grand, & parfait : on ne le doit plus regretter, ni appeller séché, ne péri : aiant laissé en sa place un nouveau fils, pour lui donner la même verdeur, force, & pouvoir, qu'il avoit...
Page 37 - Oh ! que n'ai-je fait ce poème ! Il est temps que Ronsard » descende du Parnasse et cède la place à Du Bartas, que le » Ciel a fait naître un si grand poète.
Page 380 - C'est un terme que nous avons emprunté à la fauconnerie où il signifie un morceau de cuir rouge , en forme d'oiseau , qui sert pour rappeler l'oiseau de proie, lorsqu'il ne revient pas droit sur le poing.

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