Noëls patois anciens et nouveaux chantés dans la Meurthe et dans les Vosges

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F. Didot frères, fils et cie., 1864 - 122 pages
 

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Expressions et termes fréquents

Fréquemment cités

Page 89 - Qu'en tare on le bouterel Pou quérante houre, Et pu ressuciteret, Sans jéma pu remoure. LE ROI GASPARD. Du plus profond de mon cœur, bis, J'offre une coupe d'odeur, Sur l'assurance Que j'ai de la vérité De sa divine essence. -, LES BERGERS. Je cro que so de l'encens, bis. Et que ne le vo |e sent, Let créature, Que nous représente mue, . ••
Page 95 - C'est un terme de vénération qui ne s'adresse guère qu'aux vieillards et ne rappelle pas une idée de parenté. Le patois franc-comtois oitcliot et le mot anglais micle s'emploient dans le même sens. On a passé ainsi de l'idée de parenté à celle de vénération. Par un raisonnement inverse, le patois vosgien a donné à un terme de respect un sens de parenté, il désigne l'oncle par le mot nondn.
Page 81 - Tant lou so que lou metin Devant l'ourore, So let mère de data , Que le soula adore. LES ROIS. Préparons donc nos présents bis. D'or, de myrrhe, aussi d'encens , Avant l'entrée , Pour adorer l'Enfançon Et la belle accouchée. LES BERGERS. Lou fon, l'entrein so son or, bis. Let poreté sou trésor, Et n'en vut d'aute, Valet se pore mageon , Que va meu que le vote. LES ROIS. Bergers, ne méprisez point 6w, Ceux dont Dieu veut prendre soin ; Voilà l'étoile Qui nous a dit de sa part Cette bonne...
Page 85 - En mon bon gros langaige. LES ROIS. Si le langage est pesant, bis Le discours est plaisant Et profitable, Pour nous disposer tous trois A entrer dans l'étable. LES BERGERS.
Page 39 - La sainte Vierge. Amis, s'il pleure et s'il soupire, Et s'il faut qu'un jour il expire, C'est pour vous tous sauver, s'il est possible, Vous rachetant d'une mort infaillible. Girâid. Dei vous lou meiche pu de cent fois ; mâi Je vourins ben sawoi si v...
Page 79 - Et meu j'penra mé soche. Les Rois. Nous sommes trois Rois d'Orient (bis), Qui venons d'un cœur riant, Dans la Judée, Pour adorer l'Enfançon, Qu'avons vu en idée.
Page 37 - L'ange. N'en doutez point, allez la voir, Avec son Fils, pour recevoir Le don qu'il vient apporter dans le monde, Pour en purger ce qu'il ya d'immonde. Chan. Jeun' sais où-s que c'a ; demandons-li.
Page 40 - LA SAINTE VIERGE. Je réponds que sa charité Et son amour l'ont incité A endurer les peines dont son père Menaçait tous les enfants de la terre. XXII. —J AI QUE. Mâ pouqué don ati si poure, Et pouhta vu que l'on l'édoure? Je n' vou qu'eun aine, in bu et de lé péye, Eune crèche et eune pirre de téye.
Page 35 - ... lou feu et lé fiemme ? Mâ qu'àst-ce que j'oye que m'é rendu tout biéme. Micha. Ah, Chan ! ce que t'oye ça yec de bé Qu'ersanne eune ainge ; évailles Hébé Et teurtous les pesturés et bâisselles ; Hoye coumme en bràye BrilTôt évou Fidèle.
Page 41 - Mâ pourqué donc a-ti' si pôre, Et pouhta vut que l'on l'édôre ; Je ne wouë qu'cun' âisne, in bû et de le peille, Eune crèche et une pirre de teille. La Mère. C'est pour dire que le mortel Ne reconnaît point l'Eternel, Et que la bête en cela le surpasse, Reconnaissant mieux l'Auteur de la grâce. Tous les pastcnrs ensemble. Je crayons que '1 a Nout' Scheignou, Que di Cie 'ia venu pour nous.

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