Oeuvres complètes de J. J. Rousseau: Correspondance

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Page 257 - J'étais, monsieur, dans un accès du plus cruel des maux du corps, quand je reçus votre lettre et vos idylles. Après avoir lu la lettre,j'ouvris machinalement le livre, comptant le refermer aussitôt; mais je ne le refermai qu'après avoir tout lu, et je le mis à côté de moi pour le relire encore. Voilà l'exacte vérité. Je sens que votre ami Gessner est un homme selon mon cœur, d'où vous pouvez juger de son traducteur et de son ami, par lequel seul il m'est connu.
Page 366 - A l'égard de mon livre, vous le jugerez comme il vous plaira, vous savez que j'ai toujours séparé l'auteur de l'homme. On peut ne pas aimer mes livres, et je ne trouve point cela mauvais : mais quiconque ne m'aime pas à cause de mes livres est un fripon.
Page 15 - ... c'est là que vous remplirez véritablement les soins que la vertu vous impose. Une vie dure est plus facile à supporter en province que la fortune à poursuivre à Paris", surtout quand on sait, comme vous ne l'ignorez pas, que les plus indignes manèges y font plus de fripons £ueux que de parvenus.
Page 30 - Je vous l'ai dit bien des fois,nul homme au monde ne respecte plus que moi l'Évangile ; c'est, à mon gré, le plus sublime de tous les livres ; quand tous les autres m'ennuient, je reprends toujours celui-là avec un nouveau plaisir; et quand toutes les consolations humaines m'ont manqué, jamais je n'ai recouru vainement aux siennes.
Page 323 - J'ai dit beaucoup de mal de vous, j'en dirai peut-être encore ; cependant , chassé de France , de Genève , du canton de Berne , je viens chercher un asile dans vos États. Ma faute est peut-être de n'avoir pas commencé par là . cet éloge est de ceux dont vous êtes digne. Sire, je n'ai mérité de vous aucune grâce , et je n'en demande pas...
Page 107 - Vous me parlez de ce Voltaire! Pourquoi le nom de ce baladin souille-t-il vos lettres? Le malheureux a perdu ma patrie ; je le haïrois davantage si je le méprisois moins.
Page 170 - D'un autre côté , je blâme l'intolérance , et je veux qu'on laisse en paix les incrédules; or, le parti dévot n'est pas plus endurant que l'autre. Jugez en quelles mains me voilà tombé.
Page 430 - J'y croyois retrouver ce qui m'avoit charmé dans ma jeunesse : tout est changé ; c'est un autre paysage, un autre air, un autre ciel, d'autres hommes ; et, ne voyant plus mes montagnons avec des yeux de vingt ans, je les trouve beaucoup vieillis.
Page 248 - C'en est fait , cher Moultou , nous ne nous reverrons plus que dans le séjour des justes. Mon sort- est décidé par les suites de l'accident dont je vous ai parlé ci-devant; et, quand il en sera temps , je pourrai sans scrupule prendre chez mylord Edouard les conseils de la vertu même.
Page 122 - ... c'est vous qui me rendez le séjour de mon pays insupportable ; c'est vous qui me ferez mourir en terre étrangère, privé de toutes les consolations des mourants, et jeté pour tout honneur dans une voirie, tandis que tous les honneurs qu'un homme peut attendre vous accompagneront dans mon pays. Je vous hais enfin, puisque vous l'avez i.

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