Mon séjour auprès de Voltaire et lettres inédites que m'écrivit cet homme célèbre

Couverture
 

Avis des internautes - Rédiger un commentaire

Aucun commentaire n'a été trouvé aux emplacements habituels.

Autres éditions - Tout afficher

Expressions et termes fréquents

Fréquemment cités

Page 48 - ... vers : Je les reçus avec tendresse ; Je vous les rends avec douleur ; C'est ainsi qu'un amant, dans son extrême ardeur 1, Rend le portrait de sa maîtresse.
Page 122 - Il me semble, en lisant les histoires, que la terre n'ait été faite que pour quelques souverains et pour ceux qui ont servi leurs passions; presque tout le reste est abandonné. Les historiens, en cela, ressemblent à quelques tyrans dont ils parlent : ils sacrifient le genre humain à un seul homme "'. » Je voudrais, monsieur, être à portée de vous consulter sur cet Essai, que j'ai écrit dans cet esprit.
Page 80 - Freytag paraît bientôt dans une voiture escortée par des soldats, et nous y fait monter en accompagnant cet ordre d'imprécations et d'injures. Oubliant qu'il représente le roi son maître, il monte avec nous, et comme un exempt de police, nous conduit ainsi à travers la ville et au milieu de la populace attroupée. On nous conduisit de la sorte chez un marchand, nommé Schmith, qui avait le titre de conseiller du roi de Prusse e: était le suppléant de Freytag.
Page 38 - Qu'on parcoure l'histoire ancienne et moderne, on ne trouvera point d'exemple |de prince qui ait donné sept mille écus de pension à un homme de lettres à titre d'homme de lettres. Il ya eu de plus grands poètes que...
Page 369 - Gauthier, prêtre, je me suis confessé à lui, et que si Dieu dispose de moi, je meurs dans la sainte religion catholique où je suis né, espérant de la miséricorde divine qu'elle daignera pardonner toutes mes fautes ; et que si j'avais jamais scandalisé l'Église, j'en demande pardon à Dieu et à elle. « A signé : VOLTAIRE, le 2 mars 1778, dans la maison de M. le marquis de Villette.
Page 38 - ... de pension à un homme de lettres, à titre d'homme de lettres. Il ya eu de plus grands poètes que Voltaire; il n'y en eut jamais de si bien récompensé, parce que le goût ne met jamais de bornes à ses récompenses.
Page 82 - Sur ces entrefaites arriva un nommé Dorn, espèce de fanfaron que l'on avait envoyé sur une charrette à notre poursuite. Apprenant aux portes de la ville que Voltaire venait d'être arrêté, il rebrousse chemin, arrive au comptoir, et s'écrie : « Si je l'avais attrapé en route, je lui aurais brûlé la cervelle! » On verra bientôt qu'il craignait plus pour la sienne qu'il n'était redoutable pour celle des autres.
Page 181 - Durenvint un matin présenter un mémoire pour des livres qu'il avait remis à Voltaire treize ans auparavant. Van Duren ne put lui parler et me laissa le compte. Voltaire le lut et trouva que la somme demandée était pour des exemplaires de ses propres «uvres, il en fut outré.
Page 63 - C'est un philosophe qui marche en raison composée de l'air distrait et de l'air précipité, l'œil rond et petit, et la perruque de même, le nez écrasé, la physionomie mauvaise; ayant le visage plein et l'esprit plein de lui-même, portant toujours scalpel en poche pour disséquer les gens de haute taille.
Page 143 - Nous traversâmes une longue enfilade de pièces ; sa goutte le rendait faible et je lui donnais le bras pour le soutenir ; enfin nous arrivons dans l'antichambre de Monseigneur ; elle était pleine de courtisans de toute espèce. On annonce Voltaire au cardinal ; il entre seul ; un instant après il sort, me reprend...

Informations bibliographiques