Poésies complètes

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Charpentier, 1841 - 244 pages
 

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Page 11 - M'enveloppant alors de la colonne noire, J'ai marché devant tous, triste et seul dans ma gloire. Et j'ai dit dans mon cœur :
Page 173 - Et du plus haut des monts un grand rocher roula. Il bondit, il roula jusqu'au fond de l'abîme, Et de ses pins, dans l'onde, il vint briser la cime. — ' Merci, cria Roland ; tu m'as fait un chemin.
Page 51 - ... moment. Mais l'homme l'a frappé d'une atteinte trop sûre ; II sent le plomb chasseur fondre dans sa blessure ; Son aile se dépouille, et son royal manteau Vole comme un duvet qu'arrache le couteau : Dépossédé des airs, son poids le précipite; Dans la neige du mont il s'enfonce et palpite, Et la glace terrestre a d'un pesant sommeil Fermé cet œil puissant respecté du soleil.
Page 85 - J'aille, deux mois entiers, sur le haut des montagnes, " Pour la dernière fois, errante en liberté, " Pleurer sur ma jeunesse et ma virginité ! " Car je n'aurai jamais, de mes mains orgueilleuses, " Purifié mon fils sous les eaux merveilleuses ; " Vous n'aurez pas béni sa venue, et mes pleurs " Et mes chants n'auront pas endormi ses douleurs ; " Et, le jour de ma mort, nulle vierge jalouse " Ne viendra demander de qui je fus l'épouse, " Quel guerrier prend pour moi le cilice et le deuil : "...
Page 38 - Sur l'homme j'ai l'onde mon empire de flamme Dans les désirs du cœur, dans les rêves de l'âme, Dans les liens des corps, attraits mystérieux, Dans les trésors du sang, dans les regards des yeux. C'est moi qui fais parler l'épouse dans ses songes ; La jeune fille heureuse apprend d'heureux mensonges ; Je leur donne des nuits qui consolent des jours ; Je suis le Roi secret des secrètes amours.
Page 30 - Souvent parmi les monts qui dominent la terre S'ouvre un puits naturel, profond et solitaire; L'eau qui tombe du ciel s'y garde, obscur miroir Où, dans le jour, on voit les étoiles du soir. Là, quand la villageoise a, sous la corde agile, De l'urne, au fond des eaux, plongé la frêle argile, Elle y demeure oisive, et contemple longtemps Ce magique tableau des astres éclatants, Qui semble orner son front, dans l'onde souterraine, D'un bandeau qu'envîraient les cheveux d'une Reine.
Page 9 - J'ai fait pleuvoir le feu sur la tête des rois ; L'avenir à genoux adorera mes lois ; Des tombes des humains j'ouvre la plus antique...
Page 171 - J'aime le son du Cor, le soir, au fond des bois, Soit qu'il chante les pleurs de la biche aux abois, Ou l'adieu du chasseur que l'écho faible accueille, Et que le vent du nord porte de feuille en feuille. Que de fois seul dans l'ombre à minuit demeuré, J'ai souri de l'entendre, et plus souvent pleuré!
Page 172 - Rocs de la Frazona, cirque du Marboré, Cascades qui tombez des neiges entraînées, Sources, gaves, ruisseaux, torrents des Pyrénées, Monts gelés et fleuris, trône des deux saisons, Dont le front est de glace et...
Page 175 - Rappelant les troupeaux épars sur les hauteurs, Répondit l'archevêque, ou la voix étouffée Du nain vert Obéron, qui parle avec sa fée.

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