Lettres persanes, Volume 1

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Page 139 - Il aime à gratifier ceux qui le servent; mais il paye aussi libéralement les assiduités ou plutôt l'oisiveté de ses courtisans, que les campagnes laborieuses de ses capitaines. Souvent il préfère un homme qui le déshabille, ou qui lui donne la serviette lorsqu'il se met à table, à un autre qui lui prend des villes ou lui gagne des batailles.
Page 229 - La religion juive est un vieux tronc qui a produit deux branches qui ont couvert toute la terre , je veux dire le mahométisme et le Christianisme; ou plutôt c'est une mère qui a engendré deux filles qui l'ont accablée de mille plaies; car, en fait de religion , les plus proches sont les plus grandes ennemies.
Page 87 - est le plus puissant prince de l'Europe. Il n'a point de mines d'or comme le roi d'Espagne son voisin ; mais il a plus de richesses que lui, parce qu'il les tire de la vanité de ses sujets, plus inépuisable que les mines. On lui a vu entreprendre ou soutenir de grandes guerres, n'ayant d'autres fonds que des titres d'honneur à vendre; et, par un prodige de l'orgueil humain, ses troupes se trouvaient payées, ses places munies, et ses flottes équipées. D'ailleurs ce roi est un grand magicien...
Page 123 - C'eft fe moquer, de vouloir adoucir un mal, par la confidération que l'on eft né miférable : il vaut bien mieux enlever l'efprit hors de fes réflexions , ôC traiter l'homme comme fenfible , au lieu de le traiter comme raifonnable.

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