Œuvres complètes de P.-J. de Béranger, Volume 2

Couverture
Perrotin, 1847 - 401 pages
 

Avis des internautes - Rédiger un commentaire

Aucun commentaire n'a été trouvé aux emplacements habituels.

Autres éditions - Tout afficher

Expressions et termes fréquents

Fréquemment cités

Page 90 - Dieu, mes enfants, vous donne un beau trépas ! « Qui nous rendra, dit cet homme héroïque Aux bords du Rhin, à Jemmappe, à Fleurus, Ces paysans, fils de la République, Sur la frontière à sa voix accourus ? Pieds nus, sans pain, sourds aux lâches alarmes, Tous à la gloire allaient du même pas.
Page 80 - Depuis trois ans je vous conjure De m'apporter un souvenir Du vallon où ma vie obscure Se berçait d'un doux avenir. Au détour d'une eau qui chemine A flots purs, sous de frais lilas, Vous avez vu notre chaumine : De ce vallon ne me parlez- vous pas?
Page 189 - J'ai depuis gardé son verre, Gardé son verre. — Vous l'avez encor, grand'mère Vous l'avez encor ! ' Le voici. Mais à sa perte Le héros fut entraîné. Lui, qu'un pape a couronné, Est mort dans une île déserte. Longtemps aucun ne l'a cru ; On disait : II va paraître. Par mer il est accouru ; L'étranger va voir son maître. Quand d'erreur on nous tira, Ma douleur fut bien amère, Fut bien amère. — Dieu vous bénira, grand'mère, Dieu vous bénira...
Page 130 - C'est un grenier, point ne veux qu'on l'ignore, Là fut mon lit, bien chétif et bien dur; Là fut ma table ; et je retrouve encore Trois pieds d'un vers charbonnés sur le mur. Apparaissez, plaisirs de mon bel âge, Que d'un coup d'aile a fustigés le temps, Vingt fois pour vous j'ai mis ma montre en gage.
Page 189 - J'ai faim, dit-il; et bien vite Je sers piquette et pain bis. Puis il sèche ses habits, Même à dormir le feu l'invite. Au réveil, voyant mes pleurs Il me dit: Bonne espérance! Je cours de tous ses malheurs, Sous Paris, venger la France.
Page 121 - L'arbre naissant de notre liberté. Mais, aujourd'hui que l'arbre et son feuillage Bravent en paix la foudre et les hivers, 11 vient s'asseoir sous son fertile ombrage. Jours de triomphe, éclairez l'univers! Autour de lui vois nos chefs, vois nos sages, Nos vieux soldats se rappelant ses traits; Vois tout un peuple et ces tribus sauvages A son nom seul sortant de leurs forêts. L'arbre sacré sur ce concours immense Forme un abri de rameaux toujours verts : Les vents au loin porteront sa semence....
Page 256 - Semez ailleurs places, titres et croix. Non, pour les cours Dieu ne m'a pas fait naître Oiseau craintif je fuis la glu des rois. Que me faut-il? maîtresse à fine taille, Petit repas et joyeux entretien. De mon berceau près de bénir la paille, En me créant Dieu m'a dit : Ne sois rien.
Page 302 - Qui découvrit un nouveau monde? Un fou qu'on raillait en tout lieu. Sur la croix que son sang inonde, Un fou qui meurt nous lègue un Dieu. Si demain, oubliant d'éclore, Le jour manquait, eh bien! demain Quelque fou trouverait encore Un flambeau pour le genre humain.
Page 78 - Captif au rivage du Maure, Un guerrier, courbé sous ses fers , Disait: Je vous revois encore, Oiseaux ennemis des hivers. Hirondelles, que l'espérance Suit jusqu'en ces brûlants climats, Sans doute vous quittez la France : De mon pays ne me parlez-vous pas? Depuis trois ans je vous conjure De m'apporter un souvenir Du vallon où ma vie obscure Se berçait d'un doux avenir. Au détour d'une eau qui chemine A flots purs , sous de frais lilas...
Page 280 - Chateaubriand, pourquoi fuir ta patrie, Fuir son amour, notre encens, et nos soins? N'entends-tu pas la France qui s'écrie: Mon beau ciel pleure une étoile de moins?

Informations bibliographiques