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PRÉFACE

En offrant au public le Cours supérieur de notre Cours complet de grammaire française, disons tout d'abord que le titre de l'ouvrage ne nous a point fait illusion. Nous n'avons jamais perdu de vue que cette grammaire supérieure est destinée, d'après le programme officiel du 27 juillet 1882, à des enfants de 11 à 13 ans, et tout ce qui nous a paru dépasser l'intelligence moyenne des écoliers de cet âge en a été soigneusement écarté.

Ce livre est divisé, comme le Cours élémentaire et le Cours moyen, en deux parties : la théorie et la pratique, c'est-à-dire la grammaire proprement dite et les exercices.

La grammaire contient les matières indiquées au programme et rien de plus. Nous nous sommes efforcés de simplifier la syntaxe, de citer seulement les règles essentielles, de donner des définitions claires, faciles à comprendre et à retenir. Parfois un commentaire en petit texte vient éclairer la règle énoncée; mais nulle part la formule précise n'est remplacée par une explication. Dans l'étude des propositions, nous avons tâché d'éviter l'abondance de termes techniques, le luxe de distinctions subtiles, qu'on a trop souvent introduits dans l'analyse logique. C'est dans la même pensée que nous avons réduit à de justes limites les notions d'étymologie usuelle et de dérivation, et que nous avons volontairement omis nombre de préfixes et de mots composés dans les mots savants tirés du latin ou du grec. Les notions historiques, qui devaient nous être particulièrement chères, puisque, les premiers en France, nous les avons fait pénétrer dans l'enseignement", ont été répandues de mème avec une grande réserve dans le cours de l'ouvrage. « L'objet de l’er.seignement primaire, a dit excellemment M. Gréard,

4. La Grammaire historique de la langue française, de M. Auguste Brachet, a paru en 1866.

n'est pas d'embrasser sur les diverses matières auxquelles il touche, tout ce qu'il est possible de savoir, mais de bien apprendre dans chacune d'elles ce qu'il n'est pas permis d'ignorer. »

Les Exercices appliqués à la grammaire, qu'ils suivent d'ailleurs pas à pas, sont aussi variés que les indications du programme officiel. Ils comprennent surtout, comme le recommande le nouveau programme, des dictées prises dans les auteurs classiques et sans recherche de difficultés grammaticales, des devoirs sur la dérivation et la composition des mots, sur l'étymologie, sur l'application des règles les plus importantes de la syntace; de nombreux questionnaires sur le texte même de la grammaire. Des rédactions sur des sujets simples; des comptes rendus oraux ou écrils de leçons ei de lectures, de promenades, d'incidents que l'élève doit trouver dans sa vie journalière à l'école; des exercices sur les synonymes; enfin, des exemples d'analyse grammaticale et d'analyse logique complètent le côté essentiellement pratique de ce Cours supérieur. On nous saura gré sans doute d'y avoir ajouté une liste détaillée des homonymes et des paronymes, accompagnée de nombreux exercices, et une liste des principaux mots qui ont été modifiés ou adoptés par l'Académie française dans la dernière édition de son dictionnaire (1878)4.

Les morceaux de prose ou de vers, les scènes, les dialogues, empruntés à nos meilleurs écrivains et disséminés dans ce livre, sont tous reproduits sans aucune altération. Ils forment par leur nombre, par le soin scrupuleux qui a présidé à leur réunion, un véritable recueil de morceaux choisis d'où les maîtres sauront tirer autant de leçons orales que de devoirs écrits.

Puissions-nous avoir contribué par ce Cours complet de grammaire française à faire acquérir aux élèves, selon le veu du programme officiel, « d'abord une somme de connaissances appropriées à leurs futurs besoins, ensuite et surtout de bonnes habitudes d'esprit, des idées claires, de l'ordre et de la justesse dans la pensée et dans le langage ».

1. Nous devons cette dernière liste à l'obligeance de M. Ceugney, qui nous a aussi prêté son concours pour la correction des épreuves. Qu'il en reçoive ici nos remerciments.

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