Mémoires historiques et secrets de l'impératrice Joséphine, Marie-Rose Tascher-de-Pagerie, première épouse de Napoléon Bonaparte, Volume 1

Couverture
 

Avis des internautes - Rédiger un commentaire

Aucun commentaire n'a été trouvé aux emplacements habituels.

Pages sélectionnées

Autres éditions - Tout afficher

Expressions et termes fréquents

Fréquemment cités

Page 445 - ... obéissance ; plus sensible au souvenir des bienfaits qu'à celui des outrages, il ne se rebute pas par les mauvais traitements; il les subit, les oublie, ou ne s'en souvient que pour s'attacher davantage ; loin de s'irriter ou de fuir, il s'expose de lui-même à de nouvelles épreuves ; il lèche cette main, instrument de douleur qui vient de...
Page 407 - ... cette pierre contre l'arbre qui est vis-à-vis de moi. Si je le touche, signe de salut ; si je le manque, signe de damnation. » Tout en disant ainsi je jette ma pierre d'une main tremblante et avec un horrible battement de cœur, mais si heureusement qu'elle va frapper au beau milieu de l'arbre; ce qui véritablement n'était pas difficile; car j'avais eu soin de le choisir fort gros et fort près. Depuis lors je n'ai plus douté de mon salut.
Page 406 - Au milieu de mes études et d'une vie innocente autant qu'on la puisse mener, et malgré tout ce qu'on m'avait pu dire, la peur de l'enfer m'agitait encore. Souvent je me demandais : En quel état suis-je ? Si je mourais à l'instant même, serais-je damné ? Selon mes jansénistes la chose était indubitable, mais selon ma conscience il me paraissait que non.
Page 493 - Sainteté des choses obligeantes contenues dans la lettre qu'elle s'est donnée la peine de m'écrire. » La paix entre la république française et Votre Sainteté vient d'être signée ; je me félicite d'avoir pu contribuer à son repos particulier. » J'engage Votre Sainteté à se méfier des personnes qui sont à Rome, vendues aux cours ennemies de la France, ou qui se laissent exclusive— ment guider par les passions haineuses qui entraînent toujours la perte des états.
Page 445 - L'on peut dire que le chien est le seul animal dont la fidélité soit à l'épreuve ; le seul qui connaisse toujours son maître et les amis de la maison ; le seul qui , lorsqu'il arrive un inconnu , s'en aperçoive ; le seul qui entende son nom , et qui...
Page 445 - Plus sensible au souvenir des bienfaits qu'à celui des outrages, il ne se rebute pas par les mauvais traitements; il les subit, les oublie, ou ne s'en souvient que pour s'attacher davantage; loin de s'irriter ou de fuir, il s'expose de lui-même à de nouvelles épreuves; il lèche cette main, instrument de douleur, qui vient de le frapper; il ne lui oppose que la plainte, et la désarme enfla par la patience et la soumission.
Page 527 - ... appartient à Dieu, je reconnais la main qui frappe le pasteur et le troupeau; je l'adore et me résigne; je n'ai pas besoin de pension; un sac pour me couvrir et une pierre pour reposer ma tête, voilà tout ce qu'il me faut ; c'est assez pour un vieillard qui veut finir ses jours dans la pénitence.
Page 442 - La présomption que cette infernale machination me suivra jusqu'au tribunal révolutionnaire ne me laisse aucun espoir de te revoir, mon amie, ni d'embrasser mes chers enfants. Je ne te parlerai point de mes regrets : ma tendre affection pour eux, l'attachement fraternel qui me lie à toi, ne peuvent te laisser aucun doute sur le sentiment avec lequel je quitterai la vie sous ces rapports.
Page 329 - C'en fut assez pour le faire rayer sur-lechamp de la liste qui proclamait l'amnistie. Le premier Consul lui en écrivit en ces termes. «Général, votre tête est aliénée; tout prouve aujourd'hui que le jeune Louis XVII est mort au temple; d'ailleurs et dans tous les cas, vous ne seriez jamais excusable devant Dieu et devant les hommes d'éterniser cette guerre civile. Vos officiers sont prêts à l'abandonner, et je vous engage à imiter leur exemple.
Page 441 - ... Dieu avait décrété la fin de tout esclavage ; on édifia des lieux de douleurs, pour remplacer les demeures où toutes les peines viennent finir; enfin , il ne resta qu'une ressemblance , à la vérité effroyable , entre ces prisons et ces cimetières : c'est là que s'exercèrent les jugements iniques des hommes, là où Dieu avait prononcé les arrêts de son inviolable justice *. CHAPITRE VII.

Informations bibliographiques