La France protestante: ou, Vies des protestants français qui se sont fait un nom dans l'histoire depuis les premiers temps de la réformation jusqu'à la reconnaissance du principe de la liberté des cultes par l'Assemblée nationale; ouvrage précéde d'une notice historique sur le protestantisme en France, suivi de pièces justificatives, et rédigé sur des documents en grand partie inédits, Volume 1

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J. Cherbuliez, 1816
 

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Page xcvii - Sire, c'est à la vérité, à l'Église de Dieu, au nom de laquelle je parle, d'endurer les coups, et non pas d'en donner, mais aussi vous plaira-t-il vous souvenir que c'est une enclume qui a usé beaucoup de marteaux (1).
Page 157 - Mon enfant, il ne faut point épargner ta tête après la mienne, pour venger ces chefs pleins d'honneur dont tu viens de voir les têtes ; si tu t'y épargnes, tu auras ma malédiction.
Page lxxxvii - ... avons aboli tout exercice de ladite religion, est une preuve plus que suffisante qu'ils ont embrassé la religion catholique, apostolique et romaine , sans quoi ils n'y auraient pas été soufferts ni tolérés (1).
Page 271 - J'en ay, respondiet-elle, toutes les occasions du monde. Car je viens de voir la plus piteuse tragédie et estrange cruauté à l'effusion du sang innocent, et des bons...
Page 187 - Le roi , qui ne pouvait d'abord s'accoutumer à elle, passa de l'aversion à la confiance, et de la confiance à l'amour. Les lettres que nous avons d'elle...
Page 164 - ... et est demeurée pure en vous servant , vide de vos bienfaits et exempte de corruption, tant de votre ennemi que de vous-même. Par cet écrit, je vous recommande à Dieu , à qui je donne mes services...
Page 16 - Sous les coups redoublés leur cuirasse étincelle , Leur sang qui rejaillit rougit leur main cruelle ; Leur bouclier, leur casque, arrêtant leur effort, Pare encor quelques coups et repousse la mort. Chacun d'eux , étonné de tant de résistance, Respectait son rival, admirait sa vaillance. Enfin le vieux d'Ailly, par un coup malheureux , Fait tomber à ses pieds ce guerrier généreux ; Ses yeux sont pour jamais fermés à la lumière, Son casque auprès de lui roule sur la poussière ; D'Ailly...
Page 33 - LE papier gros et l'encre -trop espesse, La plume lourde et la main bien pesante, Stile qui point l'oreille ne contente , Foible argument et mots pleins de rudesse, Monstrent assez mon ignorance expresse, Et si n'en suis moins hardie et ardente Mes vers semer si...
Page 188 - ... vous en faites naître les occasions ; cela n'est pas d'un homme de qualité. Ayez pitié de gens plus malheureux que coupables : ils sont dans les mêmes erreurs où nous avons été nous-mêmes, et d'où la violence ne nous aurait jamais tirés.
Page lxxxi - Le bruit des tambours, les blasphèmes, les cris, le fracas des meubles qu'ils jetaient d'un côté à l'autre, l'agitation où ils tenaient ces pauvres gens pour les forcer à demeurer debout et à ouvrir les yeux, étaient les moyens dont ils se servaient pour les priver de repos. Les pincer, les piquer, les tirailler, les suspendre avec des cordes, leur souffler dans le nez la fumée du tabac et cent autres cruautés étaient le jouet de ces bourreaux, qui réduisaient par là leurs hôtes à...

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