Les consolations: poésies

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éditeur non identifié, 1835 - 237 pages
 

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Page 54 - Dans l'île Saint-Louis, le long d'un quai désert, L'autre soir je passais; le ciel était couvert . Et l'horizon brumeux eût paru noir d'orages, Sans la fraîcheur du vent qui chassait Les nuages...
Page 213 - Jean Racine, le grand poète, Le poète aimant et pieux, Après que sa lyre muette Se fut voilée à tous les yeux, Renonçant à la gloire humaine, S'il sentait en son âme pleine Le flot contenu murmurer, Ne savait que fondre en prière, Pencher l'urne dans la poussière Aux pieds du Seigneur, et pleurer. Comme un cœur pur...
Page 33 - Quand il n'est plus matin et que j'attends le soir, Vers trois heures, souvent, j'aime à vous aller voir; Et là vous trouvant seule, ô mère et chaste épouse ! Et vos enfants au loin épars sur la pelouse, Et votre époux absent et sorti pour rêver, J'entre pourtant; et Vous...
Page 183 - Nous sommes devant vous comme un roseau qui plie ; Votre souffle en passant pourrait nous renverser. * Mais vous prenez bien garde, Ami, de nous blesser ; Noble et tendre, jamais votre amitié n'oublie Qu'un rien froisse souvent les cœurs et les délie ; Votre main sait chercher la nôtre et la presser.
Page 55 - En suis-je plus heureux qu'avant de les connaître? Et, tout rêvant ainsi, pauvre rêveur, voilà Que soudain, loin, bien loin, mon âme s'envola, Et d'objets en objets, dans sa course inconstante, Se prit aux longs discours que feu ma bonne tante Me tenait, tout enfant, durant nos soirs d'hiver, Dans ma ville natale, à Boulogne-sur-Mer. Elle m'y racontait souvent, pour me distraire, Son enfance et les jeux de mon père, son frère, Que je n'ai pas connu; car je naquis en deuil, Et mon berceau...
Page xviii - L'amitié qu'elle implore, et en qui elle veut établir sa demeure, ne saurait être trop pure et trop pieuse, trop empreinte d'immortalité, trop mêlée à l'invisible et à ce qui ne change pas ; vestibule transparent, incorruptible, au seuil du Sanctuaire éternel : degré vivant, qui marche et monte avec nous, et nous élève au pied du saint Trône.
Page 57 - Notre trace est légère et bien vite effacée ; Et moi, qui de ces morts garde encor la pensée, Quand je m'endormirai comme eux, du temps vaincu, Sais-je hélas ! si quelqu'un saura que j'ai vécu ? Et poursuivant toujours, je disais qu'en la gloire, En la mémoire humaine, il est peu sûr de croire, Que les cœurs sont ingrats, et que bien mieux il vaut De bonne heure aspirer et se...
Page 54 - Ou stagnante d'ennui, n'a plus loisir ni fête, Si pourtant nous sentons, aux choses d'alentour, A la gaîté d'autrui, qu'est revenu ce jour, Par degrés attendris jusqu'au fond de notre âme, De nos beaux ans brisés nous renouons la trame, Et nous nous rappelons nos dimanches d'alors. Et notre blonde enfance, et ses riants trésors. Je rêvais donc ainsi, sur ce quai solitaire, A mon jeune matin si voilé de mystère, A tant de pleurs obscurs en secret dévorés, A tant de biens trompeurs ardemment...
Page 35 - Hélas ! non, il n'est point ici-bas de mortelle Qui se puisse avouer plus heureuse que moi ; Mais à certains moments, et sans savoir pourquoi...
Page 86 - Mais, moi, mon ame en feu s'allumait à l'éclair ; Tout mon sein bouillonnait , et chaque coup dans l'air A mon front trop chargé déchirait un nuage. J'étais dans ce concert un sublime instrument ; Homme, je me sentais plus grand qu'un élément, Et Dieu parlait en moi plus haut que dans l'orage.

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