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produits. — Le prix, d'une valeur de 1,500 francs, a été attribué à M. Paul Bernard, docteur en droit, procureur impérial à ChâteauThierry, auteur du mémoire n° 2.- Accessit à l'auteur du mémoire n°5.

SECTION DE LÉGISLATION, DROIT PUBLIC ET JURISPRUDENCE. – Programme : Rechercher les origines, les variations et les progrès du droit maritime international, et faire connaître les rapports de ce droit avec l'état de civilisation des différents peuples. — Le prix, d'une valeur de 4,500 francs, a été attribué à M. Eugène Cauchy, ancien maitre des requêtes au Conseil d'État, auteur du mémoire n° 1.

SECTION D'ÉCONOMIE POLITIQUE ET DE STATISTIQUE (Prix ordinaire). — Programme: Etudier et faire connaître les causes et les effets de l'émigration développée au xixe siècle chez les nations de l'ancien monde, et de l'immigration chez les nations du nouveau monde. — Le prix, d'une valeur de 1,500 francs, a été attribué à M. Jules Duval, membre et secrétaire du Conseil géréral de la province d'Oran, auteur du mémoire n° 1.

MÊME SECTION (Prix Bordin). — Programme : Rechercher les causes et les effets des crises commerciales survenues en Europe et dans l'Amérique du Nord durant le cours du xixe siècle. — Le prix, d'une valeur de 2,500 francs, a été attribué à M. Clément Juglar, auteur du mémoire n° 2.

SECTION D'HISTOIRE. — Programme : Rechercher quel a été le caractère politique de l'instruction des parlements en France, depuis le règne de Philippe le Bel jusqu'à la révolution de 1789. — Une médaille de 1,000 francs a été accordée à M. Mérilhou, maire de Montignac (Dordogne), auteur du mémoire n° 1.

Le prix Halphen, d'une valeur de 1,500 francs, « destiné à l'ouvrage ou à la personne qui aura le plus contribué à la propagation de l'instruction primaire, » a été accordé à M. Rapet, inspecteur général de l'instruction primaire.

Concours ouverts et prix à décerner. Aux prix dont le programme figure dans l’Annuaire de l'Économie politique et de la statistique pour 1861, l'Académie a joint le suivant pour 1864 :

Section DE PHILOSOPHIE. – La philosophie de saint Augustin, ses sources, ses caractères, ses mérites et ses défauts, son influence et particulièrement sur le xviie siècle.

Dernier terme pour le dépôt des manuscrits : 31 décembre 1863. Au moment de mettre sous presse, nous apprenons avec une douloureuse surprise la mort subite de M. Damiron, frappé d'une attaque d'apoplexie pulmonaire, dans son cabinet, au sortir de la séance de l'Institut du 11 janvier, où il venait de faire une lecture écoutée, comme toujours, avec la plus sympathique attention.

Jules Duval.

BULLETIN FINANCIER.

SOGNAIRE – Coup d'æil rétrospectif sur l'année 1861. - La baisse est générale.

Quelles sont les valeurs qui ont au contraire monté et pourquoi ? – Mois de décembre tout entier à la politique extérieure. - La Banque de France. — Coupons détachés. – Tableau des bourses de Paris, Lyon et Marseille. — Bilan de la Banque de France. – Premiers, plus hauts, plus bas et derniers cours au comptant des principales valeurs cotées à Paris, Lyon et Marseille durant l'année 1861.

L'année 1861 aura été tout particulièrement hostile aux valeurs de bourse; la baisse a été à peu près générale soit sur les titres sur lesquels s'exerce la spéculation à terme, soit sur ceux sur lesquels on n'opère qu'au comptant. Pour établir, sous ce point de vue, le bilan de l'exercice écoulé, nous prendrons les derniers cours, à la fin des deux années 1860 et 1861, des principales valeurs, et de leur comparaison ressortiront les résultats suivants :

Hausse de : sur les valeurs suivantes :

Baisse de : sur les valeurs suivantes :

1 4 1/2 0/0 Belge. 15 > Banque de France.

8 75 Sous-comp. des Entrep. 230 » Crédit foncier.

5 , Caisse Bechet. Dethom. et C. 375 Nord ancien. 20 ) - nouveau. 136 23 Midi.

85 Bességes à Alais. 106 25 Paris-Lyon-Méditerranée. 18 75 Autrichiens. 42 50 Lombards.

3 75 Omnibus de Lyon. 100 > Comp. de nav. mixte. 30 » Forges Terre-Noire.

5) - Creusot. 60 ) Fourchambault. 172 50 - marine et ch. de fer. 55 ) - Méditerranée. 20 > Usines Cail. 10 » Loire, charbonnages.

5 , Montrambert. 103 75 Grand'Combe.

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Hansse te: s s lens suivantes : Basse ie : les valeurs suivantes : B! 5 Caiage. Fires

15 Cred nok. espagnol. 23 5 Rue Imperiale te Lyon. 2. riéns. 16 5 Cnion des an.

0 - Lyon- senere.
52-50 Gruissessie-Beziers.
50 Dauphine.

186 > Lyonmix-Rousse.
1:20 Guilaume-Lixembourg.
62 50 Ouest-suisse.
135 Central-Suisse.

* Sartes.
109 50 Romains.
33 75 Saragosse.
T50 Seville-Jérés.
6 a Yord-Espagne.
U13 5 Barcelone.
135 > Pampelune.
96 Omnibus de Paris.
: 50 - de Leadres.
$75 Petites voitures de Paris.
32 50 Messag. imp. marit.
5 » Comp. gen. transat.

50 Port de Marseille.
15 Silesie (zine'.
50 Châtillon-comm. (forges).
16 25 Rive-de-Gier (eharbonnages).
80 » Carmaur.

2 50 Rivoli comp. immob.). 65 Entrepôts de Paris. 110 Gaz de Lyon. 200 , Gaz de la Guillotière. 22 50 Gaz de Marseille. 35 Lin Maberly. 21 25 Comp. générale des eaux. 30 > Verrerie Loire-Rhône.

On remarquera que, dans ce tableau, les valeurs suivantes : le 5 0/0 angloautrichien, le 3 0/0 espagnol extérieur de 1841, les actions de la Vieille-Moningne (zinc), de la Compagnie maritime de navigation à vapeur Marc-Fraissinet et Comp., les aciéries de Firminy et des houillères de Saint-Étienne sont steentes : cela est da å ce que les cours de fermeture des deux années 1860 et 1861 n'offrent aucunes différences, c'est-à-dire qu'en fin de comple elles sont wavenues,la fin de 1861, aux cours d'où elles étaient parties à la fin de 1860. Ainsi donc, à peu d'exceptions près, la baisse, comme nous le disions en débutant, a été générale. Les fonds belges, les actions de la Banque de France, du Crédit foncier, de quelques chemins de fer et de presque toutes les Sociétés bouillères et métallurgiques ont, au contraire, monté. La neutralité imposée si beureusement à la Belgique par les traités internationaux qui ont garanti son intégralité explique le bonheur qu'elle a de voir ses fonds faire exception à ceux de tous les autres pays, et monter quand les consolidés eux-mêmes sont en baisse. Le Crédit foncier doit l'ascension de ses cours à la forme particulière et peu remarquée jusqu'à ce jour de ses bilans, forme qui ne port en bénéfices que ceux encaissés, laissant les bénéfices acquis, il est vrai, mais dont le paiement nes'opérera qu'avec les annuités des prêts consentis par lui, aux comptes à venir; cette manière de procéder permet d'entrevoir une progression constante et sans retour dans le taux du dividende annuel des actions.

Les recettes avantageuses de quelques chemins (Midi, Bességes, Lyon et autrichiens), en assurant à l'exercice 1864 un revenu plus considérable que pour le précédent, justifient la hausse des actions de ces lignes; nous nous expliquons moins bien la hausse des chemins lombards, le crédit public de l'Italie ayant baissé (voir la baisse des fonds piémontais, napolitains, romains et italiens) et les recettes ne justifiant pas une espérance d'augmentation de produit.

Quant aux établissements houillers et métallurgiques, la reprise de leurs actions est une conséquence de la baisse peu raisonnée qu'elles ont éprouvée en 1860 à la suite du programme économique annoncé par la lettre de l'Empereur du 5 janvier 1860. De l'aveu de quelques maîtres de forges, on a médit de la France quand on a craint qu'elle ne pût soutenir la concurrence pour cette nature d'industrie avec les Anglais ou les Belges.

Si de ces considérations générales nous arrivons au mois de décembre, nous trouvons peu de choses à dire au point de vue financier ; il a été tout entier sous l'impulsion des diverses phases du conflit anglo-américain aujourd'hui heureusement terminé; le nouveau ministre des finances n'a pas, comme de raison, soumis à l'opinion publique préoccupée d'autre part des réformes que son programme fait présumer et après lesquelles on attend pour se fixer sur la portée réelle de ses actes économiques.

Si on considère la situation de la Banqne de France abstractivement et sans se préoccuper de l'époque de l'année où nous sommes, on est amené à en conclure que la situation commerciale est très-prospère; ainsi l'encaisse a bien diminué de 18 millions, la circulation a augmenté de 46 millions ; mais le portefeuille s'est accru du chiffre considérable de 60 millions ; les comptes courants des particuliers, en conséquence de cette augmentation, se sont grossis de 33 millions, ce qui compense la diminution de 35 millions au compte-courant du Trésor. En somme, on serait donc porté à voir dans tous ces résultats une amélioration dans la situation de notre établissement de crédit, si cela n'avait pas lieu à la fin de l'année, époque où les besoins des particuliers les por lenl å se faire escompter leur papier avec plus d'empressement que de coutume ; ce qui porte à faire cette remarque c'est la comparaison des chiffres du portefeuille d'un mois à l'autre, en janvier, février et mars depuis 1849 ; sur les treize années écoulées depuis cette époque, douze ont donné en janvier une augmentation sur décembre, et une augmentation assez notable surtout dans les

neuf dernières années ; dix ontdonné en février une diminution sur janvier et treize une diminution également en mars etfévrier. On voit par ces résultats combien la tendance est marquée, et on peut, sans crainte, en conclure qu'à la fin de décembre le portefeuille éprouve une augmentation résultant non de la prospérité des affaires, mais bien de la liquidation habituelle à cette époque de l'année. Néanmoins le marché monétaire est meilleur; l'argent, de moins en moins recherché, tend visiblement à voir s'abaisser le prix de son intervention; en Angleterre la Banque vient encore (le 9 janvier) de diminuer de 1/2 0/0 le aux de ses services ;actuellemement elle escompte à 2 1/2 0/0 le papier de COmmerCe. Cependant, si la situation commerciale de ce pays éprouve d'une part un soulagement de la solution pacifique de l'incident du Trent, elle a d'autre part un grand obstacle à vaincre dans la crise des cotons; nous ne ferons que citer cette difficulté, ne voulant pas empiéter sur le bulletin financier de l'étranger. Néanmoins pour donner une idée des effets de la guerre civile américaine sur cette industrie, citons les prix du coton (Middling-Orléans), à Liverpool au 31 décembre des sept dernières années : 31 décembre 1855, 5 5/8 deniers ; 1856, 7 5/8; 1857, 6 1j4; 1858, 7; 1859, 6 7/8; 1860, 7 3/8 ; 1861, 12 ; ce dernier prix est le plus haut obtenu depuis la crise; il remet en vigueur le prix maximum de 1825, plus haut cours de ce produit végétal depuis la liquidation de la paix générale (1). On a détaché en décembre un coupon de 75 fr. sur les actions de la Banque de France (premier semestre de 1861);le premier semestre ayant produit72fr., cela fait 147 fr. pour l'année entière, soit près de 15 0j0 du pair de l'action. Nous ne parlons pas du coupon semestriel détaché sur le 30/0 français. On sait que c'est la sixième bourse des mois de juin et décembre que les opérations au comptant ou à terme sur ce fonds, se contractent coupon détaché; le payement se fait le 22 du même mois. Nous donnons ci-après, suivant notre habitude, le tableau des premiers, plus hauts, plus bas et derniers cours au comptant des principales valeurs cotées aux bourses de Paris, Lyon et Marseille durant l'année 1861. .

ALPH. CoURToIs fils.

(1) Depuis que ces lignes sont écrites, il a encore monté et atteint 13 3/4, nous tenons ces renseignements de la maison Stolterfoht sons et C° de Liverpool, qui publie hebdomadairement, sur tout ce qui concerne les cotons, une circulaire remarquable à beaueoup de points de vue; on peut voir d'ailleurs les variations du prix du coton de 1810 à 1850 dans le Dictionnaire universel du commerce et de la navigation, récemment publié par la ibrairie Guillaumin et C°, article CoToN. 1er volume, page 874.

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