Images de page
PDF
ePub

3. Participes présents, précédés ou non de En, ne se rapportant pas au

sujet de la proposition dont ils font partie, a) le participe se rapportant à quelque autre mot de la phrase ou à un

mot dont l'idée est suggérée par le tour de la phrase : Il faut, Toinette, que tu m'aides à exécuter mon dessein, et tu peux

croire qu'en me servant ta récompense est sûre (IX, 430, Mal. im. III,

xn). Que si tu me sers. Ce n'est pas être malheureux que d'occuper votre pensée, soit en dor

mant, soit en veillant (IX, 344, Mal, im. II, 11). Que vous dormiez ou

que vous veilliez,
Asc. Mettez-vous en ma place; et me donnez conseil.
Fros. Ce doit être à vous-même, en prenant votre place,
A me donner conseil... (I, Dep. a. 1165).

Dès lors que je prends votre place : voyez la note à ce vers. Je veux faire] Qu'en expirant pour elle, elle ait regret à moi (II,'D. Gare, 1503).

Que, alors que j'expirerai pour elle, elle ait.... Celui-ci (conte) que l'on vous surprit une nuit, en venant dérober vous

même l'avoine de vos chevaux (VII, 135, Av. III, 1). Alors que vous

veniez.... En passant contre un bâtiment, il lui est tombé sur la tête un marteau

de tailleur de pierre (VIII, 514, Scap. III, XII). Passant ici pour l'aller chercher (mon père), une aventure, par le Ciel

concertée, me fit voir la charmante Élise (VII, 198, Av. V, v). Ainsi, n'ayant au cæur nul dessein pour Clitandre, Que vous importe-t-il qu'on y puisse prétendre ? (IX, F. sav. 99.) A vous

qui n'avez.... Votre fille doit épouser un mari pour elle; et, n'étant point malade, il

n'est pas nécessaire de lui donner un médecin (IX, 299, Mal. im. I, v). Oui, ce dernier miracle éclate dans Agnès; Car, tranchant avec moi par ces termes exprès : « Retirez-vous, »... Cette pierre ou ce grès dont vous vous étonniez Avec un mot de letire est tombée à mes pieds (III, Éc. d. f. 911). Car

au moment même où elle (Agnès) tranchait avec moi.... Comme il la déplioit (la lettre], Léonor a voulu S'en saisir promptement avant qu'il eût rien lu; Et se jetani sur lui, la lettre contestée En deux justes moitiés dans leurs mains est restée (II, D. Garc. 604). ... Je l'ai vue ailleurs, où m'ayant fait connoître Les grands talents qu'elle a pour savoir l'avenir, Je voulois sur un point un peu l'entretenir (1, Ét, 136).

Je l'ai vue ailleurs, et comme là elle m'a fait connaître les grands talents..., je voulais.... Je crois qu'étant tombés dans cet aveuglement, Vous vous consoleriez de leur perte aisément (I, Ér. 1917). Si ces deux

amants étaient tombés.... Mais en te recouvrant que diras-tu de moi, (Si je...?) (I, Ét. 2041.) Au

moment où je te recouvre.... Attendant avec vous ces témoins souhaités, Ayez, je vous prie, agréable De venir... (Vİ, Amph. 1697). Pendant que j'attends avec vous.... Jamais je n'ai connu, discourant entre nous, Qu'il eût au fond du cœur de l'estime pour vous (F., sav, 1151 : note). Quand nous discourions entre nous.

Cf. plus loin le second exemple de b.

[ocr errors][ocr errors]

... Je lui ferai voir, étant en sentinelle,
Que nous avons... accès... (I, Dép. a. 313). Étant avec lui en sentinelle,

si nous nous mettons ensemble en sentinelle.
Le plus parfait objet dont je serois charmé
N'auroit pas mes tributs, n'en étant point aimé (I, Dép. a. 208).
Pourvu que bannissant toutes craintes frivoles,
Deux mots de votre aveu confirment nos paroles (I, Dép. a. 1025).

Pourvu que vous bannissiez et que deux mots....
J'ai voulu l'acheter, l'édit, expressément,
Afin que d'Isabelle il soit lu hautement;
Et ce sera tantôt, n'étant plus occupée,
Le divertissement de notre après-soupée (II, Éc, d. m. 543).
... Ne dépendant que du choix de mon âme,
Tous mes desseins étoient de l'obtenir pour femme (II, Éc. d. m. 575).
Le lendemain, étant sur notre porte,
Une vieille m'aborde (III, Éc. d. f.503). Comme j'étais sur notre porte.
(Je prétends) Que, venant au logis, pour votre compliment
Vous lui fermiez au nez la porte honnêtement (III, Éc. d. f. 633). Que,

s'il vient au logis, vous fermiez....
Songez qu'en ne disant mot, on croira peut-être que vous êtes d'habiles

gens (III, 336, Crit, v). Que si vous ne dites mot. Mais en leur abandonnant tout cela, ils me doivent faire la grâce de me

laisser le reste (III, 429, Impr. v). Si je leur abandonne.....
Moron ne fut pas satisfait de cette chanson...; il en demanda une plus

passionnée, et priant le Satyre de lui dire celle qu'il lui avoit ouï
chanter quelques jours auparavant, il continua ainsi... (IV, 178,

Pr. d'É. Interm. III, 11). Ce dernier il représente le Satyre.
Le Satyre s'en mit en colère; et peu à peu se mettant en posture d'en

venir à des coups de poing, les violons reprirent un air... (IV, 179, ... J'aurois lieu de plainte

[180, ibid..
Si, m'exposant à vous pour me parler sans feinte,
Vous alliez me trahir et me déguiser rien (V, Mis. 302).
Enfin toute la grâce et l'accommodement
Où s'est, avec effort, plié son sentiment,
C'est de dire, croyant adoucir bien son style... (V, Mis. 1157).
Aussi ne trouverois-je aucun sujet de plainte,
Si pour moi votre bouche avoit parlé sans feinte ;
Et, rejetant mes vœux dès le premier abord,
Mon cæur n'auroit eu droit de s'en prendre qu'au sort (ibid. 1303). Si

vous aviez rejeté... Cf. un peu plus loin, division c, vers le milieu,

l'ex. de D. Garc. (v. 1290). ... M'ayant quittée à la pointe du jour, Je ne vois pas qu'à ce soudain retour Ma surprise soit si coupable (VI, Amph. 895). Comme vous m'avez.

quittée.
b) le participe ne se rapportant à aucun des mots de la phrase :

Mais il faut le goûter (ce plaisir) en toute honnêteté,
Et qu'en se mariant le crime en soit ôté (III, Éc. d. f. 610).

Maître, en discourant ensemble,
Ce jargon n'est pas fort nécessaire, me semble (I, Dép. a. 679).
Votre chaleur pour lui tombe en vous séparant (V, Mis. 23). Au moment

où vous vous séparez.
... O Dieu ! la belle proie
A tirer en volant! (I, Ét 216.) A tirer l'oiseau volant, à tirer au vol.
Dieu préserve, en chassant, toute sage personne
D'un porteur de huchet qui mal à propos sonne (III, Fách. 507).

Et cette bouche, en la voyant, inspire des desirs, est la plus attrayante,

la plus amoureuse du monde (VIII, 131, Bourg. g. III, 1x). Je conçois bien mieux ce qu'il est capable de faire en l'opposant [le nom du GRAND CONDÉ) aux forces des ennemis de cet État, qu'en l'opposant à la critique des ennemis d'une comédie (VI, 354, Amph. Ép.).

Et qu’un premier coup d'ạil allume en nous les flammes Où le Ciel, en naissant, a destiné nos âmes (IV, Pr. d'É. 58). (Je voudrois) Que le Ciel, en naissant, ne vous eût donné rien (V, Mis. 1427 : note).

En naissant, à votre naissance. Au vers 1083 il y a du même participe un emploi qui parait aujourd'hui plus régulier :

Le Ciel ne m'a point fait, en me donnant le jour,

Une ame compatible avec l'air de la cour. (Le Ciel) Pour différents emplois nous fabrique en naissant (IX, F. sav. 54).

Le moindre solécisme en parlant vous irrite (IX, F. sav. 559). c) Participes presents absolus :

Cela, seigneur Éraste, en passant vous soit dit (I, Dép. a. 128).
Les puissantes villes forcées en faisant chemin (VI, 600, Gr. Div, roy.).
Parbleu, chemin faisant, je te le veux conter (III, Fách. 486).
La mort ayant ravi ce petit innocent
Quelque dix mois après, Albert étant absent,
La crainte d'un époux et l'amour maternelle
Firent l'événement d'une ruse nouvelle (I, Dép. a. 1591-1594).
Hé quoi! vous voudriez, Valère, injustement
Qu'étant fille, et mon cour vous aimant tendrement,
Je m'allasse engager... (I, Dép. a. 494).
Aussi ne trouverois-je aucun sujet de plainte,
Si pour moi votre bouche avoit parlé sans feinte ;
Et son arrét livrant mon espoir à la mort,
Mon cæur n'auroit eu droit de s'en prendre qu'au sort (II, D. Garc. 1290).

« Et si l'arrêt de votre bouche avait livré.... » Ces quatre vers font partie d'un couplet repris dans le Nis. Là il y a cette variante (v. 1303) au troisieme vers de notre exemple (voy., un peu plus haut, l'av.-dern. ex. de la division a) :

Et, rejetant mes veux dès le premier abord,... ... Ils s'étoient, leur flamme étant nouvelle, Donné de s'épouser une foi mutuelle (II, Éc, d. m. 831). Alors que leur

flamme étoit nouvelle. ... Ce ressort manquant, il faut user d'un autre (I, Ét. 203). ... Advenant que Dieu de ce monde m’ótât... (I, Ét. 1289). S'il advenait Mais cela n'étant pas? (1, Dép. a. 498.)

(que.... L'autre, diable! disant ce que j'ai déclaré, Gare une irruption sur notre friperie! (I, Dép. a. 784.) ... J'avois, lui vivant, le teint d'un chérubin (II, Sgan. 80). Mais lui fallant un pic, je sortis... (III, Fach. 322). Comme il lui fallait

faire pic. (Lorsqu'un carrosse) S'est avec un grand bruit devant nous arrêté, D'ou sautant un jeune homme amplement ajusté, Mon importan et lui courant à l'embrassade Oat surpris les passants de leur brusque incartade (III, Fach. 98). Un béraut, sis trompettes et un timbalier se mélant à tous les instruments,

annonce avec un grand bruit la venue d'Apollon (VII, 467, Am.magn.

VI• Interm.). Cette feinte n'étant que pour vous pluire, j'ai lieu de... (VIII, 556, Escarb, 1).

[ocr errors]

H.- Participe passé passif.
Voy. plus loin à Accord du participe passé.

Participe passé pris substantivement : voy. à SUBSTANTIF. 1° Emploi du participe passé comme attribut.

Allons, signé, signé, signé (V, 350, Am, méd. III, vir: note 5). C'est signé!
C'est bien fait (I, Dép. a. 1707). C'est bien fait à vous.
Gorg. Que font-elles? Mar. De la pommade pour les lèvres. Gorg. C'est
trop pommadé (II, 59, Préc. Ili).

Pommader est ici plaisamment pris au sens de composer des pommades, et cet emploi du participe passé avec trop est à rapprocher de celui qui en est

souvent fait avec assez (c'est assez travaillé, c'est assez disputé, c'est assez bu). C'est assez dit... (I, Dép. a. 740). Il suffit.

Est-ce assez dir? (II, Éc. d. m. 410.) Il est fort enfoncé dans la cour, c'est tout dit (IX, F. sav, 1327 : note). Ma foi, c'est assez travaillé pour un coup. Prenons un peu d'haleine (VI,

54 et 55, Méd. m. I, I, v). C'est très bien raisonné; ce conseil me plait (I, Ét. 357). Je trouve que c'est là raisonné comme il faut (I, Dép. a. 1155). Mais au

v. 1287 du même Dép. a, on trouve l'infinitif : C'est fort bien raisonner. (A quels maux) Te vois-tu condamné... ! (1, Dép. a. 1136.) Cf. INFINITIP (3°). Voilà parlé comme il faut (III, 363, Crit, vi). Bon. Voilà bien parlé, cela.... Voilà parlé comme un oracle (VII, 88,

89, Av. I, v). Cf. Infinitie 4o, b, 2 exemple. Le voilà enfui (VIII, 425, Scap. I, 11). Voilà ma scène faite. Voilà mon rôle joué. Serviteur à la compagnie

(VIII, 594, Escarb. vii). (Mon ardente amour) Verra, comme je crois, la promesse accomplie Qui me donna l'espoir de l'hymen de Célie (II, Sgan. 621).

Je crains de voir par la fourbe éventée Ma famille en opprobre et misère jetée (I, Dép, a. 659). Voy. les v. 1032,

1072, 1144, 1599, 1750; II, Sgan, 154. Je suis ravie de voir vos désordres finis (VI, 565, G. D. II, viii). J'ai sujet d'appréhender de me voir supplanté par un tel rival et que

Madame ne soit circonvenue par la qualité de Vicomte (VIII, 580, Peut-on plus vivement se voir assassiné ? ( Amph, 1011.) (Escarb. v). D'un fort vilain soupçon je me sens l'âme émue (II, Sgan. 149). Il faut qu'en écoutant j'aye eu l'esprit distrait (LX, F. sav. 1003). Voy.

les exemples de ce tour cités à l'ARTICLE Défini et à l’AdjectIF PRIS

COMME ATTRIBUT.

[ocr errors]

Participe passé joint'à un nom et équivalant à un nom abstrait ou à

une proposition relative. Ses attraits refléchis brillent dans vos pareilles (IV, Tart. 937). Un reflet

de sa beauté de la beauté du Ciel] brille.... 1.. Pour quelque mal commis, Hors de votre service il n'a pas été mis? (I, Ét. 1065.) Pour la perpé

tration de quelque méfait....
... Son dépit pour ses fautes commises (I, Ét. 1860).
Sois béni, juste Ciel, de mon sort adouci (I, Ét. 1386). De l'adoucisse-

ment de mon sort.
... Entre mes mains cette fille ravie

[de cette fille.
Me faisant redouter un reproche fàcheux... (1, Ét. 1972). L'enlèvement
Je suis (dans cette maison) pour y pouvoir retenir l'héritage
Que relâchoit ailleurs le jeune Ascagne mort (I, Dép. a. 361). La mort du

jeune Ascagne.
Pour recevoir le prix du tyran immole (II, D. Garc. 1639).
Tantôt je crains de voir par la fourbe éventée

Ma famille en opprobre et misère jetée (I, Dep. a. 659). Par la découS'il arrive une fois que mon sort éclairci

(verte de la fourbe. Mette ailleurs tout le bien dont le sien a grossi... (I, Dép. a. 1147). Son intérêt détruit me laisse à ma naissance (I, Dép. a. 1150). Le ravissement où j'étois de mes fers Les auroit préférés à des sceptres offerts (I, Dép. a. 1304). Je n'accepterois pas une couronne offerte, Pour le plaisir que j'ai de... (VI, Mélic. 556). (Vous pouvez croire) Que je puisse accepter une autre main offerte? (VI, Son secret révélé vous est une matière

Melic. 419.) A donner à vos væux liberté toute entière (II, D. Garc. 43). Oui, je suis Dom Alphonse, et mon sort conservé Et sous le nom du sang de Castille élevé, Est un fameux effet de l'amitié sincère Qui fut entre son prince et le roi notre père (II, D. Garc. 1746, 1747

note). La conservation de mon sort (voy. Sort au Lexique), mon salut

et mon éducation faite sous le nom du.... ... C'est encor depuis sa lettre méprisée Qu'il a dit ce dessein qui m'a scandalisée (II, Éc, d. m. 640). Depuis le

mépris qui a été fait de sa lettre. AMPA. Et quand ? Sos. Après votre paix faite (VI, Amph, 1598). L'autre, voyant cette extravagance, de demander conseil après une

résolution prise, lui conseille... (IV, 72, Mar. f. Livret de 1664, I, 1). ... Que me veulent dire et ces soupirs poussés, Et ces sombres regards que sur moi vous lancez? (V, Mis. 1279.) Je ne comprends point comme après tant d'amour et tant d'impatience

témoignée..., il auroit le cœur de... (V, 82, D. Juan, I, 1). ... J'admire de voir cette lettre ajustée

[de la pierre. Avec le sens des mots et la pierre jetée (III, Éc. d. f. 917). Et avec le jet L'offense... est une sæur séduite et enlevée d'un convent (V, 151, D. Juan,

III, mi). Une formalité négligée porte un notable préjudice à tout le corps des

médecins (V, 324, Am. med. II, nr). Ce billet découvert suffit pour vous confondre, Et contre ce témoin on n'a rien à répondre (V, Mis. 1325). Cf. :

Mais son sort incertain rend le mien misérable (II, D. Garc. 1764). L'incer-
titude de son sort.
(Top pinceau s'explique...,) Malgré toi de ton art il nous fait confidence,
Et dans ses beaux efforts à nos yeux étalés
Les mystères profonds nous en sont révélés (IX, Val-de-Gr. 41).
C'est par là qu'à nos yeux nuls travaux enfantés
De ton noble travail n'atteindront les beautés (IX, Val-de-Gr. 201).
Vous verrez... si leur foi donnée
N'avoit pas joint leurs cæurs depuis plus d'une année (II, Éc.d.m.979). Si

le don de leur foi, la promesse d'être l'un à l'autre.
Tu peux hardiment te flatter
De ces espérances données (VI, Amph. 1923). Que je te donne.
Me tiendrez-vous au moins la parole avancée ? (VI, Mélic. 547.)
Et ses coups contre moi redoublés en tous lieux

[qu'il redouble... Montrent qu'il ne se croit jamais victorieux (F. sav. 1039). Les coups (Souviens-toi)... de ton libraire à l'hopital réduie (IX, F. sav. 1024). Ton libraire que tu as réduit à.... Cf. : Et Dom Lope qu'il chasse est un visible effet

(voi de D. Lope.
Du vif remords qu'il sent de l'éclat qu'il a fait (II, D. Garc. 1114). Le ren-
Et puis-je mais des soins qu'on ne va pas vous rendre ? (V, Mis. 994).
Reprochez-vous, Madame, à nos justes alarmes
Ce péril dont tous deus avons sauvé vos charmes (IV, Pr. d'Él. 265).

« PrécédentContinuer »