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sions qui sont entre nos auteurs et nos anciens maitres (V, 337, Am.

méd. III, 1). 2° Adjectifs possessifs qui sont à relever avec une certaine emphase

sérieuse ou ironique. Assaisonné du sel de nos grâces antiques Et non du fade goût des ornements gothiques (IX, Val-de-Gr. 83). De

ces grâces que nous admirons tant. Vos odes ont un air noble, galant et doux, Qui laisse de bien loin votre Horace après vous (IX, F. sav. 976). Ah! les menuets sont ma danse, et je veux que vous me les voyiez dan

ser (VIII, 69, Bourg g. II, 1). Bon, celui-là vient d'abord au fait, voilà mon homme (IV, 79, Ballet

du Mar. forcé, II, , texte de Philidor donné dans la note 2). Voilà, mes gens, voilà comme il en faut user, Voilà l'exemple enfin qu'il se faut proposer. l'otre homme, à dire vrai, n'est pas de ce modèle (IV, Tart. 403, 405). Que font-ils pour l'Etat vos habiles héros ? (IX, F. sav. 1356.) Angél. Ne devines-tu point de quoi je veux parler? Toin. Je m'en doute

assez : de notre jeune amant, car c'est sur lui, depuis six jours, que roulent tous nos entretiens (IX, 290, Mal. im. I, 1v). (Ce causeur) Dont l'abord importun troubleroit la douceur Que nos amants goûtent ensemble (VI, Amph. 264). De nos courtisans les plus légers d'étude

(287). Elle a (la fresque) pour quelque temps fixé l'inquiétude (IX, Val-de-Gr. Hé! mon Dieu! nos François, si souvent redressés, Ne prendront-ils jamais un air de gens sensés ? (III, Fách. 21.) Voilà de nos François l'ordinaire défaut (III, Éc. d. f. 835). Voilà de mes donneurs de conseils à la mode (V, 306, Am, méd. I, 1). Voilà de mes esprits forts, qui ne veulent rien croire (V, 161, D. Juan, Ah! voilà justement de mes religieuses,

(III, v). Lorsqu'un père combat leurs flammes amoureuses (IV, Tart, 1301). Savez-vous, mes drôles, Que cette chanson Sent pour vos épaules

Les coups de bâton? (VI, 255, Sic. vini.) Pour détromper ma sæur, et lui faire connoitre

(231). Ce

que son philosophe à l'essai pouvoit être (IX, F. sav. 1764; cf. 230,

Que de son Tartuffe elle paroit coiffée! (IV, Tart. 178.) Voilà, voilà le fruit de ces empressements

1478, 561). Qu'on vous voit nuit et jour à lire vos romans (II, Sgan. 27; cf. F. sav. (Cette lâche méthode) Qu'affectent la plupart de vos gens à la mode...

(V, Mis. 42; cf. 414; IX, F. sav. 609). Je ne veux point qu'elle épouse votre Thomas Diafoirus (IX, 305, Mal.

im. I, v; cf. V, Mis. 476). Oh çà! mon frère, puisque voilà votre Monsieur Purgon brouillé avec

(IX, 425, Mal. im. III, XI). Car

pour Monsieur votre vicomte, quoique vicomte de province, c'est toujours un vicomte (VIII, 572, Escarb. 11). Voici votre Madame la comtesse d'Escarbagnas (VIII, 560, Escarb. i). Notre comtesse d'Escarbagnas, avec son perpétuel entêtement de qua

lité... (VIII, 558, Escarb. 1). Mme Jourd. Depuis que vous vous mêlez de hanter la noblesse. M. JOURD.

Cela est plus beau que de hanter votre bourgeoisie. Mme JOURD). Çamon, vraiment ! il y a fort à gagner à fréquenter vos nobles (VIII,

108, Bourg. g. III, 1). Que voulez-vous dire avec votre « Mamamouchi »? (VIII, 194, Bourg. g.

V, 1; cf. VIII, 143; VIII, 593, Escarb. viii.) Laissez là votre révérence (VI, 546, G. D. II, 11).

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vous...

Astrée. Hola! Criquet. La Comt. Laissez là votre Criquet, bouvière, et

appelez laquais (VIII, 565, Escarb, 11). 3• Adjectifs possessifs équivalant à des génitifs objectifs ou subjectifs

(Comparez, au Lexique, De 16° a et b (p. 280 et 281)] : a) Désignant l'objet d'une action indiquée par le nom qu'ils accompagnent. (C'est foiblesse) De faire voir aux gens que leur perte nous blesse (I, Dép. a. 397).

Que la perte que nous faisons d'eux..., que nous sommes blessés de les perdre. Voilà la princesse Ériphile : évitons sa rencontre (VII, 450, Am, magn.

IV, 11). Évitons de la rencontrer. Ce sera tantôt que vous jouirez à votre aise du plaisir de sa vue (VIII,

123, Bourg. g. III, vi). Du plaisir de la voir. Je saurai... laver par la punition la honte de t'avoir fait naître (V, 178,

D. Juan, IV, 1v). En te punissant. (Je)... tiens son alliance à singulier honneur (IX, Fem, s. 402). Une

alliance avec lui. (Lorsque) J'ai vu que mon hymen ajustoit vos affaires (IX, F. sav. 1743). Qu'une union avec moi.

On peut comparer, au vers 1956, l'hymen de Clitandre, de Clitandre a la valeur d'un génitif objectif :

N'est-ce que le motif que nous venons d'entendre

Qui vous fait résister à l'hymen de Clitandre (refuser d'épouser Clitandre)? (La croyance) Que je fuis votre hymen (II, Éc. d. m. 643).

Que je ne veux pas vous épouser. Celie est quelque peu de notre intelligence (I, Ét, 1699). D'intelligence

avec nous. ... Qu'il eût mieux valu pour moi, pour mon estime... (1, Dép. a. 821).

Pour ma réputation, pour l'estime qu'on ferait de moi.
Sans votre respect, je lui aurois appris... (III, 33o, Crit, iv)

Sans le respect que j'ai pour vous.
C'est cet ami savant qui m'a fait tant d'instance
De lui donner l'honneur de votre connoissance (IX, F. sav. 930).
Il est bien juste que tous ceux qui se mêlent d'écrire travaillent ou à ses

louanges (du Roi) ou à son divertissement (IX, 259, I" Prol. du Mal.im.). b. Désignant le sujet d'une action ou d'un état.

Notre achat de Célie (I, Ét. 944).

L'achat que nous voulons faire de Célie.
Je ne me repens pas de mon doux traitement (II, Éc. d. m. 1061).

Du doux traitement dont j'ai usé à votre égard.
Ta persécution sera-t-elle éternelle! (I, Ét. 1676.) Persécuteras-tu tou-
Mais je vois votre tante. Agréez, s'il vous plait,

Ljours ! Que mon cour lui déclare ici notre mystère, Ei gagne sa faveur auprès de votre mère (IX, F. sav. 272). Voyez, à FA

VEUR (p. 477), une remarque à ce vers. Lorsque dans ma disgrace un amant peut descendre (II, D. Garc. 1828).

Lorsqu'un amant est tombé dans un malheur semblable au mien. Il m'a dit que d'ici votre péril vous chasse (V, Mis. 1465). Le péril ou

vous etes. 1* Emploi de l'adjectif possessif dans des façons de parler familières et

dans des locutions. Jar. (se parlant à elle-même) : Ma pauvre Marinette, es-tu bien éveil

lée? (1, Dép. a. 337.)

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33).

Et je suis maintenant ma commère dolente (II, Sgan. 82).
Davis. Mais.... MME PERN. Vous êtes un sot en trois lettres, mon fils....
MARIANE. Je crois.... MME P. Mon Dieu, sa sæur, vous faites la discrette....
... Pour vous, Monsieur son frère,
Je vous estime fort (IV, Tart, 21,
Je vous y prends donc, Madame ma femme (VI, 578, G. D. III, vi).
Il n'y a que des sots et des soties, ma femme, qui se railleront de moi....

Quais, notre servante Nicole, vous avez le caquet bien affilé.... Taisez-
vous, ma servante et ma femme (VIII, 102, 103, Bourg. g. III, 11).

Mon Dieu, notre ami, ne vous tourmentez point (Éc. d. f. 73; cf. 9).
Ah! que ça est bian dit, notte homme! (VI, 88, Méd. m. I. II, iv.)
Taisez-vous, notre ménagère Jaquelaine (VI, 70, Med. m. 1. II, 1: note).
Mon Dieu! notre gendre que vous avez peu de civilité.... Est-il possible,

notre gendre, que vous sachiez si peu votre monde.... Apprenez... que
tout notre gendre que vous soyez, il y grande différence... (VI, 516,

517, G. D. I, iv).
Ma foi! ma belle-mère, c'est que j'ai d'autres choses en tête, et... (ibid.).
Mon gentilhomme, donnez... (VIII, 96, Bourg. g. II, v),
M. Jourd. (au Maitre à danser). Les menuets sont ma danse, et je veux

que vous me les voyiez danser. Allons, mon maitre (VIII, 69, Bourg.

&. II, 1). Mon petit fils.... Mon fils (IX, 306, 309, Mal. im. I, vi). Voy. au Ler.

Mon Brave, Mon Frère, mon COMPÈRE, et compère, sans adj. poss. Cf.:
Les beaux esprits, cousine, aiment la solitude (III, 312, Crit. 1).

Ah! « sollicitude » à mon oreille est rude :
Il put étrangement son ancienneté (IX, F. sav. 553). Voy. SENTIR son

vieux temps, son grand monarque, son homme qui..., sa comédie.
En nous formant Nature a ses caprices (VI, Amph. 727).
L'étude et la visite ont leurs talents à part (IX, Val-de-Gr. 345).
En attendant cette peinture, où je prétends vous le dépeindre [Trisso-

tin] de toutes ses couleurs... (IX, F. sav. avant le v. 1395).
De cette façon donc, un homme, sans avoir du cour, est sûr de tuer son

homme, et de n'être point tué (VIII, 73, Bourg. g. II, 11). Saan. Je sais mon Dom Juan sur le bout du doigt (V, 86, D. Juan, 1, 11). Cf. Savoir son monde, sa cour.

Voy, au Lexique : Faire sa Cour, ses EFFORTS pour..., valoir son Prix, faire ses quatre Repas, TEMPS (en son temps, prendre son temps et prendre temps,

choisir mal son temps).
Un sien fils écolier... (I, Ét, 1320).
Trufaldin maintenant vous reconnoit pour sienne (I, Ét. 200:1).
(Ignès) Qui vous donna pour sienne à nourrir à ma mère (1, Dép. a. 1590).

Qui, vous déclarant sienne, vous donna à nourrir à ma mère.
Qu'elle garde toujours l'ardeur de me voir sien (I, Ét. 258).
MétaphR. N'appréhendez plus l'interruption notre (I, Dép. a. 739).
D'une façon ou d'autre, il faut qu'elle soit votre (I, Dip. a. 181).
Monsieur, je suis tout voire (I, Ét, 132; cf. 557).

B. – Pronoms possessifs.
Nous nous voyons seurs d'infortune,
Et la votre et la mienne ont un si grand rapport... (VIII, Psy. 175).
ÉR. Que sois-je exterminé, si je ne tiens parole!
Luc. Me confonde le Ciel si la mienne est frivole! (I, Dép. a. 1362.)

Voy. plus haut (V, B, 49) des pronoms personnels représentant aussi des mots
employés sans article dans une locution.
Quand il joindroit au sien encor vingt autres bras (I, Dép. a. 1900).
... Un cour comme le notre comme le mien] (I, Ét. 1871). Voy. Ét. 1059.

Donne-moi cela que je le mette avec le mien (VI, 552, G. D. II, iv).

Donne-moi cet argent que tu viens de recevoir. Conservez-moi chez vous cette fille si chère, Comme si de la votre elle tenoit le rang (I, Ét. 810). Vos intérêts seront les miens... (1, Dép. a. 518). ... Ses intérêts n'étoient pas tous les votres (I, Dép, a. 1602). Ah! quelle bassesse est la votre! (V, 175, D. Juan, IV, iv.) ... Quel caquet est le votre! (IV, Tart, 821.) Quelles fantaisies sont les votres, de vous aller mettre en tête que...

(VIII, 166, Bourg; 5. IV, 1). La belle galanterie que la leur! Quoi? débuter d'abord par le mariage!

III, 60, Préc. iv.)
Cn ordre de vuider d'ici, vous et les votres (IV, Tart. 1749).
C'est que, pour appuyer son illustre projet,
Dom Louis fit semer (répandre le bruit), par une feinte utile,
Que, secondé des m'ens, j'avois saisi la ville (II, D. Garc. 1737),
(Une secrète envie) Me presse de revoir les miens et ma patrie (1, Ét. 1992).
Dieu fera pour les siens (I, Dép: a. 973).
Et c'est par un des siens qu'il vient de m'en instruire (II, D. Garc. 1741).
Vous recevez beaucoup de visites : quel bel esprit est des vótres? (II,

79, Préc. 1x).
Tenez-moi des voles, mon cher (III, 416, Impr. iv).
A déboucher la porte il iroit trop du votre ;
Faites qu'aucun n'y puisse pénétrer (III, Rem, au R. 59).
Il y va trop du notre (VI, Amph, 1192).
Je risque plus du mien que tu ne fais du tien (II, Sgan. 608).

VII
PRONOMS ET ADJECTIFS DÉMONSTRATIFS

I. CE, CET, CETTE, CES A. – Ce, cette..., seuls, employés devant un nom accompagné ou non

d'une épithète. 1° D'une manière emphatique.

Voyez le Lexique à Tel pour des exemples où un lel, une telle, n'ont guère plas de sens que ce, celte. Tous ceux sur qui la cour jette des yeux propices Vont pas toujours rendu de ces fameux services (V, Mis. 1058). On n'a que lui qui puisse écrire de ce goût (IX, F. sav. 838). ... Ce ne sont point de ces grands vers pompeux, Mais de petits vers doux, tendres et langoureux (V, Mis. 306). Je n'avois jamais vu ce scrupule jaloux (I, Dép.a. 11.1). Un semblable.... Et je vois votre sort malheureux à ce point, Que, vous sachant dupé, l'on ne vous plaindra point (II, Éc. d. m.

1093). A un tel point, que.... 2° Avec une intention méprisante. Quelle réponse a fait la maitresse à ce Monsieur le courtisan? (VI, 516,

6. D. I, 11; cf. VI, 539; IX, F. sav. 610, 1133, 1431.) Métaphr. Virgile l'a dit.... All. Co at auroit-il

pu

l'avoir dit, ce Virgile? (I, Dép, a. 211.) Qu'est-ce que c'est que cette logique ?... Qui sont-elles, ces trois opéra

tions de l'esprit?... Qu'est-ce qu'elle dit cette morale ?... Qu'est-ce qu'elle chante cette physique? (VIII, 82 et 83, Bourg. g. II, iv.)

: pour

ce

...

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3° Au lieu d'un adjectif possessif.

Ce cour impatient... (I, Dép. a. 1910). Mon cæur impatient.
Ah! je t'arracherai cette langue sans doute (VI, Amph. 1545). Cette

langue-là, ta langue insolente.
Exemples divers.
Otez ce gant, Touchez à Monsieur dans la main (IX, F. sav. 1100).

D'une apoplexie
Le bonhomme surpris a quitté cette vie (I, Ét. 474).
J'appréhende au retour cette triste nouvelle :
« Votre fils a la fièvre... » (I, Dép, a. 664).
Ces jours passés (VIII, 567, Escarb. 11).
Adieu :

соир,

ceci doit vous suffire (IX, F. sav. 319). Qu'un diable en cet instant M'emporte, si j'ai dit rien que de très constant (I, Dep. a. 1095). Cela fait assez voir que l'amour, dans les cæurs, N'est pas toujours produit par un rapport d'humeurs ; Et toutes ces raisons de douces sympathies Dans cet exemple-ci se trouvent démenties (V, Mis, 1177). Mais un ours vint interrompre ce beau divertissement, et le surprit si

fort (Moron par cette vue peu attendue, qu'il donna des sensibles marques de sa peur (IV, 160, Pr, d'é, Interm. II, Argum.).

Dans un noble lustre y produire à nos yeux Cette belle peinture inconnue à nos yeux, (La fresque...) (Val-de-Gr. De groupes contrastés un noble agencement,...

(238). N'ayant nul embarras, nul fracas vicieux Qui rompe ce repos si fort ami des yeux (ibid. 78).

Ces deux swurs si pareilles (ibid. 67). (Vous devriez) M'ôter, pour faire bien, du grenier de céans

Cette longue lunette à faire peur aux gens (IX, F. sav. 566). B. Ce, cette..., employés devant des noms que déterminent soit des

propositions relatives ou conjonctives, soit des propositions infinitives s'y rattachant par de. Voy. les exemples 9 à 11 de la division suivante C, et les exemples de D, go a. Et ce sont de ces choses qui ont besoin qu'on les croie (VI, 582, G. D. ... Chrys. Un autre. Aris. Qui se nomme?

[III, vı).
Chrys. Monsieur Trissotin. Aris. Quoi ? ce Monsieur Trissotin...
Chrys. Oui, qui parle toujours de vers et de latin (IX, F. sav. 650, 651).
Dites-nous, s'il vous plait, cet autre objet qu'il aime (IX, F. sav. 371).
... Les pleurs ne ramèneront pas
Ce cher fils que t'enlève un imprévu trépas (IX, Sonnet à Le l'ayer).
Mousieur, avec mes soins toui ce que j'ai pu faire,
C'est de vous amener ces Messieurs que voici (VI, Amph. 1572).

Cet état me blesse,
Que vous alliez vêtue ainsi qu'une princesse (IV, Tart, 29, 30).

Comparez certains emplois de l'article défini pris dans un sens démonstratif (I, 1, A, 2°, p. 11).

Et me faites tous deux cette grâce de croire, Seigneurs, que, quel que fut le sanglier d'aujourd'hui, J'en ai mis bas sans vous de plus méchants que lui (IV, Pr. d'É. 298, Au moins dois-je ce prix a ce qu'il fait pour moi,

(299). De n'en choisir point d'autre au mépris de sa foi (1, Él, 1881, 1882). Croyez que vous n'aurez jamais cet avantage De me voir revenir.... Si j'avois jamais fait cette bassesse insigne De vous revoir après ce traitement indigne (I, Dép. n. 1326, 1327 et Moi je n'aurai jamais cette foiblesse extrême

1329, 1330).

...

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