Cours d'études historiques, Volume 12

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Firmin Didot fréres, 1846
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Page 179 - D'un autre côté, le consul Térentius Vairon avait fui honteusement jusqu'à Venouse ; cet homme, de la plus basse naissance, n'avait été élevé au consulat que pour mortifier la noblesse. Mais le sénat ne voulut pas jouir de ce malheureux triomphe ; il vit combien il était nécessaire qu'il s'attirât dans cette occasion la confiance du peuple : il alla au-devant de Vairon, et le remercia de ce qu'il n'avait pas désespéré de la république.
Page 673 - Mais, ce qu'il y avait de plus funeste pour sa maison et pour son empire est qu'il laissait des capitaines à qui il avait appris à ne respirer que l'ambition et la guerre.
Page 674 - S'il fût demeuré paisible dans la Macédoine, la grandeur de son empire n'aurait pas tenté ses capitaines, et il eût pu laisser à ses enfants le royaume de ses pères; mais parce qu'il avait été trop puissant, il fut cause de la perte de tous les siens: et voilà le fruit glorieux de tant de conquêtes. Sa mort fut la...
Page 674 - Macédoine, tenu par ses ancêtres depuis tant de siècles, fut envahi de tous côtés comme une succession vacante; et, après avoir été longtemps la proie du plus fort, il passa enfin à une autre famille. Ainsi ce grand conquérant, le plus renommé et le plus illustre qui fut jamais, a été le dernier roi de sa race.
Page 673 - ... appris à ne respirer que l'ambition et la guerre. Il prévit à quels excès ils se porteraient quand il ne serait plus au monde : pour les retenir...
Page 663 - Courir comme un bandit qui n'a ni feu ni lieu ; Et, traînant avec soi les horreurs de la guerre, De sa vaste folie emplir toute la terre : Heureux , si de son temps , pour cent bonnes raisons , La Macédoine eût eu des Petites-Maisons...
Page 663 - Du premier des Césars on vante les exploits ; Mais dans quel tribunal , jugé suivant les lois , Eût-il pu disculper son injuste manie ? Qu'on livre son pareil en France à la Reynie >, Dans trois jours nous verrons le phénix des guerriers Laisser sur l'échafaud sa tête et ses lauriers. C'est d'un roi 3 que l'on tient cette maxime auguste , Que jamais on n'est grand qu'autant que l'on est juste.
Page 669 - Les Romains conquirent tout pour tout détruire : il voulut tout conquérir pour tout conserver; et, quelque pays qu'il parcourût, ses premières idées, ses premiers desseins furent toujours de faire quelque chose qui pût en augmenter la prospérité et la puissance. Il en trouva les premiers moyens dans la grandeur de son génie ; les seconds dans sa frugalité et son économie particulière ; les troisièmes dans son immense prodigalité pour les grandes choses.
Page 43 - Lwortas qu'on -avait nommé chef de la ligue Achéenne , après Aratus et Philopœmen. Plutarque nous apprend que Polybe fut formé aux fonctions publiques par les leçons et les exemples de Philopœmen , et qu'aux funérailles de ce grand homme, il porta l'urne qui renfermait ses cendres. Lorsque la guerre éclata entre les Romains et Persée , roi de Macédoine , il fut d'abord d'avis de garder la neutralité ; il prit néanmoins le commandement d'un corps de cavalerie achéenne envoyé au secours...
Page 283 - ... l'originalité des pensées, ni d'ordinaire par la vivacité des sentiments. Son elocution monotone, peu figurée, peu souple, plus négligée que .simple, moins claire que diffuse, n'annonce point un goût délicat ni un talent flexible. Toutefois il a tant de droiture et de franchise, il aime avec une telle constance la liberté, la vérité et la vertu, qu'on s'accoutume à son langage austère, et qu'on ne sent plus que l'intérêt moral de ses leçons. Quelquefois, animé par des affections...

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