Les Pontchartrain, ministres de Louis XIV: Alliances et réseau d'influence sous l'Ancien Régime

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Presses universitaires de Rennes, 2006 - 597 pages

La dynastie ministérielle des Pontchartrain a battu tous les records de longévité politique sous l’Ancien Régime, du règne de Henri IV à celui de Louis XVI. Et, le temps travaillant pour elle, cette dynastie put, au fil des générations, se doter d’un puissant réseau de parentèle et de clientèle qui lui-même apparaît sans égal. Ainsi voit-on au xviiie siècle, dès la régence de Philippe d’Orléans, puis sous le long règne de Louis XV, s’infiltrer dans les postes ministériels nombre de parents et alliés des Pontchartrain. Et cette poussée se manifestera encore sous Louis XVI grâce à la présence au pouvoir du vieux Maurepas, le dernier des Pontchartrain, mort sans postérité en 1781. Cette réussite collective familiale appelle des explications sur le plan socio-administratif en raison de son ampleur, les cousins éloignés s’y trouvant eux-mêmes englobés. Le propos ici n’étant pas de passer en revue la lignée des Pontchartrain, un par un, au point de s’égarer dans une succession de biographies, les deux ministres Pontchartrain de Louis XIV (le chancelier Louis et son fils Jérôme, un type quasi-parfait du secrétaire d’État « louisquatorzien »), dont le rôle a été trop longtemps négligé, ont été placés en position centrale. Trop souvent, l’usage sévit encore, dans les biographies de ministres de l’Ancien Régime, de se limiter à un bref rappel de leurs origines avant de s’étendre sur leurs « faits et gestes ». C’est oublier que les xviie et xviiie siècles forment l’âge d’or des systèmes de réseaux de parentèle et de clientèle. Le souci primordial de cet ouvrage a donc été d’immerger la biographie des deux ministres dans les profondeurs de leur réseau. Cette omniprésence du réseau a d’ailleurs permis à la parentèle Pontchartrain de s’adapter, par-delà la Révolution, au nouveau régime né du 18 Brumaire pour se retrouver confortablement installée dans la haute société impériale, comme le montre le dernier chapitre de l’ouvrage, consacré à l’extension du réseau au début du xixe siècle.

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