Discours et mémoires. Œuvres académiques. Œuvres littéraires. Portraits politiques. Voyages. Mes pensées. Bibliography (p. [xxxiii]-xxxvi)

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Fréquemment cités

Page x - Quand les sauvages de la Louisiane veulent avoir du fruit, ils coupent l'arbre au pied, et cueillent le fruit. Voilà le gouvernement despotique.
Page 109 - Ceux qui ont dit qu'une fatalité aveugle a produit tous les effets que nous voyons dans le monde, ont dit une grande absurdité; car quelle plus grande absurdité qu'une fatalité aveugle qui aurait produit des êtres intelligents?
Page 165 - Français; ils courent, ils volent : les voitures lentes d'Asie , le pas réglé de nos chameaux, les feraient tomber en syncope. Pour moi, qui ne suis point fait à ce train, et qui vais souvent à pied sans changer d'allure, j'enrage quelquefois comme un chrétien : car encore passe qu'on...
Page 256 - Ainsi, quand il n'y aurait pas de Dieu, nous devrions toujours aimer la justice ; c'est-à-dire faire nos efforts pour ressembler à cet être dont nous avons une si belle idée, et qui, s'il existoit, seroit nécessairement juste. Libres que nous serions du joug de la religion, nous ne devrions pas l'être de celui de l'équité.
Page 182 - Dans quelques-unes de ces maisons, on dit des nouvelles; dans d'autres, on joue aux échecs. Il yen a une' où l'on apprête le café de telle manière qu'il donne de l'esprit à ceux qui en prennent : au moins , de tous ceux qui en sortent, il n'ya personne qui ne croie qu'il en a quatre fois plus que lorsqu'il y est entré. Mais ce qui me choque de ces beaux esprits...
Page 242 - JE me trouvai l'autre jour dans une compagnie où je vis un homme bien content de lui. Dans un quart d'heure, il décida trois questions de morale, quatre problèmes historiques et cinq points de physique. Je n'ai jamais vu un décisionnaire si universel : son esprit ne fut jamais suspendu par le moindre doute.
Page 176 - J'eus sujet de me plaindre de mon tailleur, qui m'avait fait perdre en un instant l'attention et l'estime publique; car j'entrai tout à coup dans un néant affreux. Je demeurais quelquefois une heure dans une compagnie sans qu'on m'eût regardé , et qu'on m'eût mis en occasion d'ouvrir la bouche ; mais, si quelqu'un par hasard apprenait à la compagnie que j'étais Persan , j'entendais aussitôt autour de moi un bourdonnement : Ah ! ah ! monsieur est Persan! C'est une chose bien extraordinaire...
Page 970 - ... au bien commun. Quand j'ai voyagé dans les pays étrangers, je m'y suis attaché comme au mien propre, j'ai pris part à leur fortune , et j'aurois souhaité qu'ils fussent dans un état florissant.
Page 257 - Nous sommes entourés d'hommes plus forts que nous : ils peuvent nous nuire de mille manières différentes; les trois quarts du temps, ils peuvent le faire impunément. Quel repos pour nous de savoir qu'il ya dans le cœur de tous ces hommes un principe intérieur qui combat en notre faveur, et nous met à couvert de leurs entreprises!
Page 176 - ... cent lorgnettes dressées contre ma figure : enfin, jamais homme n'a tant été vu que moi. Je souriais quelquefois d'entendre des gens, qui n'étaient presque jamais sortis de leur chambre, qui disaient entre eux : " II faut avouer qu'il a l'air bien persan.

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